Le constat est implacable et soulève de nombreuses interrogations.
Depuis son retour de la Coupe d’Afrique des Nations, disputée au Maroc et marquée par l’élimination de l’Algérie en quarts de finale, Hichem Boudaoui n’a pas disputé la moindre minute avec l’OGC Nice.
Quatre matches officiels, toutes compétitions confondues, et autant de feuilles de match sans la moindre apparition du milieu de terrain international algérien.
Une situation qui interpelle, d’autant plus qu’elle semble désormais s’inscrire dans une logique assumée par l’entraîneur niçois, Claude Puel.
Écarté pour la quatrième fois consécutive du groupe, Boudaoui assiste impuissant aux rencontres de son équipe, que ce soit en championnat de France, lors des déplacements à Toulouse et à Nantes, ou en Ligue Europa face à Go Ahead Eagles et Ludogorets Razgrad.
Si la lourde défaite concédée à Toulouse aurait pu plaider en sa faveur, la victoire éclatante obtenue à Nantes, sans lui, a renforcé l’idée d’une mise à l’écart durable, voire d’un déclassement silencieux.
Les déclarations de Claude Puel à l’issue de cette victoire à la Beaujoire sont venues confirmer cette tendance.
L’entraîneur des Aiglons s’est montré particulièrement élogieux envers les joueurs alignés dans l’entrejeu, sans jamais évoquer le nom de l’international algérien, y compris lorsqu’il a été question des absents.
Un silence lourd de sens, qui tranche avec l’importance du statut de Boudaoui au sein du club et de la sélection nationale.
Dans son analyse, Puel a mis en avant la solidité et la cohérence du tandem Abdul Samed – Vanhoutte, justifiant son choix par la nécessité d’établir des bases défensives solides après la défaite de Toulouse.
Il a insisté sur l’engagement, l’écoute et la capacité de réaction de ses jeunes joueurs, soulignant leur progression et leur complémentarité avec une défense rajeunie.
Des propos qui laissent peu de place à l’optimisme pour Boudaoui, relégué au rang de simple variable d’ajustement.
Le message est d’autant plus clair que, lors du dernier déplacement européen en Bulgarie, Claude Puel a préféré terminer la rencontre avec une équipe affichant une moyenne d’âge de 20,6 ans, plutôt que de faire appel à l’expérience de l’enfant de Béchar.
Un choix fort, symbolique, qui illustre la volonté du technicien niçois de miser sur la jeunesse, quitte à sacrifier un international confirmé.
À la veille de la clôture du mercato hivernal, fixée au 2 février, l’avenir de Hichem Boudaoui à Nice apparaît plus incertain que jamais.
À un an et demi de la fin de son contrat, l’hypothèse d’un départ semble désormais inévitable pour un joueur soucieux de préserver sa carrière et sa place en sélection nationale.
Car rester sur le banc, ou hors du groupe, pourrait lui coûter cher à l’approche des prochaines échéances internationales.
Arrivé à Nice en 2019, auréolé d’un sacre continental avec les Verts de Djamel Belmadi, Boudaoui semble vivre les derniers jours d’une idylle entamée sous de meilleurs auspices.
Une page est peut-être en train de se tourner, dans un silence pesant, laissant planer une question centrale : quel avenir pour Hichem Boudaoui, et à quel prix pour sa carrière internationale ?
Abed MEGHIT
