Dans les allées animées de la 4e édition de la Foire commerciale intra africaine (IATF 2025), le stand de l’industrie pharmaceutique algérienne attire toutes les attentions.
Entre vitrines étincelantes, présentations technologiques et rencontres d’affaires, l’Algérie affiche sa détermination à jouer un rôle majeur dans le développement sanitaire du continent.
C’est dans ce décor vibrant que le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a livré une annonce qui a marqué les esprits : « Des contrats d’investissement estimés à 400 millions de dollars devraient être signés entre 22 opérateurs algériens et leurs homologues étrangers ».
Les visiteurs, venus de toute l’Afrique et d’ailleurs, s’arrêtent pour échanger avec les responsables des laboratoires algériens.
Les discussions portent sur les opportunités de production conjointe, la distribution régionale et les perspectives d’exportation.
Pour beaucoup, l’Algérie représente désormais un partenaire fiable et stratégique. « Nous sommes impressionnés par la qualité des produits présentés », confie un investisseur d’Afrique de l’Ouest.
« L’Algérie a clairement franchi un cap et s’impose comme un leader continental. » Avec 218 usines pharmaceutiques et de dispositifs médicaux, soit plus d’un quart de la capacité de production africaine, l’Algérie possède des atouts considérables.
« Ces infrastructures, combinées à l’expertise scientifique et à la volonté politique, qualifient notre pays à jouer un rôle central dans la souveraineté sanitaire africaine », a expliqué M. Kouidri. Le ministre a rappelé que l’IATF 2025 n’était pas qu’une vitrine commerciale, mais un moment décisif pour renforcer la coopération Sud-Sud.
« Nous devons fédérer nos efforts, investir dans la recherche et l’innovation, et bâtir une industrie pharmaceutique africaine capable de répondre aux besoins de nos populations », a-t-il insisté devant un parterre de journalistes et d’investisseurs. Dans les coulisses, les professionnels du secteur évoquent déjà une autre avancée majeure : l’Algérie devrait obtenir en octobre prochain la certification de niveau de maturité 3 de l’OMS.
Ce label, très attendu, permettra aux médicaments produits localement d’être enregistrés plus facilement à l’étranger et d’accéder à de nouveaux marchés.
« C’est une étape historique », a confié un représentant d’un laboratoire algérien.
« Nos produits vont bientôt franchir les frontières et porter la signature de l’excellence algérienne.
» Au-delà des chiffres et des annonces, ce qui transpire dans les allées de l’IATF 2025, c’est une fierté partagée.
Celle d’un pays qui transforme son potentiel en réalité, et d’un continent qui croit en sa propre capacité à garantir sa souveraineté sanitaire.
« L’Algérie n’est pas seulement venue participer, elle est venue montrer la voie », conclut un observateur africain.
Et les 400 millions de dollars de contrats attendus ne sont qu’un premier jalon dans une aventure plus vaste : celle d’une Afrique qui se soigne par ses propres moyens et qui aspire à s’imposer sur la scène mondiale du médicament.
