La décision de l’occupation sioniste de suspendre les activités de 37 organisations humanitaires dans les territoires palestiniens occupés rend la vie des survivants de la guerre génocidaire « intenable » et constitue une violation flagrante du droit international, ont souligné des experts des Nations unies.
Les experts onusiens ont précisé dans un rapport, que l’interdiction faite par l’entité sioniste aux organisations de secours d’opérer à Ghaza « marque une nouvelle étape dans une politique visant à rendre la vie intenable pour un peuple dévasté par le génocide ».
Ils ont considéré que cette interdiction « n’est pas un acte isolé, mais s’inscrit dans une attaque systématique contre l’action humanitaire dans les territoires palestiniens occupés et constitue une nouvelle étape dans le démantèlement délibéré de la bouée de sauvetage à Ghaza », relevant que « les survivants du génocide à Ghaza font face à l’hiver, à une insécurité alimentaire aiguë, à la malnutrition ainsi qu’à l’absence de soins de santé et d’éducation ».
Les experts ont ajouté que « ce châtiment collectif infligé aux survivants intervient alors que se poursuivent les attaques contre le personnel et les locaux humanitaires et l’entrave aux convois d’aide », rappelant que les forces d’occupation sionistes ont exécuté, depuis octobre 2023, plus de 500 travailleurs humanitaires et au moins 1.500 personnels de santé, en plus d’intimider et de harceler les acteurs humanitaires.
Les experts ont également noté que l’occupation sioniste est entrée dans une phase de « génocide sans témoins », à travers l’assassinat de journalistes, l’entrave à leur accès et leur expulsion forcée, ainsi que la paralysie ou l’expulsion des organisations humanitaires.
A cet égard, ils ont affirmé que l’occupation « ne dispose d’aucun droit légal pour empêcher l’acheminement de l’aide ou imposer des exigences coercitives aux organisations humanitaires », appelant la communauté internationale à « prendre des mesures immédiates afin de garantir l’accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la bande de Ghaza ».
L’occupation sioniste a publié, le 30 décembre dernier, un règlement interdisant à 37 organisations humanitaires d’exercer leurs activités dans les territoires palestiniens occupés, lui conférant également un large pouvoir discrétionnaire pour refuser l’octroi d’un statut légal aux organisations internationales.
A rappeler que les rapporteurs spéciaux et experts indépendants sont nommés par le Conseil des droits de l’homme à Genève, organe international chargé de promouvoir et de protéger les droits de l’homme dans le monde, et sont mandatés pour examiner les situations des droits de l’homme et en rendre compte au Conseil.
Les forces sionistes arrêtent 19 Palestiniens en Cisjordanie
Le nombre de Palestiniens arrêtés par les forces d’occupation sionistes depuis dimanche matin, lors de vastes opérations de perquisition et de fouilles ayant ciblé plusieurs habitations dans différentes régions de la Cisjordanie occupée, s’est élevé à 19 citoyens, a rapporté l’agence de presse palestinienne (Wafa).
Wafa a indiqué que les forces d’occupation ont procédé à l’arrestation d’un journaliste âgé de 44 ans dans l a localité de Deir Abou Daïf, à l’est de Jénine, après avoir pris d’assaut et fouillé son domicile. Il s’agit d’un ancien détenu, arrêté à plusieurs reprises par l’occupation, la dernière en date remontant à 2016.
Dans le même contexte, les forces d’occupation ont arrêté deux citoyens dans la région de Massafer Yatta, au sud d’Al-Khalil, lors d’une incursion visant à assurer la protection de colons ayant mené une tournée provocatrice aux abords des habitations des citoyens.
Par ailleurs, les forces d’occupation ont arrêté quatre Palestiniens dans la vallée du Jourdain nord et à Ramallah, huit autres à Beit Lehm et quatre à Tulkarem.
Plusieurs régions de la Cisjordanie et d’El-Qods occupées sont quotidiennement le théâtre de campagnes de raids et d’incursions menées par les forces d’occupation sionistes dans les villages et les localités palestiniennes, accompagnées d’arrestations, de tirs à balles réelles et en caoutchouc, ainsi que de l’usage de grenades lacrymogènes contre les jeunes Palestiniens.
Cisjordanie occupée: un enfant palestinien blessé par balles de l’occupation sioniste
Un enfant palestinien a été blessé, dimanche, par des tirs des forces d’occupation sionistes lors de leur incursion dans la ville de Qalqilya, en Cisjordanie occupée, a rapporté l’agence de presse palestinienne (Wafa).
Les forces de l’occupation ont fait irruption dans la ville de Qalqilya avec plusieurs véhicules militaires par son entrée orientale principale, se déployant dans la rue du quartier Kafr Saba et la zone d’Al-Qara’an, où elles ont ouvert le feu de manière indiscriminée, blessant un enfant par des éclats.
Les forces d’occupation sionistes ont également tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes en direction des habitations, provoquant des cas d’asphyxie parmi les citoyens.
Dans le même contexte, l’armée d’occupation sioniste a pris d’assaut la localité d’Azzoun, à l’est de Qalqilya, procédant à des perquisitions et à des fouilles de plusieurs maisons, tandis que ses véhicules militaires ont sillonné plusieurs quartiers, notamment la zone d’Al-Safha.
Par ailleurs, différents quartiers de la ville de Tulkarem ont connu un important déploiement des forces d’occupation sionistes, appuyées par des véhicules militaires et des unités d’infanterie.
L’agence Wafa a indiqué que les forces sionistes se sont positionnées aux abords du garage Faraoun, dans le quartier sud, ainsi que dans les rues du centre-ville et d’Al-Haddadine, où elles ont perquisitionné plusieurs commerces, procédé à leur fouille et mené des interrogatoires sur place avec les personnes présentes.
Les forces d’occupation ont également arrêté des véhicules circulant dans la zone, empêché leur passage et retenu plusieurs d’entre eux, ainsi que des citoyens, pour des interrogatoires.
Ce déploiement intervient alors que l’agression sioniste se poursuit contre la ville de Tulkarem, son camp et le camp de Nour Shams pour le 357ème jour consécutif, dans un contexte de siège renforcé, d’interdiction d’accès aux habitants et de vastes opérations de démolition ayant touché plus de 100 habitations.
Les villes, localités et camps de la Cisjordanie et d’El-Qods occupées connaissent quotidiennement des campagnes de raids et d’incursions menées par les forces de l’occupation et les colons, accompagnées d’affrontements, d’arrestations, de tirs à balles réelles et en caoutchouc, ainsi que de l’usage de grenades lacrymogènes contre les citoyens.
