La Croix-Rouge allemande a déclaré que la situation des approvisionnements dans la bande de Ghaza est « catastrophique » et « ne cesse de s’aggraver » pendant l’hiver.
Le chef de la Croix-Rouge allemande, Hermann Grohe, a déclaré vendredi au journal allemand Rheinische Post : « Les mois d’hiver, combinés à la pénurie des approvisionnements, sont particulièrement effroyables pour les enfants, les blessés et les personnes âgées ».
Grohe a évoqué une grave pénurie d’approvisionnements, déclarant : « Il manque toujours de tout: une alimentation suffisante, le matériel médical, les médicaments, l’électricité et l’eau ».
Cet ancien ministre allemand de la Santé a ajouté que les quantités d’aide humanitaire parvenant à la bande de Ghaza restent insuffisantes, car le nombre requis de 600 camions par jour n’est toujours pas atteint .
Selon Médecins Sans Frontières (MSF), l’insuffisance des soins médicaux dans la bande de Ghaza « représente un problème majeur ».
Le directeur exécutif de l’organisation, Christian Katz, a déclaré au journal que « de nombreux Palestiniens meurent de maladies qui auraient pu être soignées ».
L’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu en octobre dernier à Ghaza, après plus de deux ans d’agression sioniste, n’a pas permis une véritable amélioration sur le terrain, et l’entrée de fournitures médicales, de carburant et d’aide humanitaire reste très fortement limitée, notamment après les nouvelles mesures sionistes visant à restreindre l’accès aux aides médicales et humanitaires essentielles à la population de l’enclave.
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.409 martyrs et 171.304 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan annoncé vendredi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Ghaza: l’entité sioniste poursuit ses violations du cessez-le-feu par des bombardements aériens et d’artillerie
L’armée de l’occupation sioniste poursuit ses violations de l’accord de cessez-le-feu, avec de nouveaux bombardements aériens et d’artillerie sur diverses parties de la bande de Ghaza, a rapporté samedi l’agence de presse Wafa.
Selon Wafa, les forces d’occupation stationnées dans les zones orientales de la ville de Ghaza ont ouvert le feu avec leurs mitrailleuses à l’est du quartier d’Al-Tuffah, au moment même où l’hélicoptère d’occupation tirait à l’est de Jabalia, au nord .
Des avions de combat sionistes ont bombardé une maison à l’est de la ville de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Ghaza.
Et les véhicules de l’occupant sioniste ont également repris leurs tirs au nord et à l’ouest de la ville de Rafah, et à l’est de Khan Younès, dans le sud de Ghaza .
L’occupation sioniste continue de violer l’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 11 octobre, alors que le nombre de martyrs palestiniens s’élève à 439 et le nombre total de blessés est de 1.223, depuis cette date.
UNRWA : le déploiement de l’armée sioniste dépasse la ligne jaune à Ghaza
L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa) a affirmé vendredi, que l’armée d’occupation sioniste est déployée sur plus de la moitié de la bande de Ghaza, ayant dépassé la ligne jaune, dont le tracé demeure encore flou, dénonçant la poursuite de ses agressions conte l’enclave palestinienne.
Selon des déclarations de l’agence onusienne relayées par les médias, les raids aériens et les bombardements menés par les forces d’occupation sionistes se poursuivent aux abords de la ligne jaune dans la bande de Ghaza, causant de nombreuses victimes.
L’Unrwa a, en outre, insisté sur le fait que l’accès à l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza, y compris ses propres aides, ainsi que les installations et les infrastructures publiques, demeure restreint, voire interdit.
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.409 martyrs et 171.304 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan annoncé vendredi par les autorités sanitaires palestiniennes.
L’entité sioniste efface silencieusement les camps de réfugiés palestiniens de la Cisjordanie (média)
L’entité sioniste a commencé à mettre en œuvre son plan de résolution de la question des réfugiés palestiniens en démolissant son symbole le plus important : les camp de réfugiés, rapporte la plateforme américaine d’information « Mondoweiss ».
La semaine dernière, l’armée d’occupation sioniste a démoli 25 bâtiments résidentiels dans le camp de réfugiés de Nour Shams, à Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie occupée.
