Le Parlement arabe a exprimé une vive condamnation face à la recrudescence des violences perpétrées par des colons israéliens dans plusieurs localités de la Cisjordanie occupée, dénonçant des actes qualifiés de « terrorisme organisé » visant directement les civils palestiniens et leurs biens.
Dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions, cette prise de position traduit une inquiétude croissante quant à l’évolution de la situation sur le terrain et aux conséquences humanitaires qui en découlent.
Dans un communiqué officiel, le président du Parlement arabe, Mohammed bin Ahmed Al-Yamahi, a fustigé des actes d’une gravité extrême, évoquant des opérations de meurtre, d’intimidation et d’incendie de maisons qui s’inscrivent, selon lui, dans une stratégie délibérée de déstabilisation.
Il a estimé que ces agissements, menés sous la protection des forces d’occupation, constituent une violation flagrante du droit international humanitaire ainsi que des Conventions de Genève, qui encadrent la protection des populations civiles en période de conflit.
Au-delà de la condamnation, le responsable arabe a mis en garde contre une escalade systématique qui compromet toute perspective de paix durable dans la région.
Selon lui, ces attaques s’inscrivent dans un plan visant à imposer une nouvelle réalité sur le terrain en Cisjordanie, à travers une politique du fait accompli destinée à effacer progressivement les droits historiques et juridiques du peuple palestinien.
Cette lecture est renforcée par la multiplication des incidents signalés ces derniers mois, témoignant d’un climat d’insécurité permanent pour les populations locales. Le Parlement arabe a également rappelé que ces actions violent directement les résolutions internationales, notamment la Résolution 2334 du Conseil de sécurité, qui condamne la colonisation dans les territoires occupés, ainsi que les conclusions de la Cour internationale de Justice sur l’illégalité de l’occupation.
Cette référence juridique vise à souligner l’écart grandissant entre les engagements internationaux et la réalité sur le terrain.
Face à cette situation, le Parlement arabe a lancé un appel pressant à la communauté internationale, en particulier au Conseil de sécurité des Nations unies, afin qu’il assume pleinement ses responsabilités.
Il a insisté sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et concrètes pour mettre un terme à ces violences, protéger les civils palestiniens et envisager l’inscription des auteurs de ces actes sur les listes internationales du terrorisme. Cette déclaration intervient dans un contexte où les appels à une protection internationale du peuple palestinien se multiplient, sans qu’une réponse concrète et coordonnée ne soit encore mise en œuvre. Pour de nombreux observateurs, l’absence de mesures coercitives renforce le sentiment d’impunité et alimente un cycle de violences difficile à contenir.
Ainsi, au-delà d’une simple condamnation, la prise de position du Parlement arabe s’inscrit dans une tentative de mobiliser la communauté internationale autour d’une question devenue centrale pour la stabilité régionale.
Elle rappelle, une fois de plus, que la résolution du conflit passe inévitablement par le respect du droit international et la protection effective des populations civiles.
Par Abed Meghit
Cisjordanie occupée : des bâtiments et voitures appartenant aux Palestiniens incendiés par des colons sionistes
Plusieurs bâtiments abritant des administrations et voitures appartenant aux Palestiniens dans les villes de Jénine et de Naplouse, en Cisjordanie occupée, ont été incendiés dimanche par des colons sionistes, sous la protection des forces d’occupation, ont rapporté des médias palestiniens.
Cité par des médias, le Croissant-Rouge palestinien a fait état de « plusieurs véhicules incendiés au cours de la nuit de samedi à dimanche, dans des raids de colons sionistes sur les villages de Jaloud et Qaryout, dans la région de Naplouse, en Cisjordanie occupée ». « Dans un second village, Jalud, également dans le nord de la Cisjordanie, un centre médical a été incendié et des graffitis en hébreu ont été inscrits sur la mosquée Hassan Al-Zoubi, dont la maison à Fandaqumiya a été détruite », a ajouté la même source.
Samedi, des missions diplomatiques européennes à El Qods-occupée et à Ramallah, en Palestine occupée, ont condamné l’escalade des attaques des colons et de l’armée sionistes contre les Palestiniens, exigeant des sanctions à l’encontre des auteurs de ces agressions.
