Constantine : Décès de l’artiste Ahmed Ouabdia, une des figures marquantes du Maâlouf

dknews
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La scène artistique de Constantine a perdu, jeudi, l’artiste Ahmed Ouabdia, l’une des figures les plus marquantes du Maâlouf décédée à l’âge de 60 ans des suites d’une longue maladie, a-t-on appris auprès du directeur de la culture et des arts, Farid Zaïter.
L’artiste s’est éteint à l’hôpital Militaire Régional Universitaire « Chahid Abdelali Ben Baâtouche », dans la circonscription administrative Ali Mendjeli (Constantine), selon la même source.
Ahmed Ouabdia comptait parmi les voix artistiques qui ont consacré leur carrière à la préservation du patrimoine musical algérien, et plus particulièrement le Maâlouf constantinois.
Il était considéré comme un  » gardien de la mémoire artistique et un ardent défenseur de l’authenticité de cet héritage andalou ancestral, qu’il s’est attaché à transmettre aux nouvelles générations », a indiqué M. Zaïter.

Le défunt se distinguait par une grande sensibilité musicale et un style d’interprétation mesuré reposant sur une maîtrise linguistique et technique des noubas et des qacida, laissant derrière lui une riche bibliothèque sonore témoignant de la finesse de son art, a-t-il ajouté.
Il était connu pour son interprétation du Maâlouf aux dimensions sociale et émotionnelle, et parmi les pièces les plus célèbres qu’il a interprétées figurent « Ya modabber ham el-ferqa », « Ya âacheqine », « Salah Bey », ainsi que la qacida « Tal eddarr aïlya », également connue sous le nom de « Dalma ».
Des enregistrements lui sont également attribués à l’étranger, notamment celui des chansons « Nari ou qarhti » et « Sbabb el-qalb el-hzin », réalisé à Paris en 1984, qui témoignent de la portée de son expérience au-delà de Constantine et de l’Algérie.
Les plateformes vidéo documentent également nombre de ses soirées artistiques au Théâtre régional Mohamed-Tahar Fergani de Constantine et dans d’autres villes telles que Souk Ahras et Annaba, où il interprétait des noubas complètes et des morceaux tels que « Fah ezzhar fah », « El-berk » et la nouba « Raml el-Maya ».
Avec la disparition d’Ahmed Ouabdia, la scène artistique perd l’un de ses grands piliers.
Il a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la chanson algérienne, en particulier le Maâlouf constantinois auquel il est resté fidèle et qui a inspiré un large public en Algérie et à l’étranger.

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