La célébration de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a été marquée par une rencontre d’envergure organisée par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, mettant en lumière les avancées significatives réalisées par l’État dans la prise en charge de ce trouble du neurodéveloppement.
Au-delà de la symbolique de cette date du 2 avril, l’événement a constitué une plateforme d’évaluation, de projection et de mobilisation autour d’un enjeu social et humain majeur.
Représentée par le directeur général de la protection et de la promotion des personnes aux besoins spécifiques, Mourad Benamzal, la ministre Soraya Mouloudji a réaffirmé l’engagement constant des pouvoirs publics en faveur des personnes atteintes d’autisme.
Elle a notamment mis en avant la création du Centre national de l’autisme, qualifiée d’étape stratégique dans la construction d’un système intégré, capable de répondre efficacement aux besoins de cette catégorie de citoyens.
Cette approche globale s’inscrit dans une vision portée au plus haut sommet de l’État, sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à garantir une prise en charge complète, allant du diagnostic précoce jusqu’à l’insertion sociale.
Une telle démarche traduit une évolution notable dans la manière d’aborder les questions liées au handicap, en privilégiant l’inclusion, la dignité et l’égalité des chances.
Dans cette dynamique, le développement de programmes éducatifs adaptés occupe une place centrale.
L’objectif est de proposer des approches pédagogiques unifiées et spécialisées, permettant d’accompagner efficacement les enfants autistes dans leur parcours éducatif.
Ces programmes sont conçus pour répondre aux spécificités de chaque cas, tout en assurant une cohérence nationale dans les méthodes d’enseignement et d’encadrement.
Parallèlement, les autorités ont engagé un effort soutenu pour renforcer le réseau des structures spécialisées.
De nouveaux centres ont été créés à travers le pays, offrant des services de diagnostic, de rééducation et d’accompagnement.
Cette extension progressive vise à réduire les disparités territoriales et à garantir un accès équitable aux services pour toutes les familles concernées.
La formation des ressources humaines constitue également un pilier essentiel de cette stratégie.
La ministre a insisté sur la nécessité de développer des compétences spécialisées au sein du secteur, afin d’améliorer la qualité des services offerts.
Dans cette optique, des sessions de formation ont été organisées, notamment au profit des cellules de proximité relevant de l’Agence de développement social, dans le cadre d’un programme national visant à harmoniser les pratiques et à renforcer l’expertise professionnelle.
Cette mobilisation reflète une volonté claire de bâtir un système performant et inclusif, capable de répondre aux défis posés par l’autisme.
Elle traduit également une prise de conscience collective de l’importance d’accompagner les personnes concernées et leurs familles, en leur offrant des perspectives d’intégration et d’épanouissement.
Ainsi, à travers cette initiative, l’Algérie confirme son engagement en faveur d’une société plus solidaire, où chaque citoyen, quelles que soient ses particularités, trouve sa place et bénéficie d’un accompagnement adapté à ses besoins
Par Abed Meghit