Cisjordanie occupée: 13 Palestiniens arrêtés par les forces de l’occupation sioniste en 24 heures
Au moins 13 Palestiniens ont été arrêtés par les forces de l’occupation sioniste en 24 heures en Cisjordanie occupée, dont une journaliste, a indiqué lundi le Bureau d’information des prisonniers. Les arrestations ont eu lieu notamment dans les gouvernorats de Selfit et El Khalil, a précisé le Bureau, dans un communiqué. Ces arrestations sont accompagnées d’intimidations, d’agressions sur les détenus et leurs familles, de tirs directs avec l’intention de tuer, d’utilisation des détenus comme otages, ainsi que de sabotages et de destructions dans les domiciles des citoyens, a noté la même source.
La Commission pour les affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont affirmé que les forces d’occupation sionistes ne font aucune distinction entre les différentes catégories de la société palestinienne.
Le nombre total des arrestations, depuis le 7 octobre 2023, s’est élevé à plus de 22.000 en Cisjordanie, y compris à El-Qods occupée, selon le communiqué.
Francesca Albanese dénonce le système carcéral sioniste
La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a averti que la torture systématique exercée par l’occupation sioniste à l’encontre des Palestiniens est devenue un instrument central des violations en cours, dans un contexte d’impunité prolongée et de couverture politique.
Dans un rapport présenté lundi au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, Mme Albanese a déclaré que « depuis le début de la récente escalade, le système carcéral sioniste a dérivé pour devenir une sorte de laboratoire de pratiques cruelles et délibérées ».
Elle a ajouté que ce qui était autrefois pratiqué dans l’ombre se fait désormais ouvertement, « un système fondé sur l’humiliation, la douleur et la dégradation systématique, approuvé aux plus hauts niveaux politiques ».
La rapporteuse onusienne a également souligné que des politiques menées par des responsables sionistes ont contribué à institutionnaliser des pratiques de torture et de punition collective, ainsi que des conditions de détention qualifiées d’inhumaines.
Selon le rapport, plus de 18500 Palestiniens ont été arrêtés dans les territoires occupés depuis octobre 2023, dont au moins 1500 enfants.
Des milliers restent détenus sans inculpation ni procès, tandis que des cas de disparitions forcées ont été signalés et qu’environ 100 détenus sont morts en détention.
Le document fait également état de mauvais traitements infligés aux détenus, notamment des passages à tabac, la privation de nourriture, des humiliations et d’autres formes de traitements inhumains.
« Un système longtemps utilisé pour soumettre et humilier les Palestiniens a évolué vers ce qui s’apparente à une doctrine d’Etat ancrée », relève-t-il, ajoutant que ces politiques sont « défendues par des acteurs politiques, justifiées par des institutions juridiques et tolérées par des gouvernements ».
Le rapport souligne que ces pratiques ne se limitent pas aux prisons, mais s’inscrivent dans un « environnement coercitif sévère » incluant bombardements, déplacements forcés et destruction de logements et d’infrastructures, à Ghaza, en Cisjordanie et à El-Qods Est.
Mme Albanese a conclu en rappelant que « le droit international est clair : la torture est absolument interdite, sans aucune exception », appelant à la cessation immédiate de ces pratiques, à l’établissement des responsabilités et à l’accès des observateurs internationaux et des organisations de défense des droits humains.
L’Allemagne soutient les sanctions de l’UE contre les colons sionistes auteurs d’agressions en Cisjordanie occupée
Les autorités allemandes ont réaffirmé leur soutien aux sanctions de l’Union européenne (UE) contre les colons sionistes qui mènent une campagne de violence et d’agressions à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie occupée.
Lors d’un point presse organisé lundi à Berlin, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Martin Giese, a déclaré que son pays « soutiendrait ces sanctions, tout en précisant que la décision finale relève de Bruxelles ».
« Il s’agit clairement de la volonté du gouvernement fédéral », a insisté Giese, réaffirmant l’engagement de l’Allemagne à avancer sur ce dossier.
Samedi, des missions diplomatiques européennes à El Qods-occupée et à Ramallah, en Palestine occupée, ont condamné l’escalade des attaques des colons et de l’armée sionistes contre les Palestiniens, exigeant des sanctions à l’encontre des auteurs de ces agressions.
