Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a averti que les femmes et les filles au Liban continuaient de subir les conséquences dévastatrices de la violence, des déplacements et des attaques sionistes contre les installations sanitaires, dans un climat de « peur profonde, d’incertitude et d’escalade continue ».
S’exprimant depuis Le Caire devant des journalistes à New York, la représentante du Fonds des Nations unies pour la population au Liban, Anandita Philippos, a déclaré que « les populations à travers le Liban, en particulier les femmes et les filles, sont confrontées à des niveaux effroyables de violence, de déplacements et de pertes de vies humaines ».
Elle a ajouté que les récentes expulsions forcées à Beyrouth et l’intensification des attaques menées par les forces sionistes dans le sud du Liban « ont accru la panique et l’anxiété parmi les civils, obligeant de nombreuses familles à prendre des décisions difficiles en quête de sécurité ».
Le week-end dernier, un centre de soins de santé primaires soutenu par l’UNFPA et un refuge pour femmes et filles du sud du Liban ont été endommagés par des frappes sionistes. Ce centre figure parmi les rares structures ayant continué à fonctionner et à fournir des services vitaux dans la région.
Lors d’une autre attaque sioniste, un hôpital public assurant des services de maternité a également été endommagé. Mme Philippos a souligné que lorsque des maternités et des hôpitaux sont endommagés ou détruits, les femmes enceintes sont privées de soins vitaux.
Selon les estimations du Fonds, on compte environ 13.500 femmes enceintes parmi les personnes déplacées au Liban, et 1.500 femmes devraient accoucher dans les 30 prochains jours.
Et de poursuivre: « Cela signifie qu’à l’heure où nous sommes assis ici aujourd’hui, peut-être 15 femmes ont accouché dans des conditions de déplacement extrêmement difficiles à travers le pays ».
Elle a averti aussi que le Liban est actuellement confronté simultanément à une crise sanitaire et à une crise de protection, avant de poursuivre: « Ce à quoi nous assistons actuellement au Liban est une crise sanitaire et une crise de protection, et il s’agit de plus en plus d’une crise de longue durée ».
Anandita Philippos a rapporté que les attaques sionistes contre les établissements de santé se poursuivent malgré les appels internationaux à protéger le secteur de la santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 190 attaques contre des structures de soins ont été recensées depuis le 2 mars, entraînant la mort de 128 agents de santé et blessant 332 autres personnes.
Face à cette situation, Mme Philippos a lancé un appel à la communauté internationale, déclarant que « les femmes et les filles ne doivent pas être négligées. Elles doivent rester au coeur de notre réponse humanitaire collective ».
Liban : Les attaques sionistes aggravent les souffrances des femmes et des filles (ONU)
Leave a Comment
