A partir du 1er janvier 2025, il sera interdit de fumer dans les espaces publics dans la ville italienne de Milan (Nord), une première dans la péninsule.
Selon l' »ordonnance pour la qualité de l’air » adoptée en 2020 par Milan, « à partir du 1er janvier 2025, l’interdiction de fumer est étendue à tous les espaces publics, y compris les rues ».
Les cigarettes électroniques ne sont pas concernées par cette mesure.
En cas de non-respect de cette interdiction, le contrevenant s’expose à une amende allant de 40 à 240 euros.
Dans la capitale lombarde, il était déjà interdit de fumer depuis 2021 dans les espaces verts publics, sauf lorsqu’il était possible de respecter une distance de sécurité de dix mètres, dans les aires de jeux pour enfants, aux arrêts de bus et stations de taxi, ainsi que dans toutes les installations sportives.
Régulièrement affectée de taux de pollution aux particules fines et aux oxydes d’azote supérieurs aux normes, la ville de Milan, cernée par un tissu industriel dense, est particulièrement sensibilisée au combat contre la pollution de l’air.
L’Italie s’est lancée dès 1975 dans le combat anti-tabac avec une interdiction limitée notamment aux transports publics.
En 1995, elle a été étendue aux administrations publiques et en 2005 à tous les lieux publics fermés.
Presque un Italien sur cinq fume, selon des chiffres de l’Institut national de statistique (Istat) datant de 2023, et 93.000 morts par an sont imputés au tabagisme, selon le ministère de la Santé.
A titre de comparaison, près de 30% de Français fument, contre 8% en Suède et 37% en Bulgarie.
Le pourcentage moyen de fumeurs dans l’Union européenne s’élève à 24%.
