L’entité sioniste cible délibérément la femme palestinienne dans la bande de Ghaza, notamment dans le but de freiner les nouvelles naissances et, par conséquent, empêcher la continuité de la résistance du peuple palestinien, a soutenu la chercheuse à Amnesty international (AI), la Palestinienne Budour Hassan.
Intervenant samedi soir au cours d’une conférence-débat organisée par Amnesty international Algérie, en son siège à Alger, au sujet de l’impact du génocide sioniste sur les femmes à Ghaza, dans le sillage de la célébration de Journée internationale de la femme (8 mars), elle a affirmé que son constat est basé sur les conclusions d’une enquête de 29 mois, menée par une équipe de spécialistes d’AI, dont elle fait partie, et publiée récemment sur les crimes sionistes perpétrés à l’encontre des femmes palestiniennes.
S’appuyant sur les conclusions de l’enquête, Mme Budour a indiqué que tous les crimes sionistes documentés confirment que l’objectif premier de l’entité sioniste, à travers ses attaques contre les femmes et filles palestiniennes, est de les empêcher de donner la vie dans les territoires palestiniens, ainsi que de préserver la leur.
Elle a expliqué que les déplacements forcés des femmes palestiniennes, le bombardement des hôpitaux, la destruction des maternités, l’entrave de l’acheminement de la nourriture et des médicaments spécifiques aux femmes enceintes ont tous pour but d’empêcher les femmes enceintes d’accoucher normalement et d’autres de se marier et de fonder des familles.
Budour Hassan a indiqué que l’enquête menée par AI a conclu que « le taux de natalité dans la bande de Ghaza a baissé de 40 % en 2024 ».
La chercheuse palestinienne, qui intervenait depuis Ramallah, dans les territoires palestiniens occupés, par la technique du Zoom, a, en outre, fait savoir que les attaques de l’armée sioniste contre les femmes palestiniennes ont fait 21000 veuves et des dizaines de milliers d’orphelines.
« Toutes ces femmes sont désormais traumatisées et détruites psychologiquement, ne pensant qu’à subvenir aux besoins de leurs familles ou ce qu’il en reste », a expliqué la chercheuse et militante des droits de l’homme.
Relevant que le génocide sioniste à l’encontre du peuple palestinien se poursuit en dépit du cessez-le-feu en vigueur, la conférencière a noté que la fermeture des points du passage, notamment celui de Rafah, et la poursuite des raids de l’armée sionistes confirment que l’entité sioniste n’est pas prête de surseoir à sa machine de guerre.
Dénonçant le mutisme et la politique du double standard adoptés par des puissances internationales face à la logique génocidaire sioniste à Ghaza, Mme Budour a indiqué qu’AI a approché l’Afrique du Sud, initiatrice d’une plainte auprès de la Cour pénale internationale(CPI) à l’encontre de l’entité sioniste pour des crimes génocidaires et des crimes de guerre à Ghaza, à l’effet de lui transmettre les conclusions de sa nouvelle enquête sur les crimes commis contre les femmes palestiniennes, afin d’appuyer ses arguments.
Faisant savoir aussi que l’AI a co-entrepris plusieurs démarches avec d’autres ONG internationales pour défendre la juste cause palestinienne et la femme palestinienne auprès des instances internationales compétentes, l’intervenante a lancé un appel pressant à toutes les âmes conscientes, de par le monde, à se mobiliser contre la politique sioniste.
Affirmant enfin que l’entité sioniste sera, tôt ou tard, attrapée par la justice internationale pour ses crimes génocidaires et ses crimes de guerre à Ghaza, elle a rappelé que les affres subies par les femmes palestiniennes sont conformes à la définition du génocide, mondialement reconnue, à savoir l’anéantissement volontaire d’un groupe de personnes donné.
Publiée après 29 mois d’agression sioniste, l’enquête d’AI s’appuie sur des entretiens menés en février avec 41 femmes déplacées, dont plusieurs enceintes ou atteintes de cancers, et 26 professionnels de la santé.
Quatre martyrs dans de nouvelles frappes aériennes sionistes à Ghaza
Quatre Palestiniens sont tombés en martyrs et plusieurs autres ont été blessés dimanche dans de nouvelles frappes aériennes sionistes visant le centre et le sud de la bande de Ghaza, selon des sources médicales.
D’après les mêmes sources, citées par l’agence de presse palestinienne Wafa, trois membres d’une même famille sont tombés en martyrs lorsque des avions de combat sionistes ont bombardé un rassemblement de civils dans la zone d’Al-Sawarha, à l’ouest du camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre du territoire. Les sources ont ajouté qu’un autre Palestinien a succombé à ses blessures subies lors d’une précédente frappe sioniste survenue le 30 janvier dernier dans la ville de Khan Younis, dans le sud de l’enclave.
Avec ces décès, le nombre total de martyrs depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre dernier s’élève à 663, tandis que plus de 1754 personnes ont été blessées.
Par ailleurs, 756 corps ont été extraits des décombres depuis cette date, selon les mêmes sources.
Crise humanitaire à Ghaza : l’OMS dénonce la fermeture par l’entité sioniste d’un nouveau passage
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé la fermeture par l’entité sioniste du passage de Kerem Abu Salem, dans la bande de Gahza, alertant sur les répercussions de cette décision sur l’arrivée de l’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Dans un communiqué publié samedi sur son site officiel, l’OMS a indiqué que « ses équipes avaient déchargé des cargaisons au passage Kerem Abu Salem, mais n’étaient pas autorisées à les récupérer, dont environ 50 lits de soins intensifs et 170 cargaisons de médicaments ». Notant que le passage Kerem Shalom est le seul terminal resté jusqu’ici ouvert dans la bande de Ghaza, l’OMS a alerté qu' »avec sa fermeture les habitants de la bande de Ghaza risquent de se retrouver privés des denrées les plus vitales ».
Vendredi, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé que l’accès humanitaire « doit être sûr, durable et sans entrave » dans la bande de Ghaza, soumise à de nombreuses restrictions imposées par les forces de l’occupation sioniste. « Les Palestiniens continuent d’endurer de graves souffrances en raison des nombreuses restrictions (sionistes) imposées à l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza, dans un contexte marqué par une expansion préoccupante des activités de colonisation dans la Cisjordanie occupée », a écrit M. Guterres dans un message sur les réseaux sociaux.
Quatre palestiniens membres d’une famille tombent en martyrs à Toubas en Cisjordanie occupée
Un couple palestinien et leurs deux jeunes enfants sont tombés en martyrs dimanche suite à des tirs de l’armée de l’occupant sioniste à Toubas dans le nord de la Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère palestinien de la Santé.
Le Croissant-Rouge palestinien a aussi dit avoir récupéré les corps des martyrs: deux adultes et de deux enfants dans un véhicule sur lequel les forces sioniste ont sauvagement tiré dans le village de Tammoun.
« Quatre martyrs d’une même famille sont arrivés à l’hôpital public turc de Toubas après que l’armée d’occupation leur a tiré dessus à Tammoun », a annoncé le ministère palestinien de la Santé, dans un communiqué.
L’hôpital a reçu les corps, tous atteints de blessures par balles, de l’homme (37 ans) ainsi que de la femme (35 ans) et des deux garçons, âgés de cinq et sept ans, précise la même source.
Les deux autres enfants du couple, âgés de huit et onze ans, ont été blessés par des éclats de balle, a rapporté l’agence de presse palestinienne WAFA, ajoutant que les forces sionistes avaient ouvert le feu sur leur véhicule tôt dimanche matin.