Ces maisons appartenaient à des dizaines de familles déplacées il y a un an, comme le reste des habitants du camp.
Leur déplacement est désormais définitif.
« Le quartier a disparu et notre maison est en train d’être démolie par l’armée » sioniste, a déclaré Motaz Jamil, un jeune résident du camp, à Mondoweiss, alors qu’il regardait sa maison être rasée.
« Nos voisins, nos familles, nos souvenirs tristes et heureux, tout cela est en train d’être effacé », a-t-il ajouté.
Ce n’est pas la première fois que la communauté de Jamil est déplacée.
En tant que réfugiés, ils sont tous originaires des villages qui parsemaient la côte palestinienne en 1948.
« Nous avons été déplacés de Yafa, et aujourd’hui, nous sommes à nouveau déplacés », a précisé Jamil.
Pendant la Nakba, l’entité sioniste a modifié la géographie de plus de 500 villages palestiniens qu’elle a ethniquement nettoyés en 1948, affirme Mondoweiss.
Cela a notamment consisté à démolir des maisons, à planter des forêts sur leurs vestiges et à effacer les traces des personnes qui y vivaient autrefois.
Aujourd’hui, les habitants du camp affirment que l’occupation sioniste fait quelque chose de similaire, en se livrant à un processus de « réaménagement » du camp par le biais d’opérations de démolition à grande échelle.
Les résidents interrogés par Mondoweiss affirment que l’objectif est de « tuer l’idée même du camp de réfugiés » en modifiant ses caractéristiques.
En janvier 2025, l’armée d’occupation a lancé l' »opération Mur de fer », la campagne militaire la plus vaste de ce type visant à éliminer les groupes de résistance dans les villes et les camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie.
Lors de cette opération, les forces d’occupation ont rasé bon nombre des camps, démolissant des blocs résidentiels entiers et creusant de nouvelles voies militaires au cœur des camps.
« La stratégie sioniste visant à +réaménager+ les camps s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large visant à modifier les caractéristiques sociales, démographiques et géographiques de la Cisjordanie, en particulier les communautés marginalisées qui ont servi d’incubateurs à la résistance », explique la plateforme américaine.
Faisal Salameh, chef du Comité populaire des camps de réfugiés de Tulkarm, a indiqué à Mondoweiss que les 25 nouveaux bâtiments démolis par l’armée d’occupation dans le camp de réfugiés de Nour Shams abritaient des dizaines de familles.
« Plus de 100 familles palestiniennes se retrouvent désormais sans abri », a déclaré M.
Salameh, ajoutant que plus de 5.000 familles ont été déplacées des camps de réfugiés de Tulkarem et de Nour Shams depuis le début de l’année 2025, soit plus de 25.000 personnes.
Dans tout le nord de la Cisjordanie, plus de 40.000 Palestiniens ont été déplacés de leurs foyers pendant l’opération « Mur de fer ».
A ce jour, les entrées des deux camps restent bloquées.
Depuis 2025, l’armée sioniste a démoli environ 2.000 logements appartenant à 2.000 familles dans les deux camps de réfugiés de Tulkarem.
Environ 4.000 logements supplémentaires ont subi des dommages partiels dus à des explosions, au vandalisme de l’armée, à des destructions, à des incendies criminels et à des tirs à balles réelles, rendant la plupart d’entre eux impropres à l’habitation, a souligné M.
Salameh.
Salameh a affirmé que les infrastructures des trois camps ont été complètement détruites.
« Il n’y a aucune justification à la démolition de ces maisons par l’occupant, si ce n’est pour détruire la géographie des camps », a-t-il fait remarquer.
Mahmoud Khlouf, analyste politique local, cité par Mondoweiss, affirme que ces démolitions visent à « modifier les caractéristiques du camp de réfugiés palestiniens afin qu’il ne ressemble plus à un camp et devienne une extension des villes adjacentes ».
Cette stratégie est « un prélude à la suppression du droit au retour (des réfugiés palestiniens), puis à l’expansion de la construction de colonies », a-t-il averti.
