L’Algérie et la Côte d’Ivoire ont franchi une étape majeure dans leur coopération bilatérale en signant un accord stratégique dans les domaines des hydrocarbures et des mines.
La délégation ivoirienne, conduite par le ministre Mamadou Sankafou Kolibali, s’est rendue en Algérie pour formaliser un partenariat destiné à renforcer les capacités industrielles, techniques et institutionnelles des deux pays.
Cette initiative intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire a récemment découvert un gisement d’hydrocarbures estimé à 1,4 milliard de barils équivalent pétrole, comprenant du pétrole léger, du gaz naturel et des condensats.
Pour accompagner ce développement, le pays s’appuie sur l’expertise algérienne, mondialement reconnue dans la prospection, l’exploitation et la transformation des hydrocarbures, ainsi que dans la liquéfaction du gaz naturel.
L’accord prévoit la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel adapté pour développer la coopération, faciliter l’échange d’expériences et soutenir des projets d’investissements conjoints à chaque étape de la chaîne de valeur énergétique.
Sonatrach jouera un rôle central dans le développement des infrastructures, de la production, du stockage et du transport du gaz naturel liquéfié (GNL), tout en participant à la formation du personnel spécialisé.
Le partenariat s’étend également au secteur minier, avec un renforcement de la coopération dans l’exploration géologique, le développement de projets miniers et la valorisation durable des ressources.
Les deux pays se sont engagés à promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à intégrer les meilleures normes industrielles.
L’accord couvre en outre l’échange d’expertises dans les domaines du raffinage, de la pétrochimie, de la commercialisation des produits pétroliers et de la numérisation des opérations industrielles.
Une équipe conjointe de coordination sera mise en place pour superviser l’application de l’accord et assurer le suivi des projets.
Ce partenariat stratégique ne se limite pas à une coopération technique ; il constitue un levier essentiel pour le développement économique, la formation du personnel et la consolidation des infrastructures industrielles en Côte d’Ivoire, tout en affirmant la position de l’Algérie comme acteur clé sur le continent africain.
En résumé, cet accord témoigne de la volonté des deux pays de bâtir une coopération durable, intégrée et innovante.
Il ouvre la voie à un renforcement des liens économiques et technologiques, au service de la croissance, de l’investissement et de l’émergence d’un secteur énergétique et minier africain compétitif et résilient.
Abed MEGHIT
