Ghaza sous le feu : Le bilan humain continue de s’alourdir dramatiquement

dknews
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La tragédie humanitaire qui frappe la bande de Ghaza continue de s’aggraver, alors que les autorités sanitaires palestiniennes ont annoncé un nouveau bilan particulièrement lourd des victimes de l’agression sioniste en cours.

Selon les derniers chiffres communiqués lundi, le nombre total de martyrs s’élève désormais à 72.247 depuis le début de l’offensive, tandis que 171.878 personnes ont été blessées, dont une majorité de femmes et d’enfants.
Ces statistiques dramatiques illustrent l’ampleur de la catastrophe humanitaire qui frappe ce territoire densément peuplé, soumis à des bombardements incessants depuis le 7 octobre 2023.
Malgré les appels répétés de la communauté internationale à la protection des civils, les pertes humaines continuent d’augmenter jour après jour.
Au cours des dernières 24 heures seulement, les hôpitaux de Ghaza ont enregistré l’arrivée des corps de huit martyrs supplémentaires, ainsi que l’admission de 17 blessés.
Les équipes de secours poursuivent leurs efforts dans des conditions extrêmement difficiles, alors que de nombreuses victimes restent encore ensevelies sous les décombres des immeubles détruits.
Les infrastructures médicales du territoire sont soumises à une pression considérable.
De nombreux établissements hospitaliers fonctionnent avec des moyens limités, confrontés à un manque critique de médicaments, d’équipements et de personnel médical.
Dans ce contexte, les organisations humanitaires alertent régulièrement sur la gravité de la situation sanitaire et sur les risques d’une catastrophe encore plus vaste.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, la violence n’a pas totalement cessé.
Selon les autorités palestiniennes, 671 Palestiniens ont été tués depuis cette date, tandis que 1.779 autres ont été blessés.
Les équipes de secours ont également réussi à récupérer les corps de 756 martyrs restés auparavant sous les décombres.
Ces chiffres témoignent de la profondeur du drame humain vécu par la population de Ghaza, confrontée à une crise sans précédent.
Les habitants vivent dans des conditions extrêmement précaires, marquées par la destruction massive des habitations, les pénuries d’eau et d’électricité et la difficulté d’accéder aux services essentiels. La communauté internationale continue de suivre avec inquiétude l’évolution de la situation, tandis que les appels à un cessez-le-feu durable et à l’ouverture de couloirs humanitaires se multiplient.
De nombreuses voix réclament également des enquêtes internationales afin de documenter les violations du droit humanitaire et de garantir la protection des populations civiles.
Dans ce contexte particulièrement tendu, l’espoir d’un retour à la stabilité demeure fragile.
Pour les habitants de Ghaza, chaque journée supplémentaire de conflit représente un nouveau défi pour la survie et la reconstruction d’un territoire profondément meurtri.

Par Abed Meghit

L’UNRWA: les tempêtes de sable aggravent la souffrance des familles palestiniennes dans la bande de Ghaza

L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a affirmé lundi que les tempêtes de sable ayant frappé la bande de Ghaza aggravent la souffrance des familles palestiniennes vivant dans des abris surpeuplés et des tentes, alors que se poursuit l’agression de l’occupation sioniste et ses violations de l’accord de cessez-le-feu.
Dans une publication sur ses comptes officiels sur les réseaux sociaux, l’agence onusienne a indiqué que « les tempêtes de sable qui ont balayé la bande de Ghaza samedi dernier, ont rempli l’air de poussière et considérablement réduit la visibilité », soulignant qu’elles constituent « un défi supplémentaire pour les familles vivant dans des abris surpeuplés, des tentes et des bâtiments détruits ».
L’UNRWA a ajouté que « la poussière qui s’infiltre partout, aggrave le quotidien des enfants et des familles déjà confrontés à de graves difficultés », précisant que « malgré ces conditions, l’agence poursuit ses efforts pour soutenir les communautés en leur fournissant des services essentiels, notamment les soins de santé, l’éducation et l’accès à l’eau potable ».
L’occupation sioniste continue de violer l’accord de cessez-le-feu conclu le 10 octobre dernier. Ces violations ont fait depuis, 671 martyrs et 1.779 blessés.

