Près d’une centaine d’organisations françaises, solidaires avec la Palestine, appellent à des
rassemblements le samedi 28 mars dans plusieurs grandes villes françaises, pour la défense des
droits du peuple palestinien.
Lancée à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) à l’occasion de la Journée de la
Terre, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de la manifestation du 29 novembre 2025, qui
avait réuni des milliers de personnes dans la capitale française.
Même si un rassemblement est prévu à Paris, place de la République, les organisateurs expliquent
que « cette fois, l’objectif n’est pas de concentrer le rassemblement dans la capitale, mais de faire
entendre la voix des Palestiniens dans chaque ville de France ».
Près d’une vingtaine de villes françaises sont concernées par cette manifestation, notamment
Strasbourg, Bordeaux, Dijon, Lille, Toulouse et Lyon.
Les manifestants portent plusieurs revendications fondées sur le droit international.
Ils appellent à un cessez-le-feu définitif et à la fin du génocide en cours à Ghaza et réclament la
reconnaissance du droit du peuple palestinien à l’autodétermination, ainsi que le droit au retour des
réfugiés palestiniens.
Ils exigent également la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid mené par l’entité
sioniste.
122 violations contre des journalistes en février à El-Qods et en Cisjordanie occupées (Comité)
Le Comité des libertés du Syndicat des journalistes palestiniens a enregistré plus de 120 violations, attaques et crimes contre des journalistes et des institutions médiatiques palestiniennes au cours du mois de février 2026, en Cisjordanie et à El-Qods occupées, appelant les ONG des droits humains à intervenir d’urgence afin d’assurer la protection des journalistes palestiniens.
Un rapport publié par le Comité a montré que les forces d’occupation sionistes ont continué à cibler systématiquement les équipes de presse en les empêchant de couvrir l’actualité sur le terrain, en tirant à balles réelles, utilisant des gaz lacrymogènes et des bombes sonores, en plus de procéder à des arrestations et diverses mesures punitives, dans le but d’entraver la transmission de la vérité et de restreindre le travail des médias.
Selon le document, les cas d’entrave à la couverture médiatique et de détention d’équipes de presse figuraient en tête de liste des violations, avec 52 cas, notamment dans des zones d’incursions militaires ou lors d’attaques de colons.
Le Comité a également recensé 17 cas d’expulsion arbitraire de journalistes qui couvraient des événements sur les esplanades et aux alentours de la mosquée Al-Aqsa, dans le cadre d’une politique visant à limiter la couverture médiatique de ce qui se passe à El-Qods et à la mosquée Al-Aqsa.
Le rapport a également recensé huit cas d’utilisation de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes contre des journalistes, ainsi que six cas de tirs directs sur des équipes de presse lors de reportages sur le terrain, constituant une menace directe pour leur vie et leur sécurité.
Concernant les arrestations et les poursuites judiciaires, le Comité pour les libertés a documenté sept cas d’arrestation de journalistes, six cas de comparution devant les tribunaux et six autres de convocation et d’interrogatoire. Le Comité a qualifié ces actions d’instrumentalisation de procédures judiciaires arbitraires pour faire pression sur les journalistes et restreindre leur travail.
Les violations recensées incluent aussi cinq perquisitions aux domiciles de journalistes et de médias, ainsi que cinq blocages de sites d’information en ligne.
Par ailleurs, le rapport documente quatre cas de destruction et de confiscation de matériel journalistique, trois cas d’agressions physiques contre des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, deux cas d’amendes infligées à des journalistes et un cas d’empêchement de voyager pour un journaliste.
Le Comité pour les libertés du Syndicat des journalistes palestiniens a confirmé que ces chiffres témoignent d’une dangereuse escalade des violations commises contre les journalistes palestiniens, soulignant que le ciblage des journalistes constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et des conventions internationales garantissant la liberté de la presse.
Agression sioniste: nouvelle flotille humanitaire en avril pour briser le blocus de Ghaza
Des militants du mouvement de solidarité avec la Palestine, en coordination avec des organisations de la société civile annoncent le lancement en avril d’une nouvelle campagne maritime visant à briser le blocus sioniste sur Ghaza, rapporte le site d’information The New Arab. Cette initiative rassemble la Freedom Flotilla et la « Caravane de la détermination » dans ce que les organisateurs décrivent comme une flotte de 200 bateaux qui prendra la mer le 12 avril depuis les ports méditerranéens d’Espagne, d’Italie et de Tunisie. Environ 200 groupes de la société civile devraient soutenir la campagne, notamment l’Association Mavi Marmara pour la liberté et la solidarité, l’IHH et la Plateforme de soutien à la Palestine.
Selon les organisateurs, des milliers de participants provenant d’environ 150 pays devraient se joindre à l’initiative. Au-delà de l’aide humanitaire, la flottille vise également à acheminer vers Ghaza du personnel médical, des enseignants, des spécialistes en infrastructures, des ingénieurs en environnement, des avocats et des enquêteurs spécialisés dans les crimes de guerre. Plus de 1.000 médecins, infirmières et autres professionnels de la santé devraient y participer. Le convoi prévu en avril représente la plus grande opération maritime coordonnée visant à mettre fin au siège de Ghaza, qui dure depuis 18 ans.
