L’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement, depuis le forum “Dk News ” : Renforcer la protection du consommateur ouvre la voie au développement du commerce et à la consolidation de l’économie

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‘’Le marché a besoin de nouvelles lois et réglementations’’
‘’Une feuille de route claire, avec objectifs et calendrier, devient une nécessité urgente’’

Le président de l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement, le Dr Mustapha Zebdi, estime que le renforcement de la protection du consommateur en Algérie constitue un levier essentiel pour moderniser le secteur du commerce. Une telle dynamique devrait, selon lui, avoir un impact rapide et positif sur le rythme du développement et sur l’investissement local. Des revendications qui, rappelle l’invité du forum “Dk News”, ont été personnellement soulignées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a insisté sur leur mise en œuvre dans les plus brefs délais.
Intervenant mercredi lors du forum “Dk News”, l’Organisation a réitéré son appel à une refonte du cadre législatif régissant les pratiques commerciales, afin d’assurer une régulation plus rigoureuse et professionnelle du marché, loin des déséquilibres et de l’anarchie qui pèsent encore sur l’économie nationale, à l’heure où le pays s’oriente vers la diversification et le renforcement de son économie.

« Produits sûrs… consommateurs confiants » : vers de nouvelles lois

Mustapha Zebdi a affirmé que la sécurité du consommateur passe impérativement par l’adoption de nouvelles lois et réglementations, capables de garantir à la fois la protection et le pouvoir d’achat. Il a rappelé que l’Algérie a été pionnière dans l’adoption de textes en faveur du consommateur, mais que cet élan a connu un certain ralentissement.
« Nous avons aujourd’hui besoin de nouvelles lois pour renforcer cette protection », a-t-il déclaré, ajoutant que certains pays, autrefois en retard dans ce domaine, ont réalisé des avancées notables.
Selon lui, l’évolution du cadre juridique doit répondre à deux impératifs majeurs : garantir la sécurité et préserver le pouvoir d’achat du citoyen. Il a également souligné les progrès significatifs réalisés récemment, notamment durant le mois de Ramadan en cours.

Le pouvoir d’achat au cœur de la protection du consommateur

Le président de l’Organisation a insisté sur le fait que le dispositif législatif actuel contribue déjà à défendre le pouvoir d’achat, tout en appelant à son renforcement par de nouvelles mesures adaptées aux mutations rapides du commerce.
Il a estimé que l’amélioration du pouvoir d’achat constitue un indicateur concret de l’existence de politiques efficaces de protection du consommateur, en ligne avec les orientations du président de la République, qui accorde une importance centrale au citoyen.

Une responsabilité collective… avec un consommateur acteur clé

L’Organisation a rappelé que la protection du consommateur est une responsabilité partagée, reposant à la fois sur la vigilance individuelle, le contrôle rigoureux des autorités, le rôle des médias et l’implication de la société civile.
Les intervenants ont insisté sur le rôle déterminant du consommateur, véritable moteur du marché, disposant du droit de poursuite en cas d’abus. Ils ont appelé à faire preuve de discernement dans les choix, à défendre les droits à la sécurité, à l’indemnisation et à signaler les infractions, afin de garantir un marché équitable et sécurisé.

Une feuille de route urgente et structurée

Mustapha Zebdi a plaidé pour l’élaboration d’une feuille de route précise, assortie d’objectifs clairs et d’un calendrier défini, impliquant le ministère de tutelle et l’ensemble des partenaires économiques.
« Nous voulons moraliser les pratiques commerciales », a-t-il affirmé, évoquant l’introduction prochaine de lois strictes en ce sens. Selon lui, toute réforme passe d’abord par la disponibilité des produits, un aspect ayant connu une nette amélioration récemment, notamment durant le Ramadan 2026.
Il a cité l’exemple du marché des viandes, caractérisé par une offre abondante, locale et importée, ayant contribué à stabiliser les prix, ainsi que celui de la volaille, qui n’a enregistré ni pénurie ni hausse excessive.
Concernant l’approvisionnement durant le mois sacré, il a assuré qu’aucune perturbation majeure n’a été constatée, hormis de légères tensions sur l’huile et le sel, liées à une forte consommation plutôt qu’à un manque réel.

Baisse de l’offre en fin de Ramadan : un phénomène récurrent

Interrogé sur les éventuelles pénuries en fin de Ramadan, Zebdi a reconnu qu’il s’agit d’un phénomène récurrent, attribué notamment à la mobilité de la main-d’œuvre à l’approche de l’Aïd.
Il a relevé quelques hausses de prix sur certains produits agricoles, sans toutefois atteindre le seuil de crise, insistant sur la nécessité de nouveaux mécanismes réglementaires pour mieux encadrer cette situation.

Facturation absente chez certains grossistes : une pratique persistante

Le président de l’Organisation a également dénoncé la persistance de l’absence de facturation dans certaines transactions commerciales, notamment sur les marchés de fruits et légumes.
Cette pratique, selon lui, favorise les déséquilibres et manque de transparence dans la fixation des prix. Il a appelé à des mesures fermes pour encadrer producteurs et grossistes, afin d’élever les standards des transactions commerciales.
Il a, par ailleurs, rappelé les huit droits fondamentaux du consommateur reconnus par les Nations unies : sécurité, information, choix, représentation, satisfaction des besoins essentiels, indemnisation, éducation et environnement sain.

Par A. Dif

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