L’Algérie poursuit résolument sa stratégie de diversification économique en misant sur le développement du secteur minier, un axe majeur de croissance appelé à jouer un rôle déterminant dans les années à venir.
Dans cette optique, la secrétaire d’État chargée des Mines, Karima Bakir Tafer, a reçu à Alger la représentante résidente du Groupe de la Banque mondiale en Algérie, Cemile Hacibeyoglu Ceren, pour examiner les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale dans ce domaine stratégique. Cette rencontre, qui s’inscrit dans la continuité des échanges entre les deux parties, a permis d’aborder de manière approfondie les opportunités offertes par le secteur minier algérien, ainsi que les moyens de consolider un partenariat fondé sur l’expertise, l’innovation et l’accompagnement technique. Elle a également constitué une plateforme d’évaluation des projets en cours et des initiatives à venir, dans un contexte marqué par une volonté affirmée de moderniser et de valoriser les ressources naturelles du pays.
Au cœur des discussions figurait la question de l’assistance technique, un levier essentiel pour renforcer les capacités nationales et optimiser l’exploitation des richesses minières. L’échange d’expertises et le transfert de savoir-faire apparaissent comme des éléments clés pour accompagner la transformation du secteur, notamment dans les domaines de l’extraction, de la transformation et de la valorisation des ressources.
À cette occasion, Mme Bakir Tafer a présenté un exposé détaillé des programmes de développement en cours, mettant en lumière les projets structurants qui constituent les piliers de la stratégie nationale. Parmi ces initiatives figurent notamment le projet de la mine de fer de Gara Djebilet, le développement intégré de la filière phosphate, ainsi que l’exploitation des gisements de zinc et de plomb. Autant de projets ambitieux qui visent à renforcer la production nationale et à alimenter les industries de transformation.
La responsable a également insisté sur les réformes engagées pour améliorer le climat d’investissement dans le secteur minier. Le cadre juridique a été revu afin de faciliter l’accès des investisseurs et de garantir des conditions attractives, tout en assurant une gestion durable des ressources. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de créer un environnement propice au développement d’un secteur compétitif et intégré. De son côté, la représentante du Groupe de la Banque mondiale a exprimé un intérêt marqué pour le potentiel du secteur minier algérien. Elle a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner les efforts déployés par les autorités, notamment en matière d’attraction des investissements, de gestion des projets et de renforcement des capacités institutionnelles.
Le soutien de la Banque mondiale pourrait ainsi se traduire par une implication accrue des entreprises étrangères, publiques et privées, ainsi que par un appui technique tout au long de la chaîne de valeur. Cette coopération vise à maximiser les retombées économiques du secteur, en favorisant la création d’emplois, le développement des compétences et l’intégration industrielle. Dans un contexte où la transition économique constitue une priorité nationale, le développement du secteur minier apparaît comme une opportunité majeure pour diversifier les sources de revenus et réduire la dépendance aux hydrocarbures.
La consolidation du partenariat avec des institutions internationales de premier plan s’inscrit pleinement dans cette stratégie.
Ainsi, la rencontre entre les responsables algériens et le Groupe de la Banque mondiale marque une étape importante dans la construction d’un secteur minier moderne, performant et durable. Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait contribuer significativement à la transformation économique du pays et à son positionnement sur la scène internationale.
Par Abed MEGHIT
