CAN féminine 2026 : Tensions autour de l’organisation, l’Afrique du Sud hausse le ton face au Maroc

dknews
4 Min Read

L’incertitude continue de planer autour de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026. À quelques jours seulement de la date initialement prévue pour le coup d’envoi, la Confédération africaine de football demeure silencieuse, entretenant un flou qui alimente interrogations et crispations.

Ni confirmation officielle du pays hôte, ni nouvelles dates annoncées : cette absence de communication nourrit les spéculations et pousse certains acteurs à sortir de leur réserve. C’est notamment le cas du ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, qui n’a pas hésité à afficher publiquement l’agacement de Pretoria face à cette situation.
Déjà candidat déclaré pour accueillir la compétition en cas de désistement, l’Afrique du Sud a décidé d’élever le ton et de se positionner clairement comme une alternative crédible pour organiser le tournoi continental. Dans des déclarations particulièrement directes, le responsable sud-africain a interpellé ouvertement le Maroc, considéré jusqu’ici comme l’hôte pressenti de l’événement.
« Si le Maroc est prêt à organiser la CAN féminine après avoir réussi l’organisation d’autres compétitions, qu’il le fasse. Sinon, nous disposons des stades et des infrastructures nécessaires pour accueillir ce tournoi. Nous ne nous laisserons pas prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous », a-t-il lancé, dans un message sans ambiguïté. Le ton s’est encore durci lorsque le ministre a évoqué les turbulences qui ont entouré la dernière édition de la Coupe d’Afrique des nations masculine.
Selon lui, certains événements liés à cette compétition auraient contribué à bouleverser le calendrier et les équilibres autour de la CAN féminine. « Le monde doit-il souffrir parce que le Sénégal a remporté la CAN ? Si la finale avait connu un autre scénario, serions-nous aujourd’hui dans cette incertitude ? », s’est-il interrogé, laissant entendre que les retombées de la dernière édition masculine auraient pesé sur les décisions en cours.
Ces déclarations surviennent alors que la compétition féminine devait initialement se dérouler du 17 mars au 3 avril 2026. Plusieurs sources évoquent désormais un report officieux, mais aucune annonce formelle n’est venue confirmer ce changement de calendrier.
Cette situation contraste fortement avec la transparence observée dans d’autres dossiers, notamment les discussions engagées entre la Confédération africaine de football et le Maroc au sujet de l’organisation de la CAN 2028. Dans ce contexte tendu, l’Afrique du Sud affiche une disponibilité totale. Pretoria estime disposer d’infrastructures modernes et d’une solide expérience organisationnelle pour accueillir une compétition de cette envergure.
Les autorités sud-africaines multiplient d’ailleurs les signaux en direction de la CAF afin de rappeler leur candidature et leur capacité à organiser rapidement le tournoi. Pour l’heure, l’instance dirigeante du football africain garde le silence. Mais ce mutisme intrigue de plus en plus les observateurs et les fédérations nationales, d’autant que la date supposée du coup d’envoi approche inexorablement. Entre pression diplomatique, rivalité sportive et enjeux d’image pour le football africain, le dossier de la CAN féminine 2026 s’annonce désormais comme l’un des sujets les plus sensibles de l’agenda continental.
Abed MEGHIT

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *