L’enseignement à distance confirme année après année sa place stratégique dans le paysage éducatif national.
Dimanche, plus de 700.000 apprenants ont entamé les épreuves de l’examen d’attestation de niveau des cycles moyen et secondaire au titre de l’année scolaire 2025-2026, dans une organisation de grande ampleur mobilisant des milliers d’encadreurs et des moyens logistiques importants à travers l’ensemble du territoire national.
Le lancement officiel de cette session s’est déroulé au CEM Haroun ar-Rachid à Alger sous la supervision du directeur général de l’Office national de l’enseignement et de la formation à distance, Mohamed Bouaziz, accompagné de la directrice de l’éducation d’Alger-Centre, Nadia Bentahar.
À cette occasion, les responsables ont insisté sur les efforts considérables déployés pour garantir le bon déroulement des examens dans des conditions pédagogiques et organisationnelles optimales.
Selon les chiffres communiqués par l’ONEFD, pas moins de 700.100 candidats participent cette année à cet examen national réparti à travers 2.369 centres ouverts dans différentes wilayas du pays.
Parmi eux, 272.900 candidats relèvent du cycle moyen tandis que 427.200 autres sont inscrits dans le cycle secondaire.
Ces statistiques témoignent de l’expansion remarquable de l’enseignement à distance en Algérie.
Initialement conçu comme une alternative destinée à certains publics spécifiques, ce mode d’apprentissage est progressivement devenu un complément essentiel du système éducatif classique.
Il offre aujourd’hui une seconde chance à des milliers de citoyens souhaitant reprendre leurs études, améliorer leur niveau scolaire ou préparer les examens officiels dans des conditions plus flexibles.
L’enseignement à distance attire désormais des profils variés : élèves en rupture scolaire, travailleurs, femmes au foyer, personnes éloignées des établissements traditionnels ou encore candidats souhaitant renforcer leurs chances de réussite au Brevet d’enseignement moyen et au baccalauréat.
Cette diversité illustre la capacité de ce système à répondre à des besoins éducatifs multiples au sein de la société algérienne.
Parmi les chiffres marquants de cette session figure également la participation de 37.503 détenus issus des établissements pénitentiaires.
Cette démarche traduit la volonté des autorités de faire de l’éducation un outil de réinsertion sociale et de lutte contre l’exclusion.
Grâce aux programmes de formation à distance, de nombreux détenus peuvent poursuivre leur parcours scolaire et préparer leur réintégration future dans la société.
Dans son allocution, le directeur général de l’ONEFD a souligné que l’enseignement à distance est désormais considéré comme un véritable levier de démocratisation du savoir.
Il a rappelé les bons résultats enregistrés ces dernières années, qui confirment selon lui l’efficacité croissante des méthodes pédagogiques mises en place par l’Office. Au-delà de l’organisation des examens, l’ONEFD poursuit également une profonde mutation technologique destinée à moderniser les outils d’apprentissage et d’évaluation.
Mohamed Bouaziz a ainsi révélé que l’Office travaille actuellement à l’intégration des technologies de l’intelligence artificielle dans l’analyse des performances des apprenants.
Cette orientation marque une nouvelle étape dans la numérisation du système éducatif national.
L’intelligence artificielle devrait permettre d’identifier plus précisément les difficultés rencontrées par les candidats, de proposer des contenus pédagogiques adaptés et d’améliorer les mécanismes d’accompagnement et d’évaluation.
Les responsables du secteur considèrent cette évolution technologique comme un moyen de renforcer l’efficacité pédagogique et de personnaliser davantage les parcours d’apprentissage.
À terme, ces outils pourraient contribuer à réduire les taux d’échec et à améliorer la qualité globale de l’enseignement à distance.
La montée en puissance de ce modèle éducatif s’inscrit également dans les grandes transformations numériques que connaît l’Algérie.
Face à l’évolution rapide des technologies et aux nouveaux besoins de formation, les autorités cherchent à adapter progressivement le système éducatif aux standards modernes de l’enseignement numérique.
Grâce à ses plateformes électroniques, ses supports pédagogiques et son réseau national de centres d’examen, l’ONEFD joue aujourd’hui un rôle central dans l’élargissement de l’accès à l’éducation et dans la promotion de l’apprentissage tout au long de la vie.
Cette nouvelle session d’examens illustre ainsi une réalité devenue incontournable : l’enseignement à distance n’est plus une solution marginale, mais un pilier complémentaire de l’école algérienne moderne, appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans la formation des générations futures.
Par Abed Meghit
