À l’approche du mois sacré de Ramadhan 2026, dont la nuit du doute est fixée au mardi 17 février, les pouvoirs publics ont enclenché une mobilisation anticipée et multisectorielle afin d’assurer le bon déroulement de cette période particulière, tant sur le plan de la consommation que sur celui des contenus médiatiques.
Depuis plusieurs semaines, les différents départements ministériels sont à pied d’œuvre pour répondre aux attentes des citoyens.
Du côté de l’approvisionnement des marchés, la ministre du Commerce intérieur, Amel Abdelatif, multiplie les réunions avec les cadres de son secteur afin de garantir la disponibilité des produits de large consommation et de prévenir toute spéculation.
Cette action est renforcée par l’implication des autorités locales, à l’image du ministre-wali d’Alger, Mohamed Abdennour Rabehi, qui a établi dès le mois de novembre un programme spécial pour la capitale, portant sur l’approvisionnement, l’adaptation du transport public et la permanence nocturne des commerçants.
Sur instruction du président de la République, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé le 13 janvier dernier une réunion interministérielle consacrée aux mesures spécifiques liées au mois de Ramadhan.
Au-delà des produits alimentaires, une attention particulière a été accordée à la disponibilité de la liquidité, notamment au niveau des bureaux d’Algérie Poste et des guichets automatiques, afin de faciliter les transactions des citoyens.
Pour assurer la stabilité des prix, une commission multisectorielle a été mise en place, chargée de suivre l’évolution du marché tout au long du mois sacré.
Cette approche traduit une volonté de préserver le pouvoir d’achat et de garantir un climat de sérénité sociale.
Parallèlement à cette “consommation de l’appareil digestif”, une autre forme de consommation retient l’attention des autorités : celle des contenus audiovisuels.
Consciente des dérives observées lors des précédents Ramadhan, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel a pris les devants en rappelant fermement aux chaînes de radio et de télévision leurs obligations légales.
L’ANIRA a mis en garde contre les contenus contraires aux références religieuses et nationales, aux valeurs sociales, ou portant atteinte aux bonnes mœurs et à la dignité humaine.
Elle a également rappelé les sanctions déjà prononcées par le passé, notamment la suspension de chaînes ayant privilégié l’audimat au respect des victimes lors de faits dramatiques.
La question de la publicité a aussi été encadrée, avec le rappel de la limitation fixée à dix minutes par heure durant le Ramadhan.
L’objectif affiché est clair : tempérer l’appétit démesuré du profit et préserver l’esprit du mois sacré, en protégeant le public contre les excès et les dérives.
Abed MEGHIT
