Palestine : Des dizaines de colons sionistes prennent d’assaut l’esplanade d’Al-Aqsa

dknews
7 Min Read

Des dizaines de colons sionistes ont pris d’assaut lundi l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, dans la ville d’El-Qods occupée, sous la protection des forces d’occupation sioniste, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

Les colons, qui se sont introduits dans l’enceinte de la mosquée, ont effectué des rituels talmudiques provocateurs, a précisé Wafa, citant des sources locales.
Des milliers de colons ont pris d’assaut l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa au cours des huit derniers jours, suite aux appels de groupes de colons à intensifier les incursions dans la mosquée sainte et à organiser des marches provocatrices dans la vieille ville d’El-Qods, selon les mêmes sources. Troisième Lieu-Saint de l’Islam, la mosquée Al-Aqsa subit des actes de profanation au quotidien par les colons et soldats sionistes. Ces actes visent à judaïser la ville d’El-Qods, imposer une nouvelle réalité et changer l’identité culturelle de la ville sainte.

Les organisations de défense des droits humains frappées par une « censure numérique »

Les organisations de la société civile palestinienne sont frappées par une campagne visant à effacer leurs archives numériques et à réduire au silence leur travail de documentation, déplore la plateforme américaine d’information « Mondoweiss », affirmant que plus de 700 vidéos provenant d’importants groupes palestiniens de défense des droits humains ont été supprimées.
Selon « Mondoweiss », ces organisations sont victimes d' »une censure numérique généralisée et coordonnée », menaçant des décennies de documentation sur les droits humains qui constituaient l’épine dorsale des requêtes juridiques palestiniennes devant les tribunaux internationaux.
Des années durant, les groupes palestiniens de défense des droits humains ont méticuleusement recueilli des preuves des abus commis par l’occupation sioniste, qu’il s’agisse d’assassinats ciblés, de démolitions de maisons, de tortures ou de violations commises à l’encontre de détenus. Une grande partie de ce travail a été compilée et soumise à la Cour pénale internationale (CPI) dans le cadre d’enquêtes en cours.
Pourtant, ces dernières semaines, YouTube a supprimé plus de 700 vidéos appartenant à trois des plus importantes organisations palestiniennes, à savoir Al-Mezan Center for Human Rights, Al-Haq et le Palestinian Center for Human Rights (PCHR).
Ces vidéos comprenaient des témoignages de survivants, des images d’attaques militaires et des enquêtes médico-légales qui étaient devenues fondamentales pour les rapports mondiaux sur les droits humains.

« Ces suppressions ont été déclenchées par les sanctions américaines imposées en vertu du décret 14203, une mesure introduite sous l’administration Trump pour faire obstruction à l’enquête de la CPI sur les crimes de guerre présumés commis par (l’entité sioniste) », explique la plateforme américaine, soulignant que cette répression numérique ne se produit pas de manière isolée. Pour la plateforme, cette répression « fait suite à des années de tentatives systématiques visant à délégitimer la société civile palestinienne, notamment la désignation de plusieurs organisations de premier plan comme +institutions terroristes+ par (l’entité sioniste) en 2021 et leur interdiction ultérieure en Cisjordanie occupée ».
C’est cette classification qui a ouvert la voie à la campagne intensifiée menée aujourd’hui pour démanteler le travail de documentation palestinien, tant sur le terrain qu’en ligne.
Zeina Hurani, de l’organisation Al Haq a déclaré à « Mondoweiss » que les répercussions vont bien au-delà des suppressions effectuées par YouTube.

« Bon nombre de nos comptes sur les réseaux sociaux ont été supprimés ou restreints, ce qui limite notre capacité à communiquer publiquement sur les crimes et les violations des droits humains commis », relève-t-elle. De plus, tous les comptes bancaires de l’organisation ont été fermés. « Nous ne pouvons plus recevoir de fonds, nous ne pouvons plus payer notre personnel, et nos collègues américains ont été contraints de démissionner par crainte de sanctions pénales et civiles sévères », ajoute-t-elle.
Au-delà du préjudice financier, Mme Hurani note que la suppression de leurs archives numériques représente une tentative d’effacer les traces historiques.
Pour « Mondoweiss », cette suppression s’inscrit dans un contexte plus large de censure numérique massive visant les contenus palestiniens à l’échelle mondiale. Selon un rapport du Centre arabe pour la promotion des médias sociaux, les plateformes ont de plus en plus recours à des systèmes de modération qui suppriment de manière disproportionnée les voix palestiniennes.
Rien qu’en 2024, ce centre a recensé 507 cas de suppression de contenu ou de restriction de compte touchant des Palestiniens. Alors que la documentation palestinienne est effacée, les réseaux numériques pro-sionistes ont pris des mesures agressives pour dominer le discours.
L’indice de racisme et d’incitation à la haine 2024 de ce centre, révèle que plus de 12 millions de publications violentes ou incitant à la haine à l’encontre des Palestiniens ont été détectées cette année sur les plateformes numériques.

Cisjordanie: des colons sionistes agressent des civils palestiniens à El Khalil

Des colons sionistes, sous la protection des forces de l’occupation, ont agressé, lundi, plusieurs citoyens palestiniens dans le hameau de Khirbet al-Qat, relevant de la localité de Beit Ummar, au nord d’El Khalil, au moment où les militaires sionistes ont procédé à l’arrestation de deux personnes, a indiqué l’agence de presse palestinienne Wafa.
Selon l’agence, des colons sionistes venant d’une colonie établie sur des terres palestiniennes au nord d’El Khalil, ont attaqué des habitants à Khirbet al-Qat. L’agression a fait plusieurs blessés. Par ailleurs, les militaires sionistes ont arrêté les deux frères Ammar et Ziyad Jaber al-Badawi, âgés de 40 et 45 ans, alors qu’ils franchissaient un barrage militaire installé près de l’entrée de Nabi Younis, à Halhul. Les deux frères ont été emmenés vers un lieu inconnu, a indiqué la même source.

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *