Sous les lustres du théâtre régional « Sakina Mekkiou », la ville de Skikda s’est parée de lumière, d’applaudissements et de passion à l’occasion de l’ouverture des 25ème Journées nationales du théâtre, vendredi soir, dans une ambiance où l’art et la mémoire nationale se sont harmonieusement mêlés.
C’est devant un public nombreux, composé d’amateurs du quatrième art, d’artistes et de personnalités culturelles, que le rideau s’est levé sur cette édition symbolique, coïncidant avec la célébration du 71e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954.
Un double événement qui confère à ces journées un souffle à la fois artistique et patriotique.
La soirée d’ouverture a été marquée par la présentation d’une opérette vibrante intitulée « La fête de l’Algérie », œuvre de l’association culturelle El Manar de Skikda. Ce spectacle haut en couleur, mêlant chant, danse et jeu dramatique, a plongé les spectateurs dans un voyage poétique retraçant la fierté nationale et les valeurs de liberté.
L’énergie des comédiens, la richesse des costumes et la musique envoûtante ont donné le ton à une édition placée sous le signe de la créativité et du renouveau.
Dans une déclaration à la presse, Abdelmalek Benkhellaf, président de l’Association du Festival du Théâtre de Skikda, a souligné que ces journées sont devenues « un rendez-vous culturel incontournable et un espace privilégié d’échanges entre les troupes venues de toutes les régions du pays ».
Il a ajouté que cette manifestation, soutenue par les autorités locales, reflète la vitalité du théâtre algérien et son rôle dans la promotion du dialogue culturel et de la réflexion sociale. À partir de ce samedi dernier, le public découvrira sept œuvres théâtrales en compétition pour le prestigieux « Dauphin d’or », récompense emblématique du festival.
Parmi elles figurent « Le pays des aveugles » de l’Association Thiloufa de Bouira, « Un membre du public » de la troupe Hilm El Fan d’Oran, « L’Ours » de l’Association Ibdaâ de Constantine, et « Kouhmani oua moustankaâ El Bakaya » de la coopérative culturelle Nakhla d’Adrar.
La scène de Skikda accueillera également « Dans la région » du Club de la Culture de Bousmaïl (Tipaza), « L’Autre moitié » de l’association Triangle de Guelma, et enfin « Les Braises », présentée par l’association Idée pour les Métiers des Arts de la Scène et de l’Audiovisuel de Bordj El Kifan, qui clôturera cette édition. Le jury, composé de metteurs en scène, de dramaturges et de critiques, évaluera chaque œuvre selon des critères artistiques précis : la mise en scène, la qualité du texte, la scénographie, la musique, ainsi que la performance des acteurs. Le palmarès distinguera le meilleur spectacle, le meilleur acteur et la meilleure actrice de cette édition, dont les représentations se poursuivront jusqu’au 5 novembre.
L’ouverture de ces journées a également donné lieu à une exposition photographique retraçant les activités de l’Association du Festival du Théâtre de Skikda et de l’Association des Arts dramatiques.
À travers cette manifestation, Skikda réaffirme sa place de bastion culturel, où le théâtre devient un miroir de la société, un vecteur de mémoire et un espace d’émotion collective.
Le rideau s’est levé sur un festival où chaque scène promet d’être une ode à la créativité, à la liberté d’expression et à la beauté de l’âme algérienne.
R. C.
