Le gouvernement de l’Etat d’Equatoria-Central au Soudan du sud a ramené à 37 morts le bilan de l’attaque d’une mine d’or survenue samedi, moitié moins que le nombre de 73 initialement annoncé par le vice-président de ce pays, et a désigné des milices anti-gouvernementales comme en étant les auteurs.
Ce nouveau bilan a été établi par une mission d’enquête envoyée sur les lieux, à environ 70 km de route au sud-ouest de Juba, a indiqué lors d’une conférence de presse le ministre de l’Information de l’Etat d’Equatoria -Central, Nyarsuk Patrick James, qui faisait lui même partie de cette mission.
« Selon des informations confirmées, l’attaque a causé la mort de 37 personnes », dont 25 civils et 12 militaires, a déclaré le ministre.
Parmi les victimes civiles, « quatre sont des femmes dont une était enceinte, ce qui met en lumière la brutalité de cette attaque », a-t-il ajouté.
Vingt personnes ont en outre été blessées, selon le ministre de l’Information qui a attribué l’attaque à « des éléments du SPLM-IO », milices favorables à Riek Machar, vice-président suspendu de ses fonctions et assigné à résidence depuis un an.
Le vice-président sud-soudanais James Wani Igga avait évoqué lundi 73 morts, victimes d' »assaillants non identifiés ».
Cette mine d’or a été attaquée plusieurs fois dans le passé et les activités minières, interrompues pendant quatre ans, n’ont repris qu’en 2025.
Le Soudan du Sud, plus jeune pays du monde né en 2011 de sa partition du Soudan, est le théâtre depuis son indépendance d’une série de conflits meurtriers.
Il connaît une recrudescence des combats entre forces gouvernementales loyales au président Salva Kiir et milices d’opposition fidèles à Riek Machar.
Attaque d’une mine d’or au Soudan du Sud : Le gouvernement local revoit le bilan et annonce 37 morts
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