L’Algérie franchit une nouvelle étape dans l’orientation de sa recherche scientifique vers les priorités économiques nationales.
Depuis la wilaya de Constantine, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a affirmé que le pays enregistre des avancées majeures dans les domaines de l’agriculture, des industries pharmaceutiques et de plusieurs secteurs stratégiques, grâce à une recherche désormais tournée vers l’impact concret et la création de valeur.
Cette orientation constitue un choix stratégique de l’État, qui ambitionne de faire de l’université un acteur central du développement économique.
L’objectif est clair : transformer le savoir académique en projets performants, capables de répondre aux besoins nationaux en matière de sécurité alimentaire, de souveraineté sanitaire et d’innovation industrielle.
Le ministre a souligné les efforts déployés pour valoriser les résultats de la recherche scientifique et renforcer le lien entre l’université et son environnement économique. Le soutien aux projets innovants, le développement de la recherche appliquée et l’accompagnement des étudiants porteurs d’idées constituent les piliers de cette dynamique.
Les filières liées à la biotechnologie et à l’industrie pharmaceutique occupent, à ce titre, une place stratégique.
Selon M. Baddari, l’université algérienne dispose désormais de données nationales et stratégiques lui permettant de jouer un rôle moteur dans l’économie innovante et créative.
Cette évolution s’inscrit en parfaite cohérence avec les nouvelles orientations économiques de l’État, qui confèrent à l’enseignement supérieur une fonction pivot dans la création de valeur ajoutée.
La protection de l’innovation figure également parmi les priorités affichées.
Le ministre a insisté sur l’importance de l’enregistrement des brevets d’invention et sur la mise à disposition de mécanismes permettant aux chercheurs et aux étudiants d’exploiter économiquement leurs travaux. Cette démarche vise à renforcer la position de l’université comme espace de production de richesse et de transformation du savoir en solutions concrètes.
La visite ministérielle à Constantine a été marquée par l’inauguration de plusieurs infrastructures, dont un Centre pédagogique national de braille, le lancement d’un guichet unique dédié aux étudiants porteurs de projets, ainsi que l’ouverture d’une École supérieure de comptabilité et de finance.
Le ministre a également inspecté une station expérimentale de biotechnologie agricole, où des recherches appliquées sont menées pour améliorer la production agricole et le rendement de certaines filières.
À travers ces initiatives, l’université algérienne s’affirme comme un levier stratégique du développement national, capable d’accompagner les mutations économiques et de contribuer activement à la construction d’une économie fondée sur le savoir, l’innovation et la souveraineté.
Par Abed Meghit
