Unicef : L’explosion des coûts de transport met l’aide aux enfants en péril

dknews
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Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a fait savoir que l’augmentation des coûts de transport et les goulots d’étranglement qui affectent les chaînes d’approvisionnement mondiales en raison de la situation au Moyen-Orient, imposent des défis majeurs aux opérations humanitaires destinées aux enfants.
« Ce qui commence par une perturbation des voies maritimes peut dégénérer en crise humanitaire », a déclaré mardi Jean-Cédric Meeus, responsable mondial des transports et de la logistique à l’Unicef, précisant que cette situation illustre le lien direct entre les tensions géopolitiques et les difficultés logistiques rencontrées sur le terrain.
Les capacités de transport sont fortement affectées. Le fret aérien est limité sur certaines routes du Moyen-Orient, tandis que les ports, notamment en Afrique, subissent une congestion importante. Les détours imposés aux navires allongent, quant à eux, les délais de livraison de deux à quatre semaines, aggravant les retards dans la distribution de l’aide.
Ces perturbations ont un impact financier considérable. Le coût du fret aérien pour les vaccins a augmenté de 50 à 70 %, celui du transport routier des aliments thérapeutiques de 30 %, et le fret maritime des fournitures éducatives de 100 à 150 %. « Chaque dollar supplémentaire que l’Unicef dépense en transport est un dollar de moins consacré aux fournitures pour les enfants », a souligné M. Meeus, mettant en évidence les conséquences directes de ces hausses sur l’aide humanitaire.
Dans ce contexte, l’Unicef fait face à une situation inédite, avec des fonds de transport presque épuisés. Les délais d’acheminement pourraient atteindre jusqu’à quatre à six mois pour certaines fournitures vitales.
M. Meeus a insisté sur les conséquences humaines de ces retards: « Pour un enfant dans une zone de crise, un retard dans la livraison de vaccins ou d’interventions nutritionnelles peut faire la différence entre la vie et la mort ».
Il a ainsi réaffirmé l’engagement de l’organisation: « Nous ne laisserons pas ces difficultés compromettre la vie et le bien-être des enfants ( ) lorsque les chaînes d’approvisionnement sont perturbées, ce sont les enfants qui en paient le prix le plus cher ».

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