NOUVEAU CODE DE LA ROUTE : L’Algérie durcit le ton contre l’insécurité routière

dknews
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L’Algérie vient de franchir une étape majeure dans la lutte contre l’insécurité routière avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi portant Code de la route, publiée dans le dernier numéro du Journal officiel.
Ce texte introduit une série de mesures strictes destinées à renforcer la discipline des conducteurs, réduire les comportements dangereux au volant et freiner l’hémorragie des accidents de la circulation qui continue de coûter chaque année des centaines de vies sur les routes du pays.
Dans un contexte marqué par une hausse préoccupante des accidents liés à l’excès de vitesse, à la distraction au volant, au non-respect des règles de sécurité et à l’usage de substances interdites, les pouvoirs publics ont choisi d’adopter une approche plus ferme afin d’imposer une véritable culture de la prévention et de la responsabilité routière.
Le nouveau dispositif législatif prévoit ainsi un durcissement significatif des sanctions contre les conducteurs auteurs d’infractions.
Les contraventions sont désormais réparties en quatre catégories et assorties d’amendes variant entre 3.000 et 10.000 DA, auxquelles peuvent s’ajouter des poursuites judiciaires et des peines d’emprisonnement pouvant atteindre vingt ans dans les cas les plus graves.
Parmi les principales nouveautés introduites par cette réforme figure l’obligation du port de la ceinture de sécurité non seulement pour les passagers installés à l’avant du véhicule, mais également pour ceux occupant les sièges arrière, une mesure considérée par les spécialistes comme un tournant important dans la politique nationale de sécurité routière.
La loi interdit également l’usage manuel du téléphone portable au volant ainsi que le port d’écouteurs couvrant les deux oreilles pendant la conduite, à l’exception des dispositifs d’aide à la navigation ou à la conduite autorisés.
Les autorités considèrent en effet que la distraction liée aux nouvelles technologies constitue aujourd’hui l’une des principales causes des accidents graves.
Au-delà des conducteurs, le texte élargit également le champ des responsabilités en impliquant les acteurs chargés de la réalisation, de l’aménagement et de l’entretien des routes.
Ces derniers pourront désormais être tenus civilement responsables des accidents causés par des défaillances techniques, des travaux non conformes ou des négligences ayant entraîné des dommages matériels ou humains.
Le nouveau Code prévoit également des dispositions touchant les contrôleurs techniques, experts des mines et experts agréés, qui pourront être poursuivis pénalement en cas de manquements liés aux infractions prévues par la loi.
À travers cette réforme, les autorités affichent leur volonté d’instaurer une nouvelle culture de la sécurité routière basée sur la vigilance, le respect des règles et la responsabilisation de tous les intervenants.
Cette nouvelle approche intervient alors que les routes algériennes continuent d’enregistrer un lourd bilan humain, particulièrement durant les périodes de forte circulation comme le mois de Ramadhan, la saison estivale ou les fêtes religieuses.
Abed MEGHIT

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