Agression sioniste du Liban : Antonio Guterres salue la résilience de la population libanaise

dknews
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Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en visite à Beyrouth, a salué la résilience de la population libanaise, déjà fragilisée par des années de crise économique et politique et victime actuellement d’une agression sioniste.

Le chef de l’ONU est arrivé vendredi à Beyrouth au lendemain de violentes frappes sionistes sur la capitale libanaise pour marquer sa solidarité avec la population.
« Nous devons avoir un cessez-le-feu immédiat », a-t-il plaidé devant le président du parlement libanais, Nabih Berri.
Rappelant l’ampleur de la catastrophe humanitaire au Liban, où l’accès à la nourriture, à l’eau, aux soins de santé et à l’éducation est désormais gravement perturbé dans plusieurs régions du pays, Guterres a lancé avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam un appel humanitaire éclair de plus de 300 millions de dollars destiné à financer l’aide d’urgence au cours des trois prochains mois.
« La solidarité en paroles doit s’accompagner d’une solidarité en actes », a-t-il déclaré.
Malgré la violence des bombardements, Antonio Guterres a salué la résilience de la population libanaise, rappelant que des écoles ont ouvert leurs portes pour accueillir les familles déplacées et que des soignants continuent de travailler sous une pression immense.
« Le peuple libanais peut compter sur moi et sur les Nations unies pour faire tout ce qui est possible afin de mettre fin à ce cauchemar », a-t-il ajouté. Au cours de sa visite, le Secrétaire général s’est entretenu avec le président libanais, le général Joseph Aoun, et s’est également rendu dans un hôpital au chevet d’un Casque bleu de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), blessé durant l’agression sioniste.

Agression sioniste : les femmes enceintes accouchent dans la rue au Liban (ONU)

Plus de 11.000 femmes enceintes au Liban sont prises dans l’agression sioniste visant leur pays, certaines accouchant même dans la rue, alertent les agences de l’ONU.
Depuis le 2 mars, les raids de l’armée sioniste sur la banlieue sud de Beyrouth et les ordres d’évacuation ont déjà provoqué le déplacement de plus de 820.000 personnes au Liban.
Selon l’Agence de l’ONU en charge des questions de santé sexuelle et reproductive (UNFPA), ce nombre pourrait atteindre un million dans les prochains jours, dont 280.000 femmes en âge de procréer, parmi lesquelles 11.600 femmes enceintes. S’exprimant depuis Beyrouth, la capitale libanaise, la Représentante de l’UNFPA au Liban, Anandita Philipose, note que 4.000 femmes enceintes devraient accoucher au cours des trois prochains mois et 860 d’ici un mois.
« Beaucoup de ces femmes ont été contraintes de rester chez elles, coupées des services de santé essentiels, et obligées d’accoucher dans des conditions dangereuses, certaines même au bord de la route », a-t-elle déclaré, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, relevant que « dans chaque crise, les femmes et les filles sont confrontées à des risques spécifiques et potentiellement mortels ».
L’UNFPA note que ces femmes enceintes sont en danger en raison de l’interruption des services maternels essentiels, qui a contraint certaines femmes à accoucher dans des conditions dangereuses, notamment dans des lieux publics.
Selon l’ONU, 55 hôpitaux et cliniques ont été contraints de fermer, soit parce qu’ils se trouvent dans des zones où des ordres d’évacuation massive ont été donnés, soit parce qu’ils ont subi des dommages directs.
Parallèlement, le bilan humain des frappes sionistes sur le Liban depuis le début du mois de mars continue de s’alourdir.
Selon le ministère de la Santé, il a atteint 773 martyrs, dont 103 enfants, et 1.933 blessés, ce qui exerce une pression croissante sur un système de santé déjà surchargé.

Agression sioniste au Liban : au moins 24 martyrs et plusieurs blessés

Les frappes sionistes se sont intensifiées au Liban, touchant plusieurs régions du pays et faisant au moins 24 martyrs, a rapporté samedi l’agence de presse libanaise ANI.
Pour le deuxième jour consécutif, une frappe aérienne a visé la zone de Nabaa à Bourj Hammoud, tandis qu’un raid sioniste a ciblé un appartement résidentiel à Haret Saïda.
Au cours de la nuit, l’armée d’occupation sioniste a bombardé plusieurs localités du sud, notamment Bint Jbeil, Aïnata, Aïtaroun et les abords de Maroun el-Ras. De violents bombardements ont également touché les axes de Maroun el-Ras, Bint Jbeil et Aïta Chaab, alors que la vallée du Houjeir a été la cible de tirs d’artillerie.
La frappe sur Bourj Qalaouiyeh a fait un martyr, un médecin originaire de Deir Qanoun à Ras el-Aïn.
Un autre raid a visé un appartement à Haret Saïda, faisant quatre martyrs.
Par ailleurs, douze personnes sont tombées en martyres et plusieurs autres ont été blessées lors du bombardement d’un centre de l’Autorité sanitaire à Bourj Qalaouiyeh, dans le « caza » (subdivision administrative) de Bint Jbeil.
A Nabatiyé, le bilan de la frappe ayant touché le quartier des Religieuses s’est alourdi à sept martyrs après le décès d’un jeune qui a succombé à ses blessures.
Peu après minuit, l’aviation de guerre sioniste a détruit un immeuble résidentiel et commercial dans le quartier de Samouqa, sur la route reliant les localités de Jebchit et Aabba. Un autre bâtiment résidentiel, situé derrière la mosquée Bachir dans la région de Toul-Nabatiyé, a également été visé par une frappe aérienne.
Samedi matin, l’artillerie de l’armée sioniste a bombardé de manière intensive les localités d’Arnoun et de Yohmor el-Chaquif à l’aide d’obus lourds, tandis qu’un raid aérien a ciblé une maison dans la localité de Taybé.
D’autres frappes ont également visé Taybé dans le « caza » de Marjeyoun, alors que la localité de Khiam subissait des tirs d’artillerie continus.

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