Huit policiers ont été tués et huit autres blessés jeudi dans des affrontements entre la police et une guérilla dans le département d’Antioquia (nord-ouest), selon un nouveau bilan des autorités locales. L’attaque avait initialement était attribuée par la police, le ministère de la Défense et le président Gustavo Petro au cartel du Clan del Golfo, mais le ministre de la Défense, Pedro Sanchez a ensuite démenti l’information en indiquant que « des informations récentes » de la police pointent la responsabilité d’un groupe de guérilleros sous l’autorité de alias « Calarca ».
Ce groupe sous le commandement du chef rebelle du même nom est issu d’une scission de la guérilla de l’Etat-major central (EMC), elle-même dissidente des ex-FARC qui ont déposé les armes en 2016. Depuis 2023, l’EMC soutenait de nouveaux rapprochements de paix avec le gouvernement, mais elle s’est divisée en deux lorsque son dirigeant, Ivلn Mordisco, a quitté la table des négociations un an plus tard.
La faction fidèle à Calarca a poursuivi les pourparlers, mais ceux-ci n’ont guère progressé. Un cessez-le-feu entre ce groupe et les autorités a expiré en mai dernier et, depuis, les forces de l’ordre mènent des opérations contre cette structure. Le président de gauche Gustavo Petro, qui tente de mener des accords de paix avec la plupart des groupes armés qui opèrent en Colombie, s’est lui aussi ravisé.
Il avait indiqué que les autorités colombiennes avaient « saisi une tonne et demie de cocaïne du Clan del Golfo, et leur réaction » a été d' »abattre un hélicoptère de la police ». Dans une nouvelle publication, il accuse désormais la faction de l’EMC.