La diplomatie palestinienne condamne le massacre commis par l’occupant sioniste dans la localité de Tamoun

Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a condamné, dimanche, dans les termes les plus forts, le massacre perpétré par les forces de l’occupation sioniste dans la localité de Tamoun, au sud-est de Tubas, qui a fait quatre martyrs, un citoyen palestinien, son épouse et leurs deux enfants.
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa, le ministère a indiqué que le ciblage d’une famille entière à l’intérieur de son véhicule constitue « un crime d’exécution extrajudiciaire odieux ». Il a également dénoncé le fait que les forces de l’occupation ont empêché les équipes du Croissant-Rouge d’accéder aux blessés pour leur porter secours, affirmant qu’ils ont été « exécutés délibérément et de sang-froid ».
La diplomatie palestinienne a souligné que ce crime, commis avec une telle brutalité, révèle la véritable nature de l’occupation sioniste et de ses politiques fondées sur le meurtre, l’extermination, la destruction et le déplacement forcé, dans un contexte d’impunité systématique.
Elle a ajouté que ces crimes, qui coïncident avec l’escalade des attaques des colons et leur terrorisme organisé en Cisjordanie occupée, ne constituent pas des incidents isolés, mais s’inscrivent dans le cadre d’une agression globale et systématique visant à exterminer le peuple palestinien et à le déplacer de force.
Le ministère a renouvelé son appel à la communauté internationale, aux institutions des Nations unies et aux juridictions internationales compétentes « pour qu’elles agissent immédiatement afin d’ouvrir des enquêtes sur les crimes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, de traduire leurs auteurs en justice et d’assurer une protection internationale urgente au peuple palestinien afin de mettre fin à cette politique d’extermination et de ciblage systématique ».
Il a, enfin, affirmé poursuivre ses efforts en intensifiant ses démarches politiques, juridiques et diplomatiques dans les différentes instances internationales afin de poursuivre les auteurs de ces crimes, garantir qu’ils ne restent pas impunis, protéger la présence palestinienne sur sa terre et préserver ses droits nationaux légitimes, conformément au droit international et aux résolutions de la légalité internationale.

Agression sioniste contre Ghaza: 450 enfants menacés de mort faute d’évacuations médicales urgentes

Le directeur général du secteur de la santé à Ghaza, Mounir Al-Bursh, a mis en garde dimanche contre une crise humanitaire mettant en péril la vie d’enfants dans l’enclave palestinienne, affirmant que 450 enfants ont besoin d’évacuations médicales urgentes pour traiter des maladies graves nécessitant des interventions chirurgicales complexes ou des soins spécialisés indisponibles dans la bande de Ghaza.
Dans une publication sur son compte officiel sur les réseaux sociaux, M.
Al-Bursh a précisé que ces cas ont obtenu les autorisations officielles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du programme de traitement à l’étranger et des autorités concernées de l’autre côté des points de passage.
Toutefois, a-t-il déploré, aucune partie n’a jusqu’à présent annoncé être prête à accueillir ces enfants et à leur fournir les soins nécessaires.
Le responsable a indiqué que les enfants de Ghaza vivent « entre la vie et les frontières fermées », soulignant que chaque jour qui passe aggrave leur état de santé et que chaque heure de retard pourrait signifier la perte d’un autre enfant.
Il a ajouté que « les enfants ne sont pas des chiffres sur des listes d’attente, mais de petits cœurs qui luttent contre la maladie, des mères qui attendent un miracle et des familles qui s’accrochent au dernier espoir ».
M. Al-Bursh a appelé la communauté internationale, les Etats, les hôpitaux et les organisations humanitaires à ouvrir leurs portes aux enfants, soulignant que l’accès aux soins doit être un droit humain et ne saurait être pris en otage par les frontières ou les calculs politiques.
Il a conclu en affirmant que « sauver un seul enfant signifie sauver un monde entier, et laisser 450 enfants attendre la maladie jusqu’à la fin constitue une épreuve morale pour le monde entier.
Les enfants de Ghaza ne demandent pas beaucoup aujourd’hui, seulement une chance de vivre ».

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