Université : Ouverture de la première session de formation sur la justice constitutionnelle à l’Université de Nâama

dknews
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La première session de formation sur la justice constitutionnelle, destinée aux étudiants en doctorat et en master des universités de l’Ouest algérien, a été inaugurée, dimanche à l’Université Salhi-Ahmed de Nâama, avec la participation de cadres de la Cour constitutionnelle et d’enseignants universitaires.
Dans une allocution prononcée à cette occasion et lue en son nom par le membre de la Cour constitutionnelle Ammar Boudiaf, la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui a affirmé que cette première étape d’une série de sessions de formation sur la justice constitutionnelle constitue « une initiative inédite, tant par sa nature que par son contenu » et « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de partenariat entre la Cour constitutionnelle et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ».
Elle a ajouté que « cette rencontre scientifique distinguée constitue une nouvelle pierre dans l’édifice de la coopération entre la Cour constitutionnelle et l’Université algérienne, convaincus que la construction de l’Etat de droit passe nécessairement par la formation d’une génération de chercheurs en droit maîtrisant la Constitution et la jurisprudence constitutionnelle ».
La présidente a également indiqué que le choix de la wilaya de Nâama pour lancer ces sessions, destinées dans leur première phase aux étudiants des universités de l’Ouest, « reflète l’engagement de cette institution à s’ouvrir à toutes les régions du pays, ainsi que l’intérêt particulier accordé au droit et à la doctrine constitutionnelle à l’Université de Nâama ».
Elle a ajouté que « cette rencontre n’est que le début d’un programme national global, qui sera suivi par d’autres étapes importantes dans les wilayas de Batna, Annaba et Alger, afin d’assurer une large participation des étudiants de master et de doctorat dans cette spécialité ».
Mme Aslaoui a estimé que « la justice constitutionnelle en Algérie, à la lumière des réformes profondes initiées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans la Constitution de 2020, n’est pas seulement un ensemble de textes théoriques, mais une réalité pratique garantissant les droits et les libertés, notamment à travers le mécanisme de l’exception d’inconstitutionnalité, qui place le citoyen au cœur du contrôle constitutionnel, un élément central de cette formation ».
Elle a fait savoir aussi que cette session constitue « une occasion de découvrir de près le fonctionnement de la justice constitutionnelle, en rapprochant les approches académiques enseignées à l’université de la pratique judiciaire, et en préparant des compétences universitaires appelées à devenir juges, avocats ou enseignants-chercheurs contribuant à enrichir la pensée juridique nationale et à promouvoir la culture constitutionnelle au sein de l’élite universitaire ».
Elle a conclu en soulignant que « le succès de cette première session à l’Université de Nâama ouvrira la voie à la réussite des prochaines sessions dans l’Est et le Centre du pays, en comptant sur l’interaction et les contributions scientifiques des participants pour enrichir le débat constitutionnel spécialisé ».
De son côté, le directeur chargé de la gestion de l’Université de Nâama, Benamar Bouagada a indiqué que l’organisation de cette session pour les étudiants en doctorat et en master en droit constitutionnel des universités de Nâama, El Bayadh, Tiaret et Chlef reflète la volonté de la Cour constitutionnelle de promouvoir la culture constitutionnelle et la conscience juridique, tout en permettant aux étudiants chercheurs de mieux comprendre les mécanismes du contrôle constitutionnel et le rôle de la justice constitutionnelle.
Il a ajouté que cette session constitue un espace scientifique de recherche favorisant l’échange de connaissances et d’expériences, ainsi qu’une opportunité de bénéficier d’interventions académiques contribuant au développement des compétences juridiques et au renforcement du parcours académique et professionnel des participants.
De son côté, le membre de la Cour constitutionnelle Ammar Abbes a souligné que l’objectif de cette session, axée sur l’approfondissement des concepts de la justice constitutionnelle algérienne et le renforcement de sa présence dans les colloques académiques et les études spécialisées, est de diffuser la culture constitutionnelle, d’ancrer les valeurs de citoyenneté, de justice et de respect de la Constitution.
Le programme de cette session de trois jours (5-7 avril), comprend la présentation et la discussion de plusieurs conférences, notamment « La théorie générale de la Constitution et le système constitutionnel algérien », « Les nouvelles compétences de la Cour constitutionnelle », « Le contrôle constitutionnel, les droits fondamentaux et les libertés publiques », « Les procédures de l’exception d’inconstitutionnalité », « Les méthodes d’interprétation constitutionnelle et leurs applications dans la jurisprudence de la Cour constitutionnelle algérienne » et « Le contentieux électoral ». La session, qui sera clôturée par la lecture du rapport général de ses travaux, est encadrée par plusieurs membres de la Cour constitutionnelle, notamment Aliane Bouziane, Menas Mesbah, Ammar Abbes, Oussoukine Abdelhafid et Naït Kaci Warda, ainsi que des experts en droit et des enseignants universitaires, indiquent les organisateurs.

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