Epidemie d’Ebola : Le risque en RDC passe d’élevé à « très élevé »

dknews
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L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) représente désormais un risque « très élevé », le niveau d’alerte maximal, contre « élevé » précédemment, a annoncé vendredi le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tandis que les risques au niveau régional restent inchangés.

« L’épidémie d’Ebola en RDC se propage rapidement », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse à Genève.
« Auparavant, l’OMS avait évalué le risque comme étant élevé aux niveaux national et régional, et faible au niveau mondial.
Nous révisons actuellement notre évaluation des risques pour le qualifier de très élevé au niveau national, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial », a-t-il ajouté.
« Très élevé » est « le niveau de risque le plus élevé », a précisé un porte-parole de l’OMS. L’épidémie s’est propagée dans la province du Nord-Kivu et sa voisine du Sud-Kivu. M. Tedros a souligné que l’épidémie est en réalité « bien plus importante ».
Il a ainsi fait état de près de 750 cas suspects et 177 décès suspects en RDC.
« Ces chiffres évoluent à mesure que les efforts de surveillance et les tests de laboratoire s’améliorent, mais la violence et l’insécurité entravent la réponse », a relevé M. Tedros.

Ouganda : trois nouveaux cas du virus Ebola confirmés

Trois nouveaux cas du virus Ebola ont été confirmés samedi en Ouganda, ont affirmé les autorités sanitaires de ce pays voisin de la République démocratique du Congo (RDC), épicentre de l’épidémie.
« Trois nouveaux cas ont été confirmés dans le pays, ce qui porte le nombre total à cinq », selon un communiqué du ministère de la Santé ougandais.
D’après les autorités sanitaires, les malades sont « un chauffeur ougandais qui transportait le premier cas confirmé dans le pays », ainsi qu’une « professionnelle de santé qui a été contaminée lors de soins » prodigués sur cette même personne.
Ces deux personnes sont actuellement sous traitement. Le dernier cas est une Congolaise arrivée en Ouganda par avion.
« Tous les contacts liés aux cas confirmés ont été identifiés et font l’objet d’un suivi et d’une surveillance », a assuré le ministère de la Santé. L’Ouganda, qui a suspendu jeudi tous les transports publics à destination de la RDC, avait confirmé le 15 mai la présence d’Ebola sur son territoire après la découverte de deux cas, dont un est décédé.
L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale pour faire face à l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC.
Il y a près de 750 cas suspects et 177 décès suspects en RDC, pays d’environ 100 millions d’habitants où l’épidémie « se propage rapidement », a alerté vendredi le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.
En l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus responsable de la flambée actuelle, les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas d’infection.

MSF achemine une importante cargaison de matériel médical vers l’Ituri

Une importante cargaison de matériel médical et logistique de l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) est en route vers la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, épicentre de la récente épidémie d’Ebola qui continue de faire des victimes, rapportent des médias.
Selon MSF, huit tonnes d’équipements doivent arriver vendredi à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, afin de renforcer les capacités de prise en charge des malades et d’appuyer les équipes déployées sur le terrain.
La cargaison comprend notamment des médicaments, des équipements de protection individuelle ainsi que du matériel destiné à l’installation et à l’extension des infrastructures sanitaires adaptées à la lutte contre Ebola.
« L’enjeu est d’arriver le plus rapidement possible sur site avec du personnel et du matériel, tout en assurant une coordination avec les différents acteurs présents dans la zone », a expliqué Clément Chauvel, coordonnateur logisticien de MSF Belgique à Kinshasa.
L’organisation humanitaire a également indiqué que plusieurs tentes spécialisées, conçues pour le suivi sécurisé des patients, figurent parmi les équipements acheminés vers la région. Par ailleurs, six véhicules aménagés en ambulances devraient être envoyés durant le week-end afin de soutenir les opérations sanitaires dans les zones affectées.
Plusieurs organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’UNICEF, participent également à la riposte contre l’épidémie.
Les acteurs humanitaires soulignent toutefois que la réponse sanitaire doit être accompagnée de mesures de sensibilisation communautaire et de protection, dans une région confrontée à une situation sécuritaire fragile.

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