Dans une démarche visant à consolider les principes de transparence et d’intégrité dans le domaine économique, l’Agence algérienne de promotion de l’investissement et la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption ont signé à Alger une convention de coopération destinée à renforcer la coordination entre les deux institutions et à promouvoir un environnement d’investissement fondé sur la confiance, la transparence et la bonne gouvernance.
L’accord a été signé par le directeur général de l’Agence, Omar Rekkache, et la présidente de la Haute autorité, Salima Mousserati, en marge d’une journée d’information consacrée aux mécanismes de mise en œuvre de la Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption dans le domaine de l’investissement.
Cette rencontre a réuni des représentants de plusieurs institutions publiques, d’administrations et d’organisations patronales, témoignant de l’intérêt accordé à la consolidation des principes d’intégrité dans l’écosystème économique national. La convention signée vise à instaurer un cadre de coopération structuré et durable permettant d’améliorer la coordination entre les deux institutions en matière de transparence, de redevabilité et de prévention de la corruption.
Elle prévoit également le développement d’outils de suivi et d’évaluation destinés à renforcer l’efficacité des politiques publiques dans ce domaine.
L’accord prévoit notamment l’échange d’expertises entre les deux institutions, ainsi que la mise en place de mécanismes visant à renforcer la conformité des procédures administratives liées à l’investissement.
Cette coopération permettra également d’élargir le champ des mécanismes de prévention de la corruption au sein des établissements publics à vocation économique et stratégique. À cette occasion, M. Rekkache a souligné que l’amélioration du climat des affaires passe nécessairement par l’ancrage d’une culture de l’intégrité et la moralisation des pratiques administratives. Selon lui, la transparence dans les procédures, la clarté des critères d’attribution et l’égalité de traitement entre les investisseurs constituent des conditions indispensables pour instaurer un climat de confiance et renforcer la crédibilité de l’administration.
Il a rappelé dans ce contexte que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a fait de l’amélioration du climat d’investissement l’une des priorités majeures de son programme de réformes économiques.
Plusieurs mesures structurantes ont été mises en place afin de garantir davantage de transparence dans les procédures administratives, notamment la création d’une Haute commission nationale chargée des recours liés à l’investissement et la mise en place de la plateforme numérique dédiée aux investisseurs.
Cette plateforme numérique constitue aujourd’hui un outil central pour le traitement transparent des demandes de foncier économique, un domaine qui a longtemps constitué une source de spéculation et d’opacité.
Dans la même dynamique, l’Agence a également développé plusieurs outils numériques destinés à faciliter l’étude et le suivi des projets d’investissement, notamment la bourse de partenariat, l’espace d’expression des intentions d’investissement, la plateforme de dépôt des requêtes ainsi qu’un espace dédié au signalement des infractions.
Dans le cadre du renforcement de cette démarche de transparence, M. Rekkache a annoncé le lancement de l’élaboration d’une charte de déontologie professionnelle destinée aux employés de l’Agence et aux représentants des administrations et organismes publics présents au niveau des guichets uniques d’investissement. Cette charte aura pour objectif de définir un cadre clair des pratiques professionnelles dans la gestion des dossiers d’investissement, en mettant en avant des principes fondamentaux tels que l’intégrité dans l’exercice des missions, la transparence dans le traitement des demandes, l’impartialité dans la prise de décision, la prévention des conflits d’intérêts et le respect des délais de traitement. De son côté, Mme Mousserati a affirmé que cette coopération représente un cadre de référence important pour renforcer les mécanismes de coordination entre les institutions publiques engagées dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance.
Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des agents publics à travers des programmes de formation et de sensibilisation spécialisés dans la prévention et la lutte contre la corruption.La présidente de la Haute autorité a par ailleurs souligné l’importance d’ouvrir un débat approfondi sur la révision du système juridique relatif au traitement des erreurs de gestion.
Une telle réflexion permettrait, selon elle, de parvenir à un équilibre entre la protection des deniers publics, l’encouragement de l’initiative et la responsabilité dans la prise de décision, dans un cadre juridique stable et propice au développement de l’investissement.
À travers cette convention, les deux institutions ambitionnent ainsi de renforcer durablement la confiance entre l’administration et les investisseurs et de contribuer à l’émergence d’un environnement économique plus transparent, plus compétitif et plus attractif.
Abed M.
Transparence et confiance : Une nouvelle alliance pour renforcer l’attractivité de l’investissement
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