Le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk a qualifié d' »horrifiante » l’ampleur des massacres et des destructions contre le Liban, en raison de l’agression sioniste, soulignant la nécessité de protéger les civils ainsi que les infrastructures civiles.
Le porte-parole du Haut Commissariat, Jeremy Laurence, a déclaré mardi que le responsable onusien, Volker Turk, a décrit l’ampleur des massacres et des destructions au Liban comme étant « horrifiante », ajoutant qu’il ne peut y avoir de paix dans la région tant que le peuple libanais vit sous des attaques continues.
Il a souligné également que le Bureau des droits de l’homme de l’ONU rappelle l’obligation de protéger les civils et les infrastructures civiles.
« Tant que le peuple libanais vit sous des attaques continues, est déplacé de force et vit dans la peur de nouvelles attaques, les efforts visant à instaurer la paix dans la région resteront incomplets », a t-il déclaré.
L’entité sioniste a mené mercredi dernier des frappes intensives sur plusieurs régions libanaises dont la capitale Beyrouth, faisant plus de 300 morts. Selon le ministère de la santé libanais, le nombre total de victimes de l’agression sioniste contre le Liban depuis mars dernier s’élève à 2089 martyrs et 6762 blessés.
Plus de 13.000 femmes enceintes déplacées ont un besoin urgent de soins
La représentante du Fonds des Nations Unies pour la population au Liban, Anandita Philippos, a indiqué qu’environ 13.500 femmes enceintes déplacées ont un besoin urgent de soins de santé maternelle et reproductive, dont 1.700 femmes se trouvent encore dans le sud du Liban, théâtre d’agressions sionistes.
« Un sentiment de tristesse, de peur et d’épuisement plane sur tout le Liban », a déclaré la représentante du Fonds, soulignant qu' »environ 13.500 femmes enceintes déplacées ont un besoin urgent de soins de santé maternelle et reproductive, dont 1.700 femmes qui se trouvent encore dans le sud du Liban, qui est sous le coup d’attaques (sionistes) continues ».
Anandita Philippos, qui s’exprimait mardi soir par vidéo lors d’une conférence de presse pour les agences des Nations Unies à Genève, a indiqué également qu' »au 12 avril, 1. 355 femmes avaient été tuées ou blessées » depuis le début des agressions sionistes, et que pour la seule journée de mercredi (8 avril), 99 femmes et 31 enfants sont tombés en martyrs, alors que plus de 100 bombes avaient été larguées en moins de 10 minutes ce jour-là.
Elle a ajouté : « Les familles recherchent toujours désespérément leurs proches disparus.
Les jeunes mères bercent leurs nouveau-nés, sans savoir si la sécurité reviendra un jour ».
Et de souligner que « les professionnels de la santé, déjà épuisés, continuent de travailler, surmontant leurs propres traumatismes psychologiques, afin de sauver des vies ».
« L’ampleur des pertes est énorme, ces attaques poussent un système de santé déjà fragile au bord de l’effondrement total », a-t-elle relevé. La même responsable a également souligné que des collègues du Fonds étaient directement touchés par les répercussions de cette crise: » certains d’entre eux ont été témoins des bombardements de leurs propres yeux et ont vu des bâtiments rasés au sol et des débris voler dans les airs ».
Mme Philippos a tenu à préciser que, malgré le choc collectif qui a frappé l’équipe du Fonds, celle-ci continue de répondre aux besoins croissants et sans précédent dans les domaines de la santé et de la protection.
« Nos équipes de terrain sont déployées à l’intérieur et à l’extérieur des abris, pénétrant profondément dans le sud du Liban et dans des zones difficiles d’accès », a-t-elle dit à ce propos. Selon le ministère de la Santé libanais, le bilan de l’agression sioniste contre le Liban depuis mars dernier s’élève à 2.089 martyrs et 6.762 blessés.
