Environ 100.000 personnes ont fui le Soudan du Sud pour se réfugier en Ethiopie en mars, après que l’armée sud-soudanaise a ordonné à la population de se retirer d’une zone contrôlée par l’opposition, a indiqué mardi l’Unicef.
La population déplacée est fortement fragilisée : un quart des enfants de moins de 5 ans ayant dû quitter leur domicile souffre désormais de malnutrition, un niveau « alarmant », selon l’Unicef.
Au moins 280.000 personnes ont été déplacées depuis décembre, selon une estimation de l’ONU en date de fin février.
L’armée sud-soudanaise avait ordonné fin de semaine dernière aux forces de la mission onusienne au Soudan du Sud (Minuss) et aux ONG présentes dans la zone d’Akobo, tenue par l’opposition, de « se retirer immédiatement » en amont « d’offensives militaires », selon les mêmes sources.
Le Soudan du Sud, qui s’est séparé du Soudan en 2011, avait connu une guerre civile sanglante entre 2013 et 2018, qui opposait déjà les forces de MM. Kiir et Machar. Elle a fait plus de 400.000 morts.
