Initialement programmée à la fin du mois de mars, la Semaine du cinéma féminin se tiendra finalement à partir du 7 avril prochain, à la suite du report annoncé par le Centre algérien du cinéma dans un contexte de recueillement national marqué par la disparition de l’ancien président de la République, Liamine Zeroual.
Ce changement de calendrier n’altère en rien l’ambition artistique de cette manifestation, qui se veut un espace d’expression et de valorisation du regard féminin dans le paysage cinématographique national.
Pensée comme un moment fort de la scène culturelle, cette semaine dédiée au cinéma féminin se déploiera au sein de la Cinémathèque d’Alger, lieu emblématique du 7e art en Algérie.
Elle ambitionne de mettre en lumière la richesse et la diversité des créations portées par des femmes, qu’elles soient réalisatrices, actrices, scénaristes ou chercheuses, dans une dynamique qui conjugue mémoire, transmission et innovation.
Au cœur de la programmation, le public est invité à découvrir une sélection de longs métrages et de documentaires qui interrogent, racontent et subliment les trajectoires féminines à travers le prisme du cinéma.
Ces projections seront accompagnées de rencontres et de débats autour de l’image de la femme à l’écran, ouvrant un espace de réflexion sur les représentations, les enjeux et les mutations qui traversent aujourd’hui l’univers audiovisuel.
Dans une volonté affirmée d’encourager l’émergence de nouveaux talents, des ateliers de formation seront également organisés au profit des jeunes passionnées de cinéma.
Ces espaces d’apprentissage offriront des outils pratiques et théoriques, favorisant ainsi l’éclosion d’une nouvelle génération de créatrices capables de porter des récits singuliers et ancrés dans leur réalité.
L’événement sera aussi l’occasion de rendre hommage à des figures féminines majeures qui ont marqué de leur empreinte l’histoire du cinéma algérien.
Des personnalités telles que Bahia Rachedi, Nadia Labidi, Lydia Larini et Nadia Talbi seront mises à l’honneur pour leurs contributions remarquables, témoignant de la place essentielle des femmes dans la construction du patrimoine cinématographique national. Par ailleurs, un panel de réalisatrices et de chercheuses viendra enrichir cette édition par leur présence et leurs interventions.
Parmi elles, Nedjma Zerari, Fatima Ouzane, Hadjer Sebata, Badra Hafiane et Samira Djilali, dont les parcours et les réflexions viendront nourrir les échanges autour des enjeux contemporains du cinéma au féminin. Au-delà de sa dimension artistique, cette manifestation se présente comme un véritable espace de dialogue et d’inspiration, où l’image devient un vecteur de mémoire et un levier de transformation sociale. Pendant trois jours, le cinéma se fera ainsi l’écho des voix féminines, offrant au public une immersion dans des univers multiples, porteurs de sens et d’émotion. Dans un climat empreint à la fois d’hommage et de renouveau, la Semaine du cinéma féminin s’impose comme un rendez-vous incontournable, révélateur d’une créativité en pleine effervescence et d’une volonté affirmée de construire un avenir cinématographique plus inclusif et résolument tourné vers l’excellence.
Par Abed Meghit
