Le ministère de la Santé a organisé, lundi à Alger, un séminaire national sur la santé en milieu professionnel, visant à renforcer la coordination entre les différents secteurs afin de garantir une politique nationale intégrée pour l’élaboration du Plan national stratégique de la santé en milieu professionnel 2026-2030.
Dans une allocution lue en son nom par le chef de Cabinet, M. Hadj Mati Khalil Reda, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a appelé à l’adoption d’une approche nationale globale, en phase avec les transformations rapides du monde du travail, reposant sur l’intégration et la coordination entre le ministère de la Santé et les autres secteurs concernés, afin d’assurer une politique nationale intégrée et durable, axée sur la prévention.
Rappelant que la santé en milieu professionnel constitue « un pilier fondamental » des politiques publiques, en raison de son impact direct sur la productivité, la qualité de la performance et la stabilité sociale, le ministre a précisé que ce séminaire, qui s’étale sur trois (3) jours, « représente un espace d’échange pour une vision nationale commune, mais aussi pour l’examen et la mise à jour des cadres juridiques et réglementaires, le renforcement des systèmes d’information et de suivi, et la définition de mesures pratiques et réalisables à court et à moyen terme dans le domaine de la santé en milieu professionnel ».
Il a, dans ce cadre, insisté sur la nécessité de renforcer la culture de la prévention, d’investir dans la formation et la sensibilisation, de protéger la santé des travailleurs et d’améliorer les conditions de travail, soulignant que « la santé au travail englobe la prévention des accidents et des maladies chroniques, ainsi que la protection de la santé mentale et physique, et la réduction des risques chimiques, physiques et biologiques ».
A ce propos, M. Ait Messaoudene a mis en avant le rôle pivot de la médecine du travail, notamment dans la prévention des cancers professionnels à travers l’évaluation préalable des risques, le contrôle médical et le dépistage précoce.
Pour sa part, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Algérie, M.
Phanuel Habimana, a indiqué que l’approche adoptée par l’Algérie, visant à développer une méthode globale et multidimensionnelle pour définir les orientations et la vision de sa stratégie nationale de santé et de sécurité en milieu professionnel pour la période 2026-2030, « démontre clairement son engagement en faveur de la préservation de la santé des travailleurs, du renforcement de l’équité et du soutien ferme au développement durable », estimant que cette approche « s’aligne parfaitement avec les engagements internationaux ».
De son côté, le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé au ministère de la Santé, Pr. Djamel Fourar, a précisé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts visant à créer un environnement de travail dynamique et ergonomique, ajoutant qu’elle a connu la participation de plusieurs secteurs et organismes concernés, notamment ceux du travail et de la sécurité sociale, dans l’objectif de revaloriser la médecine du travail et de renforcer le bien-être professionnel en tant que pilier du développement socioéconomique.
Cette rencontre tend aussi « à débattre de plusieurs axes liés à la médecine du travail, notamment l’adaptation des cadres réglementaires, l’amélioration des procédures professionnelles, ainsi que l’intérêt accordé à la nutrition et au suivi périodique », a-t-il expliqué.
Il a également révélé que ce séminaire sera couronné par une série de recommandations pratiques à même d’insuffler un nouvel élan à la médecine du travail et de renforcer la santé professionnelle, avec la présence et la participation d’experts nationaux et internationaux.
A son tour, la représentante du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, la sous-directrice de la prévention des risques professionnels, Mme Lamia Bouteldja, a fait savoir que le dossier de la santé en milieu professionnel, auquel l’Algérie accorde une importance particulière, constitue « une étape essentielle vers l’élaboration d’une stratégie nationale et de programmes nationaux en matière de sécurité et de santé au travail ».
