GRAND PRIX D’ASSIA DJEBAR DU ROMAN 2026 : Ouverture des candidatures pour une huitième édition célébrant la créativité et la diversité littéraire nationale

dknews
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L’ANEP a annoncé l’ouverture officielle des candidatures pour la huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du roman, un rendez-vous incontournable de la scène culturelle algérienne qui continue, année après année, de valoriser la richesse et la pluralité de la production romanesque nationale.

Fixée au 18 avril 2026, la date limite de dépôt des candidatures marque le coup d’envoi d’une nouvelle compétition littéraire placée sous le signe de l’excellence et de l’originalité.
Ce prestigieux prix, devenu une référence dans le paysage culturel, s’adresse aux œuvres romanesques écrites en langues arabe, amazighe et française, publiées par des maisons d’édition algériennes entre le 14 avril 2024 et le 18 avril 2026.
À travers cette triple dimension linguistique, le prix reflète la diversité identitaire et culturelle de l’Algérie, tout en offrant une plateforme d’expression aux écrivains issus de différents horizons.
Les organisateurs insistent sur l’exigence de qualité et d’authenticité des œuvres candidates. Les romans soumis doivent être originaux, ne pas avoir été primés auparavant et se distinguer par une vision littéraire singulière. Cette orientation vise à encourager l’innovation narrative et à révéler de nouvelles voix capables d’enrichir le patrimoine littéraire national.
Dans le cadre des modalités de participation, les maisons d’édition sont invitées à déposer douze exemplaires de chaque œuvre candidate, accompagnés d’une version numérique, au siège de l’ANEP à Alger. Cette procédure rigoureuse traduit la volonté des organisateurs d’assurer une évaluation approfondie et équitable des œuvres en lice.
Le jury de cette édition réunit des figures reconnues du monde littéraire et académique, présidé par le traducteur et poète Hakim Miloud. À ses côtés, plusieurs personnalités de renom, dont Maïssa Bey, contribueront à l’analyse des œuvres, garantissant ainsi un haut niveau d’exigence critique et une sélection basée sur des critères rigoureux. La précédente édition avait consacré des auteurs issus des trois langues nationales, illustrant parfaitement l’esprit du prix. Inam Beyoud s’était distinguée en langue arabe avec son roman « Houaria », tandis que El Hachemi Kerrach avait été récompensé pour son œuvre en langue amazighe « 1954, Tilleli Ousirem ». En langue française, le prix était revenu à Abdelaziz Otmani pour « La lune fragmentée ».
Créé en 2015 en hommage à la grande écrivaine et académicienne Assia Djebar, ce prix incarne une reconnaissance institutionnelle de la littérature comme vecteur de mémoire, de réflexion et d’ouverture. Il s’inscrit dans une démarche de promotion de la création littéraire nationale, avec pour ambition de lui offrir une visibilité accrue tant sur le plan national qu’international. Au-delà de la compétition, le Grand Prix Assia Djebar du roman se veut un espace de valorisation du talent et de stimulation de la production intellectuelle. Il contribue à renforcer le rôle du livre dans la société et à encourager les écrivains à explorer de nouvelles formes d’expression. Cette nouvelle édition s’annonce ainsi comme un moment fort de la vie culturelle algérienne, où créativité, diversité et excellence se conjuguent pour célébrer une littérature en constante évolution.

Par Abed Meghit

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