Lors d’une séance marquante du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Chine a réitéré avec fermeté sa position historique sur la question du Golan syrien.
Par la voix de son représentant permanent auprès de l’ONU, Fu Cong, Pékin a appelé l’entité sioniste à « se retirer immédiatement » de ce territoire syrien occupé, rappelant qu’en vertu du droit international, le plateau demeure incontestablement syrien.
Cette intervention, rapportée par l’agence Chine nouvelle, intervient dans un contexte géopolitique particulièrement tendu au Moyen-Orient, où les équilibres sont fragiles et les enjeux multiples.
Pour Pékin, la question du Golan est un point de droit, mais aussi un symbole fort du respect de la souveraineté des États et de la stabilité régionale.
Fu Cong a insisté sur un fait largement reconnu par la communauté internationale : le Golan est classé comme territoire syrien occupé par divers textes, résolutions et avis juridiques internationaux.
Cette position, a-t-il souligné, ne souffre d’aucune ambiguïté.
En appelant à un retrait immédiat, la Chine rappelle que toute occupation militaire prolongée viole les principes fondamentaux du droit international et nourrit les tensions et les risques de conflit.
L’intervention de la Chine s’inscrit également dans sa ligne diplomatique traditionnelle, caractérisée par un soutien constant à la souveraineté nationale et à la non-ingérence dans les affaires internes des États.
Pékin entretient depuis de longues années des relations profondes avec la Syrie, fondées sur un partenariat politique, économique et stratégique.
Fu Cong a d’ailleurs rappelé que la Chine « poursuit une politique d’amitié envers tout le peuple syrien » et qu’elle respecte les choix souverains de Damas, notamment en matière de développement, de gouvernance et de reconstruction.
Le diplomate chinois a également mis en lumière l’engagement de Pékin dans les initiatives de coopération internationale, notamment dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route (Belt and Road Initiative – BRI).
La Chine soutient activement la participation de la Syrie à ce vaste programme de connectivité économique et d’infrastructures, qui vise à renforcer les échanges entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.
Cette ouverture représente, selon Pékin, une opportunité précieuse pour repositionner la Syrie dans les circuits économiques régionaux et mondiaux après des années de conflit dévastateur.
Dans son allocution, Fu Cong a également réaffirmé la volonté de la Chine de contribuer de manière concrète à la reconstruction économique de la Syrie.
Pékin se dit prête à renforcer sa coopération dans des cadres multilatéraux, qu’il s’agisse d’aide humanitaire, de projets d’infrastructures, de soutien technologique ou d’accompagnement institutionnel.
L’objectif est clair : accompagner le peuple syrien vers une stabilisation durable, une relance économique solide et une amélioration tangible des conditions de vie.
Pour les observateurs, cette prise de position chinoise reflète plusieurs dynamiques géopolitiques profondes.
D’une part, elle souligne le rôle croissant de la Chine au sein des instances internationales, où elle s’affirme de plus en plus comme une puissance stabilisatrice, défendant les principes du droit international tout en proposant des solutions de coopération.
D’autre part, elle met en évidence la marginalisation croissante des positions unilatérales qui chercheraient à légitimer l’occupation du Golan en dehors des cadres légaux reconnus.
La déclaration de Pékin intervient également à un moment où la question du Golan reste l’un des points les plus sensibles du dossier syrien.
L’annexion unilatérale proclamée par l’entité sioniste n’a jamais été reconnue par l’ONU, qui considère, dans l’ensemble de ses résolutions, que ce territoire demeure syrien.
Les tensions persistantes dans cette zone stratégique, qui surplombe une partie du territoire syrien et offre des avantages militaires considérables, représentent un risque permanent d’escalade.
En réaffirmant publiquement sa position, la Chine adresse un message clair : le droit international doit primer sur les faits accomplis et les rapports de force.
Pékin rappelle que la sécurité régionale passe par le respect de la souveraineté des États et le règlement pacifique des différends.
Dans un Moyen-Orient en quête d’équilibre, marqué par des conflits prolongés et des rivalités d’influence, la voix de la Chine résonne comme un appel au retour au dialogue, à la légalité internationale et à un ordre mondial fondé sur la coopération plutôt que sur l’affrontement.
Ce rappel solennel au Conseil de sécurité, loin d’être un simple geste diplomatique, confirme la volonté de Pékin d’assumer un rôle majeur dans la défense de la stabilité régionale et dans le soutien au peuple syrien dans sa quête de souveraineté et de reconstruction.
R.I
