Palestine/Fermeture de la mosquée Al Aqsa : la Ligue islamique mondiale appelle la communauté internationale à agir

dknews
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La Ligue islamique mondiale a exprimé une vive condamnation face à la poursuite par l’occupation sioniste de la fermeture des portes de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles palestiniens durant le mois sacré de Ramadhan.
Dans un communiqué publié mercredi soir depuis La Mecque, le secrétariat général de l’organisation a dénoncé une atteinte grave au caractère sacré des lieux saints de l’islam.
La Ligue islamique mondiale a également appelé la communauté internationale à assumer pleinement ses responsabilités juridiques et morales afin de mettre un terme à ces pratiques qui portent atteinte à la sacralité des lieux saints religieux à El-Qods. Selon les informations rapportées, les forces d’occupation ont fermé l’accès à la mosquée Al-Aqsa depuis le début de la semaine dernière et ont contraint les fidèles à quitter l’esplanade du sanctuaire.
Parallèlement, un important déploiement militaire a été observé dans la ville d’El-Qods occupée.
Privés d’accès au troisième lieu saint de l’islam, de nombreux fidèles palestiniens ont été contraints d’accomplir la troisième prière du vendredi du mois de Ramadhan dans les environs de Bab Al-Amoud, l’une des principales portes de la vieille ville de Jérusalem.
Cette situation revêt une dimension particulièrement sensible dans la mesure où le mois de Ramadhan constitue une période de grande affluence religieuse à la mosquée Al-Aqsa, où des milliers de fidèles se rassemblent habituellement pour les prières et les activités spirituelles. La fermeture du sanctuaire représente également un précédent historique depuis l’occupation d’El-Qods en 1967.
Pour la première fois depuis cette date, les fidèles palestiniens sont empêchés d’accomplir la retraite spirituelle appelée « al-Itikaf » à l’intérieur de la mosquée durant les dix derniers jours du mois de Ramadhan.

La Ligue islamique mondiale a souligné que ces restrictions constituent une violation des droits religieux des fidèles et portent atteinte au statut historique et juridique des lieux saints à Jérusalem.
Dans son communiqué, l’organisation a insisté sur la nécessité d’une mobilisation internationale afin de préserver le caractère sacré de la mosquée Al-Aqsa et de garantir la liberté de culte pour les fidèles.nLa question des lieux saints à El-Qods demeure en effet l’un des dossiers les plus sensibles du conflit au Moyen-Orient, suscitant régulièrement des réactions de la part des organisations internationales et des institutions religieuses.
À travers sa prise de position, la Ligue islamique mondiale réaffirme son attachement à la protection des lieux saints de l’islam et appelle à une action internationale concertée afin de mettre fin aux restrictions imposées aux fidèles et de préserver le caractère sacré de la mosquée Al-Aqsa.

Par Abed Meghit

AL QODS AU CŒUR DES PRÉOCCUPATIONS ARABES Brahim Boughali condamne la fermeture persistante de la mosquée Al-Aqsa durant le Ramadhan

Depuis Beyrouth, la voix des Parlements arabes s’est élevée avec force pour dénoncer une situation jugée profondément préoccupante et lourde de conséquences pour la stabilité de la région.
Le président de l’Union interparlementaire arabe (UIPA) et président de l’Assemblée populaire nationale algérienne, Brahim Boughali, a exprimé une vive inquiétude face au maintien par les autorités d’occupation de la fermeture des portes de la Mosquée Al‑Aqsa aux fidèles musulmans en plein mois sacré de Ramadhan.
Dans un communiqué rendu public au nom de l’Union interparlementaire arabe, M. Boughali a fermement condamné ce qu’il qualifie de pratiques graves portant atteinte non seulement à la sacralité de ce mois béni, mais également au caractère religieux et historique d’un lieu saint considéré comme la première qibla et le troisième sanctuaire de l’islam.
Selon lui, empêcher les fidèles d’accéder à la mosquée Al-Aqsa durant cette période spirituelle constitue une provocation directe aux sentiments de centaines de millions de musulmans à travers le monde.
Le responsable parlementaire algérien a souligné que ces mesures représentent également une atteinte manifeste au statu quo historique et juridique qui régit la situation de la ville d’Al‑Qods et de ses lieux saints.

Il a rappelé que toute tentative visant à modifier l’identité arabe, islamique et chrétienne de la ville sainte ou à restreindre la liberté de culte constitue une violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes adoptées par la communauté internationale. Au cœur de cette déclaration figure un rappel clair de la position constante des Parlements arabes concernant la question palestinienne.
L’Union interparlementaire arabe a réaffirmé son attachement aux droits inaliénables du peuple palestinien, notamment son droit à l’établissement d’un État indépendant et souverain sur les frontières du 4 juin 1967 avec Al-Qods pour capitale.
Dans ce contexte, M. Boughali a insisté sur le fait que la mosquée Al-Aqsa, dans toute son étendue, relève exclusivement du droit des musulmans et que l’administration de ses affaires religieuses demeure du ressort du Département des Waqfs islamiques d’Al-Qods, relevant du ministère jordanien des Waqfs, conformément aux accords internationaux et au statu quo historique reconnu.
L’Union interparlementaire arabe a également dénoncé le maintien de la fermeture des portes de la mosquée aux fidèles, qualifiant cette décision d’acte hostile et de provocation dangereuse susceptible d’exacerber les tensions dans une région déjà marquée par une forte instabilité politique et sécuritaire.
Selon le communiqué, de telles mesures risquent d’alimenter les frustrations et d’attiser les tensions religieuses.
Dans un ton particulièrement ferme, l’organisation parlementaire a rejeté toute mesure unilatérale visant les symboles sacrés musulmans ou chrétiens à Al-Qods.
Elle a appelé à l’annulation immédiate de ces décisions et à la cessation de toute atteinte contre la mosquée bénie d’Al-Aqsa ainsi que contre l’ensemble des lieux saints.

M. Boughali a également averti que la poursuite de ces pratiques durant le mois de Ramadhan pourrait être perçue comme une provocation directe à l’égard de l’ensemble du monde musulman, ce qui risquerait d’entraîner la région dans une spirale de tensions à caractère religieux.
Dans ce contexte, l’UIPA a appelé la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies, ainsi que l’Organisation de la coopération islamique et les institutions parlementaires régionales et internationales, à assumer leurs responsabilités morales et juridiques. L’objectif est d’exercer une pression réelle afin d’obtenir la réouverture de la mosquée aux fidèles et de garantir la protection internationale du peuple palestinien et de ses lieux saints. L’Union interparlementaire arabe a également salué la résilience du peuple palestinien à Al-Qods et dans l’ensemble des territoires occupés, rendant hommage à celles et ceux qui continuent de se mobiliser pour défendre l’identité arabo-musulmane de la mosquée Al-Aqsa.
Concluant son communiqué, l’organisation a affirmé que la question d’Al-Qods et de ses lieux saints demeurera au cœur de ses priorités politiques et diplomatiques, réaffirmant sa détermination à coordonner les efforts parlementaires arabes et internationaux jusqu’à ce que le peuple palestinien obtienne sa liberté et que la justice soit rétablie conformément aux principes du droit international.
Abed M.

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