La situation humanitaire dans la bande de Gaza Strip continue de se détériorer alors que le bilan humain de l’offensive militaire israélienne atteint des proportions dramatiques. Selon les autorités sanitaires palestiniennes, le nombre de martyrs s’élève désormais à 72 123 personnes, tandis que 171 805 autres ont été blessées depuis le début des hostilités le 7 octobre 2023.
Ces chiffres, rendus publics samedi, témoignent de l’ampleur des pertes humaines enregistrées dans ce territoire soumis à une crise humanitaire majeure depuis plus de deux ans.
D’après les informations communiquées par les services de santé locaux, les victimes sont en grande majorité des civils, parmi lesquels un nombre particulièrement élevé de femmes et d’enfants. Au cours des dernières vingt-quatre heures seulement, les corps de trois martyrs ont été transférés vers les hôpitaux de la bande de Ghaza, tandis que trois autres personnes blessées ont été admises dans les établissements médicaux. Les autorités sanitaires soulignent toutefois que ce bilan reste provisoire, de nombreuses victimes étant encore ensevelies sous les décombres de bâtiments détruits lors des bombardements.
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu annoncé le 10 octobre dernier, la violence n’a pas totalement cessé. Les données officielles indiquent que 640 Palestiniens ont perdu la vie et 1 707 autres ont été blessés durant cette période. Les équipes de secours ont également procédé à la récupération de 753 corps de martyrs qui se trouvaient encore sous les décombres dans différentes zones du territoire.
La destruction massive des infrastructures civiles complique considérablement les opérations de secours et de recherche. Les équipes médicales et humanitaires travaillent dans des conditions extrêmement difficiles en raison du manque de matériel, de médicaments et d’infrastructures fonctionnelles. La communauté internationale continue de suivre avec inquiétude l’évolution de la situation dans la bande de Ghaza, où les conséquences humanitaires de ce conflit se font sentir dans tous les domaines de la vie quotidienne. Malgré les appels répétés à l’arrêt des hostilités et les initiatives diplomatiques visant à instaurer une trêve durable, la situation reste extrêmement fragile. Les organisations humanitaires alertent régulièrement sur les besoins urgents de la population, notamment en matière de soins médicaux, d’alimentation, d’eau potable et d’abris pour les milliers de familles déplacées.
Par Abed Meghit
Le monde sportif palestinien durement frappé par un lourd bilan humain et matériel
Le secteur sportif palestinien traverse l’une des périodes les plus dramatiques de son histoire récente.
Selon un rapport publié par les autorités sportives palestiniennes et relayé par l’agence de presse Wafa, plus de mille membres de la communauté sportive ont perdu la vie dans la bande de Gaza depuis le début de l’offensive israélienne.
D’après les données recueillies par l’Union palestinienne du sport, la période allant du 7 octobre 2023 au 12 février 2026 a été marquée par des pertes humaines considérables.
Au total, 1007 personnes issues du monde sportif palestinien ont été recensées parmi les victimes dans les gouvernorats du sud.
Le bilan humain révèle l’ampleur du drame.
Parmi les personnes décédées figurent 962 hommes et 45 femmes appartenant à différentes composantes du mouvement sportif.
Les victimes comprennent des joueurs, des entraîneurs, des arbitres, des dirigeants de clubs, des membres de conseils d’administration ainsi que des cadres travaillant dans les fédérations sportives et les institutions de jeunesse.
Le rapport souligne que la Fédération palestinienne de football est l’organisation la plus durement touchée par ces pertes humaines, avec 565 membres recensés parmi les victimes.
Les fédérations sportives olympiques enregistrent pour leur part 317 martyrs, tandis que l’Association des scouts et guides palestiniens déplore la perte de 125 de ses membres.
Au-delà des pertes humaines, le secteur sportif de Ghaza subit également des destructions matérielles massives.
Le rapport fait état de 265 installations sportives endommagées, parmi lesquelles des stades, des salles omnisports et des sièges administratifs de clubs et d’organisations sportives.
Parmi ces infrastructures, 184 ont été totalement détruites tandis que 81 ont été partiellement endommagées. Les dégâts concernent notamment des stades principaux, des terrains de football homologués, des salles couvertes, des piscines, des terrains de basketball et de volleyball ainsi que des installations destinées à l’entraînement des athlètes.
La seule piste d’athlétisme de la bande de Ghaza a également été endommagée, illustrant l’ampleur des destructions qui frappent les équipements sportifs essentiels à la formation et à l’encadrement des jeunes talents. Face à la gravité de la crise humanitaire, plusieurs infrastructures sportives ont été réaffectées à des usages d’urgence.
