Le président de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA), Mustapha Berraf, a présenté les lignes de la stratégie olympique continentale pour le mandat olympique 2025-2029, basées sur une dynamique sportive internationale et des partenariats stratégiques pour le développement du sport en Afrique.
Depuis Alger, le président de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique, Mustapha Berraf, a dévoilé les orientations majeures de la stratégie olympique africaine pour le mandat 2025-2029.
Cette feuille de route s’articule autour du renforcement de la coopération internationale, du développement des infrastructures sportives et de l’amélioration des conditions de préparation des athlètes du continent.
L’annonce d’une dynamique diplomatique sportive soutenue marque l’un des axes forts de cette stratégie.
Parmi les initiatives prévues figure la visite du président de la FIFA, Gianni Infantino, destinée à examiner les perspectives du football africain et à approfondir les mécanismes de coopération institutionnelle.
Cette démarche traduit l’ambition d’inscrire le sport africain dans une gouvernance mondiale plus inclusive et plus équilibrée. Dans le domaine des infrastructures, un accord stratégique conclu entre l’ACNOA et la FIFA prévoit la construction de cinquante stades sur le continent.
L’Algérie ambitionne de bénéficier de ce programme à travers la réalisation d’un stade à Tazrouk, dans l’extrême Sud du pays, illustrant une volonté de démocratiser l’accès aux équipements sportifs et de promouvoir le sport dans toutes les régions.
La coopération internationale s’étend également au cyclisme, avec la visite annoncée du président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, à l’occasion du Tour d’Algérie 2026.
Cette ouverture vers les grandes instances sportives mondiales vise à renforcer la visibilité du sport africain et à favoriser le transfert d’expertise. Sur le plan du soutien direct aux athlètes, l’ACNOA prévoit une enveloppe financière de trois millions de dollars destinée à améliorer les conditions de préparation et de performance.
Cette mesure s’inscrit dans une politique de valorisation du capital humain sportif africain, considérée comme un facteur déterminant de compétitivité internationale.
Le bilan présenté pour l’année 2025 met en évidence la concrétisation de plusieurs projets structurants, notamment la construction de piscines olympiques dans des pays dépourvus d’infrastructures aquatiques et la conclusion de partenariats de coopération avec des comités olympiques asiatiques.
Cette stratégie d’ouverture renforce la circulation des compétences et des expériences à l’échelle intercontinentale.
Au-delà des annonces, le message adressé aux fédérations nationales met l’accent sur l’importance de la formation de base et du sport scolaire.
L’objectif est de construire un modèle de développement sportif durable, fondé sur la détection précoce des talents et l’élargissement de la pratique sportive.
Cette vision globale place le sport au service du développement humain, de la cohésion sociale et du rayonnement international du continent africain.
Par Abed Meghit
