GHAZA  : 261 journalistes tués depuis le début de l’agression israélienne

dknews
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Le Bureau des médias dans la bande de Gaza Strip a annoncé mardi que le nombre de journalistes tombés en martyrs depuis le 7 octobre 2023 s’élève désormais à 261, après la mort d’une journaliste palestinienne lors d’un bombardement mené par l’armée d’occupation israélienne dans le centre de l’enclave. Selon les informations diffusées par cette instance médiatique, la journaliste Amal Mohamed Chemali, correspondante pour une radio qatarie, a perdu la vie lors d’une frappe visant des camps de réfugiés palestiniens situés dans la région de Sawarha, dans le centre de la bande de Gaza. Cet incident s’est produit malgré l’existence d’un cessez-le-feu en vigueur, ce qui souligne la persistance de conditions extrêmement dangereuses pour les civils et, en particulier, pour les journalistes qui continuent d’exercer leur mission d’information dans l’enclave palestinienne. Depuis le début de l’offensive israélienne contre la bande de Gaza, les professionnels des médias figurent parmi les catégories les plus exposées aux risques liés aux bombardements et aux opérations militaires. Les reporters et correspondants présents sur le terrain couvrent les événements au cœur d’un environnement marqué par les attaques aériennes et terrestres, tout en faisant face à des conditions humanitaires particulièrement difficiles.

Les journalistes palestiniens sont confrontés non seulement aux bombardements et aux tirs, mais également à des conditions de vie extrêmement précaires caractérisées par le manque de nourriture, l’épuisement et l’absence d’infrastructures de base.

Dans ce contexte, plusieurs organisations internationales de défense de la liberté de la presse ont exprimé à maintes reprises leur inquiétude face au nombre élevé de journalistes tués dans l’exercice de leur profession dans la bande de Gaza. La disparition d’Amal Mohamed Chemali vient ainsi s’ajouter à une longue liste de professionnels des médias qui ont perdu la vie depuis le début de ce conflit, illustrant les risques extrêmes auxquels sont confrontés les journalistes lorsqu’ils tentent de documenter les événements dans des zones de guerre.

Malgré ces conditions particulièrement périlleuses, les journalistes présents dans la bande de Gaza poursuivent leur travail afin de témoigner de la réalité quotidienne du conflit et de porter la voix des populations civiles confrontées aux conséquences dramatiques de la guerre.

Abed MEGHIT 

Le chancelier allemand exhorte l’entité sioniste à renoncer à ses projets d’annexion de la Cisjordanie

Le chancelier allemand Friedrich Merz a exhorté mardi l’entité sioniste à renoncer à ses projets d’annexion de la Cisjordanie occupée en Palestine, avertissant qu’une telle décision compromettrait les efforts visant à parvenir à une solution politique au conflit.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Berlin, Merz a exprimé sa vive inquiétude face aux récents développements, notamment la volonté de l’occupant sioniste d’étendre son contrôle sur la Cisjordanie et la poursuite de l’expansion des colonies illégales en Palestine.
« Je veux être très clair : les mesures d’annexion discutées à El-Qods compliqueraient davantage la solution à deux Etats », a-t-il déclaré, ajoutant que « le gouvernement allemand appelle instamment à éviter toute démarche concernant le territoire dit E1. Ce serait une grave erreur ».
« Il est crucial que nous, Européens, transmettions ce message ensemble », a-t-il insisté. Lundi, l’Allemagne avait condamné le récent massacre de civils palestiniens lors d’attaques menées par des colons et des soldats sionistes au nord-est de Ramallah en Cisjordanie occupée, qui a fait trois martyrs et plusieurs blessés palestiniens.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Josef Hintersehr, a déclaré que « la violence contre les civils palestiniens est inacceptable, par conséquent, nous condamnons ces attaques avec la plus grande fermeté ».
L’extension des colonies sionistes en Cisjordanie et les discussions autour d’une possible annexion de certaines zones suscitent depuis longtemps des critiques de la communauté internationale.
L’Union européenne considère ces colonies comme illégales au regard du droit international et estime qu’elles compromettent la viabilité d’une solution à deux Etats.

Agression sioniste: l’OCHA met en garde contre le maintien de la fermeture des points de passage à Ghaza

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a mis en garde contre la poursuite de la fermeture des points de passage autour de Ghaza, soulignant que cette situation continue de compromettre les opérations humanitaires dans l’enclave. L’OCHA a indiqué que la fermeture persistante du point de passage de Zikim contraint les travailleurs humanitaires à réacheminer les fournitures vitales via le point de passage de Karam Abou Salem, qui demeure le seul passage encore opérationnel, un itinéraire plus long et plus coûteux.
Selon la même source, certains travailleurs humanitaires ont été autorisés, il y a deux jours, à effectuer des rotations pour entrer et sortir de Ghaza pour la première fois depuis le début de l’escalade de la violence le 28 février dernier, et ce via le point de passage de Karam Abou Salem. Toutefois, les évacuations médicales ainsi que le retour des Palestiniens depuis l’étranger restent suspendus en raison du maintien de la fermeture du point de passage de Rafah.
Entre-temps, les Nations unies et leurs partenaires continuent de saisir toute opportunité pour soutenir les populations dans le besoin et étendre leurs opérations humanitaires dans la mesure du possible.
Par ailleurs, le coordinateur humanitaire des Nations unies dans le territoire palestinien occupé, Ramiz Alakbarov, a condamné la mort en martyr et les blessures de Palestiniens lors d’attaques menées par des colons sionistes.
Il a averti que « cette violence s’intensifie et accroît les risques graves auxquels sont confrontés les Palestiniens dans la région », appelant l’entité sioniste à prévenir de telles attaques et soulignant la nécessité d’assurer la protection des civils et de traduire les responsables en justice.
Dans le même contexte, la fermeture des barrages à travers la Cisjordanie continue d’entraver l’accès des Palestiniens aux services et aux lieux de travail, ainsi que les déplacements des équipes d’urgence et des organisations humanitaires.
De son côté, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé que « les ambulances mettent davantage de temps pour atteindre les patients, car elles sont contraintes d’emprunter des routes plus longues et de chercher des points de passage accessibles ».

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