Des stades majeurs comme le Stade Yarmouk, le Stade Palestine et le Stade Al‑Durra ont été transformés en centres d’accueil pour les populations déplacées.
Le rapport mentionne également la disparition de cinq membres du mouvement sportif palestinien dont le sort demeure incertain.
Ces personnes appartiennent à plusieurs clubs et institutions sportives et figuraient parmi les acteurs actifs du développement du sport dans la région.
Pour les responsables du mouvement sportif palestinien, ces chiffres témoignent de l’ampleur des pertes subies par un secteur qui jouait un rôle central dans la cohésion sociale et l’encadrement de la jeunesse. Depuis plus de deux ans, la bande de Ghaza est le théâtre d’un conflit qui a provoqué une crise humanitaire majeure et des destructions d’une ampleur sans précédent.
Malgré les appels répétés de la communauté internationale et les décisions de la Cour internationale de justice appelant à la cessation des hostilités, la situation demeure extrêmement préoccupante.
Les conséquences de ce conflit se répercutent sur tous les domaines de la vie sociale, y compris le sport, qui représentait jusqu’alors un espace d’expression, de solidarité et d’espoir pour de nombreux jeunes Palestiniens.
Abed M.
L’occupation sioniste intensifie son agression en Cisjordanie
Les forces d’occupation sionistes ont intensifié, jeudi, pour le sixième jour consécutif, leur agression dans divers gouvernorats de Cisjordanie, y compris à Al-Qods occupée, alors qu’une campagne d’arrestations ayant déjà touché des dizaines de personnes et fait des blessés par balles, bat son plein, rapporte l’agence de presse palestinienne Wafa.
En plus de la fermeture des points de contrôle militaires et du resserrement du siège des villes et villages en Cisjordanie occupée, l’entité sioniste a intensifié sa politique de conversion des maisons des Palestiniens en casernes militaires, forçant leurs propriétaires à les évacuer.
Dans le village de Faqoua, à l’est de Jenine, l’occupation a transformé 9 maisons palestiniennes en casernes durant plusieurs jours.
Selon Wafa, les forces d’occupation ont mené jeudi à l’aube des descentes dans des villages à l’ouest de Ramallah, au cours desquelles elles ont arrêté 13 Palestiniens après avoir vandalisé leurs maisons.
Au cours des six derniers jours, plus de 100 Palestiniens ont été arrêtés, alors que 5 autres ont été blessés par balles à Jenine, a-t-elle ajouté, citant des sources médicales.
Cisjordanie occupée: 13 Palestiniens arrêtés par l’armé de l’occupation sioniste à Ramallah
Les forces de l’occupation sioniste ont arrêté jeudi 13 Palestiniens dans des villages situés à l’ouest de Ramallah en Cisjordanie occupée, a rapporté l’agence de presse Wafa.
Des sources sécuritaires citées par Wafa ont indiqué que les forces d’occupation ont pris d’assaut le village de Beit Ur al-Tahta, perquisitionné plusieurs maisons et y ont arrêté quatre Palestiniens.
Les mêmes sources ont ajouté que les forces d’occupation ont arrêté sept Palestiniens dans le village de Kharbatha al-Misbah.
Deux autres Palestiniens ont été interpellés dans les villages de Safa et de Beit Sira.
Les forces sionistes ont également fermé les entrées des villages occidentaux du gouvernorat de Ramallah et lancé des raids sur des dizaines de maisons.
Diverses régions de Cisjordanie et d’Al-Qods occupées font l’objet, quasi quotidiennement, de descentes et d’incursions menées par les forces sionistes, accompagnées d’arrestations et de tirs à balles réelles et de gaz lacrymogènes contre les Palestiniens.
L’occupant sioniste continue de fermer les portes d’Al Aqsa pour le sixième jour consécutif
Les forces d’occupation sionistes ont de nouveau fermé jeudi les portes de la mosquée Al-Aqsa pour le sixième jour consécutif, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.
Les forces d’occupation ont empêché les fidèles d’accéder à la mosquée sainte, invoquant l’état d’urgence, tout en procédant à un déploiement massif autour du sanctuaire et aux portes de la vieille ville, interdisant aux Palestiniens l’accès à ses esplanades, souligne Wafa qui cite le gouvernorat d’El-Qods.
Les forces d’occupation avaient fermé la mosquée Al-Aqsa samedi, contraignant les fidèles à quitter les lieux et empêchant l’accomplissement des prières d’Al-Icha et de Tarawih (surérogatoires).
La fermeture de la mosquée intervient alors que l’armée d’occupation a annoncé l’imposition d’un bouclage sur la Cisjordanie occupée.
