La Commission de l’Union africaine a exprimé dimanche sa profonde préoccupation et condamné fermement les informations faisant état de la décision de l’entité Sioniste de nommer un ambassadeur dans la région du « Somaliland », a indiqué un communiqué de la Commission.
« La Commission réaffirme le respect indéfectible de l’Union africaine pour la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Somalie, conformément à l’Acte constitutif de l’Union africaine et au droit international.
L’Union ne reconnaît pas le Somaliland comme un Etat indépendant », a précisé le document.
Rappelant le communiqué de la 1324e réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine du 6 janvier 2026, la Commission a souligné que « toute reconnaissance unilatérale du Somaliland est nulle et non avenue, et a averti que de telles actions risquent de déstabiliser la région ».
« L’Union africaine demeure déterminée à soutenir la paix, la gouvernance et la cohésion nationale en Somalie », a conclu le communiqué.
Aboul Gheit dénonce la décision de l’entité sioniste de nommer un ambassadeur dans la région du « Somaliland »
Le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit, a dénoncé la décision de l’entité sioniste de nommer un ambassadeur dans la région du « Somaliland », la qualifiant de « dangereuse escalade » portant atteinte à la souveraineté et à l’unité de la Somalie.
Aboul Gheit a indiqué, dans un communiqué publié par la Ligue et rapporté par l’Agence de presse du Moyen-Orient (MENA), que cette décision est « nulle et illégale », représentant « une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté de la République de Somalie et de l’unité de son territoire ».
Il a ajouté que la décision de l’entité sioniste constitue aussi « une transgression claire de la Charte des Nations unies et des règles du droit international, sans aucune conséquence juridique » Le porte-parole du secrétaire général de la Ligue arabe, Djamel Rochdi, a réaffirmé, à ce propos, la position arabe ferme exprimée par le Conseil de la Ligue lors de sa réunion extraordinaire du 28 décembre dernier, rejetant catégoriquement toute forme de reconnaissance ou de traitement avec la région en dehors du cadre de la souveraineté somalienne.
Il a souligné que ces démarches sionistes représentent « une menace directe pour la sécurité nationale arabe ainsi que pour la paix et la sécurité dans la mer Rouge, le golfe d’Aden et la Corne de l’Afrique ».
Djamel Rochdi a ajouté que ces démarches constituent aussi « une tentative dangereuse de redessiner la carte géopolitique de la région, mettant en péril la liberté de navigation et le commerce international ».
A noter que le Premier ministre de l’entité sioniste, le dénommé Netanyahou, avait annoncé fin décembre la reconnaissance du « Somaliland » comme Etat indépendant et souverain.
Une décision rejetée par le gouvernement et le peuple somaliens, qui l’ont considérée comme « une atteinte directe à la souveraineté et à l’unité nationale du pays ».
Cette annonce a également suscité un rejet arabe, régional et islamique, car elle constitue un précédent dangereux et une menace pour la paix et la sécurité internationales ainsi que pour les principes du droit international et de la Charte des Nations unies.
Condamnation conjointe de la nomination d’un envoyé diplomatique par l’entité sioniste auprès de la soi-disant « Somaliland »
Les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, de l’Egypte, de la Somalie, du Soudan, de la Libye, du Bangladesh, de l’Arabie saoudite, de la Palestine, de la Turquie, de l’Indonésie, du Pakistan et du Koweït ont condamné « dans les termes les plus fermes » l’annonce par l’entité sioniste de la nomination d’un envoyé diplomatique auprès de la soi-disant « Somaliland », la qualifiant de « violation flagrante de la souveraineté de la République fédérale de Somalie ainsi que de l’unité et de l’intégrité de son territoire ».
Dans un communiqué conjoint rendu public samedi, les ministres des Affaires étrangères ont affirmé leur « rejet total de toutes les mesures unilatérales portant atteinte à l’unité des Etats ou à leur souveraineté », soulignant leur « soutien constant à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie, ainsi qu’aux institutions légitimes de l’Etat somalien, en tant que seule partie représentant la volonté du peuple somalien ».
Ils ont également indiqué que « de telles mesures constituent une violation manifeste des principes du droit international, de la Charte des Nations unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine », et représentent « un précédent dangereux susceptible de compromettre la stabilité de la région de la Corne de l’Afrique, avec des répercussions négatives sur la paix et la sécurité régionales dans leur ensemble ».
