UA : ouverture de la 52e session ordinaire du Comité des représentants permanents

dknews
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Les travaux de la séance d’ouverture de la 52e session ordinaire du Comité des représentants permanents de l’Union africaine (UA) ont débuté mercredi au siège de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, avec la participation des représentants des Etats membres et de hauts responsables de l’UA.
La séance inaugurale est marquée par les allocutions du président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que du président du Comité des représentants permanents et ambassadeur du Burundi en Ethiopie, Willy Nyamitwe.
Les participants examineront plusieurs questions liées au renforcement de la coordination entre les institutions de l’Union africaine et les communautés régionales, dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’intégration et le développement du continent.
La réunion du Comité des représentants permanents marque le lancement officiel des préparatifs du 8e Sommet de coordination semestriel entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux, prévu du 24 au 27 juin en Egypte.

La Commission de l’UA souligne l’importance du renforcement de la coordination face aux défis du continent

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youcef, a souligné mercredi à Addis Abeba, la nécessité de renforcer la coordination et d’adopter des réponses plus efficaces pour faire face aux défis auxquels est confronté le continent africain.
S’exprimant à l’ouverture de la 52ème session ordinaire du Comité des représentants permanents de l’Union africaine, il a indiqué que « les crises persistantes, les tensions géopolitiques et les pressions économiques continuent d’influer sur les priorités de développement et de sécurité en Afrique », soulignant ainsi la nécessité de « renforcer la coordination et de mettre en œuvre des réponses collectives plus efficaces ».
Il a affirmé que « le renforcement de la résilience de l’Union africaine ainsi que la garantie d’un financement durable des priorités continentales demeurent deux éléments essentiels pour permettre à l’UA de répondre aux défis croissants et aux aspirations des citoyens africains ».
Dans ce contexte, le président de la Commission africaine a réitéré la disponibilité de l’institution à « soutenir les propositions et orientations émanant des Etats membres », tout en réaffirmant « son engagement à faire avancer les priorités de l’organisation et à accomplir son mandat d’une manière efficace ».
Il a, en conclusion, salué l’implication constante des représentants permanents dans le renforcement des priorités de l’Union africaine et leur a souhaité plein succès dans leurs travaux.
Les travaux de la 52ème session ordinaire du Comité des représentants permanents de l’Union africaine ont débuté plus tôt dans la journée au siège de l’UA à Addis-Abeba (Ethiopie), avec la participation des Etats membres et de hauts responsables de l’organisation continentale.
La réunion du Comité des représentants permanents marque le lancement officiel des préparatifs du 8ème Sommet de coordination semestriel entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux, prévu du 24 au 27 juin en Egypte.

UA: réunion du CPS sur le thème « réfugiés, déplacés internes et aide humanitaire en Afrique »

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a tenu, mardi, une réunion sous la présidence du Nigeria, consacrée à l’examen des derniers développements de la situation humanitaire sur le continent et à l’étude du dossier des « réfugiés, déplacés internes et aide humanitaire en Afrique », en tant que pilier fondamental du système de paix et de sécurité.
Le Conseil a souligné l’importance de renforcer la coordination et l’action collective afin de faire face aux flux croissants de personnes déplacées, induits par les conflits armés, le terrorisme, les crises économiques et les changements climatiques, insistant également sur la nécessité de garantir une protection globale aux civils ainsi qu’aux travailleurs humanitaires, et de faciliter un accès sûr, rapide et sans entrave de l’aide de secours vers les zones sinistrées en Afrique.
Par ailleurs, le CPS s’est félicité des efforts continentaux continus visant à rendre opérationnelle « l’Agence humanitaire africaine (AHA) », mettant en avant le rôle historique et l’élan de solidarité dont font preuve les pays d’accueil des réfugiés, en dépit des défis croissants sur les plans du développement et de la sécurité, tout en appelant à un respect rigoureux des instruments juridiques fondamentaux et des conventions pertinentes de l’UA. Pour sa part, l’Algérie a réaffirmé, par la voix de son ambassadeur et représentant permanent auprès de l’UA, M. Mohamed Khaled, son plein soutien à l’élaboration de solutions durables face à l’exacerbation des crises humanitaires sur le continent, exprimant sa vive préoccupation quant aux chiffres alarmants contenus dans le rapport de la Commission de l’UA sur la situation humanitaire en Afrique pour l’année 2025, lequel fait état de près de 45 millions de personnes déplacées de force sur le continent (dont 10 à 12 millions de réfugiés et demandeurs d’asile, et 32 à 35 millions de déplacés internes).
L’Algérie a également réitéré son appel ferme à la nécessité de dissocier totalement l’action humanitaire des considérations politiques et des marchandages, notamment à la lumière du déficit aigu du financement international, lequel ne couvre que 45 % des besoins humanitaires du continent.
L’Algérie a, par ailleurs, mis en avant ses efforts humanitaires constants ainsi que son engagement de solidarité, remontant à plus d’un demi-siècle, en faveur de l’accueil des réfugiés sahraouis dans les camps de Tindouf, soulignant les mesures qu’elle a prises sur le terrain pour les soutenir dans les domaines de la santé, l’éducation et des différents services publics. Dans ce contexte, l’Algérie a affirmé que la seule solution durable réside dans le traitement des causes profondes des crises et dans la garantie du droit inaliénable des réfugiés au retour volontaire dans leurs pays d’origine, dans la sécurité et la dignité.
Au terme des travaux, le Conseil a appelé à « la mise en place de solutions durables pour soutenir l’action humanitaire en Afrique », tout en renforçant le principe du partage équitable des charges et des responsabilités. Il a également insisté sur le traitement des causes profondes des déplacements et des situations des réfugiés à travers des mécanismes de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix, tout en poursuivant la présentation de rapports périodiques permettant de suivre l’évolution de la situation humanitaire et les tendances des déplacements.
Les Etats membres ont, en outre, proposé un ensemble de recommandations et d’approches stratégiques en la matière, qui devraient figurer dans le communiqué officiel à publier par le Conseil sur cette question vitale, afin d’orienter les futures politiques humanitaires continentales.

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