Ramadhan : Présence notable sur les marchés des produits de femmes au foyer à Constantine

dknews
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Les marchés de la wilaya de Constantine connaissent, durant le mois sacré de Ramadhan, une présence notable de produits alimentaires traditionnels préparés par des femmes au foyer. Ces produits traditionnels, porteurs de saveurs du patrimoine et de l’authenticité, confèrent à ces marchés une grande diversité et un caractère particulier. Ils ne sont plus de simples mets servis sur les tables de l’iftar, mais expriment également le patrimoine local, transmis de génération en génération, tout en contribuant au soutien de l’économie locale.
L’engouement pour ces produits alimentaires traditionnels préparés par cette catégorie de la société tels que le frik destiné à la préparation de la soupe (appelée localement djari), les feuilles de dioul (khatfa) pour le bourek, le couscous, la chakhchoukha, la thrida (Tridet El Mousse et Tridet Tadjine), les Semeniyate, ainsi que le pain maison (Khobz Ed-dar) et la Kesra, constituent un phénomène positif persistant. l’attachement au patrimoine.
Il renforce également le rôle économique de ces femmes, tout en touchant les dimensions sociales et culturelles, contribuant ainsi à consolider l’identité nationale et le sentiment d’appartenance.
Investir dans la préparation des plats et pâtes traditionnelles= Parmi les exemples marquants dans ce domaine, figure Rachida, femme au foyer et mère de trois filles de la commune de Ben Badis, qui a transformé son domicile en petit atelier de fabrication de pâtes traditionnelles.
Elle a confié à l’APS qu’elle exerce cette activité depuis plusieurs années avec ses filles et vend ses produits aux femmes actives qui lui commandent de grandes quantités de thridat tajine, de chakhchoukha et d’autres produits, au point qu’elle se retrouve parfois dans l’incapacité de satisfaire toutes les demandes.
Elle a ajouté que cette activité lui procure un revenu complémentaire contribuant à améliorer les conditions de vie de sa famille, renforçant ainsi son rôle économique et social dans la société, aux côtés d’autres femmes actives dans ce domaine.

De son côté, Saliha (45 ans), résidant dans la commune d’Aïn Abid, a investi dans ce secteur en transformant sa maison en un petit dépôt de pâtes traditionnelles.
Selon elle, la demande augmente particulièrement durant le mois de Ramadhan, les fêtes et les mariages, précisant qu’elle trouve à peine du temps libre en raison du grand nombre de commandes, qu’elles proviennent de commerces spécialisés dans les produits traditionnels ou de ses clientèles parmi les femmes actives.
Mère de quatre enfants, Saliha affirme que la commercialisation de ses produits ne se limite plus aux marchés traditionnels, mais s’étend aux plateformes numériques et aux réseaux sociaux, ce qui lui permet d’atteindre de nouveaux clients et d’augmenter ses opportunités de vente, notamment avec la croissance du commerce en ligne. Parmi les principales spécialités sucrées traditionnelles qu’elle prépare pendant le mois de Ramadhan, la « chebah essoufra », spécialité réputée de la cuisine constanteinoise et préparée à base d’amandes et de sucre, puis servie dans une sauce sucrée contenant de la viande et des épices telles que la cannelle, le safran, le clou de girofle et l’anis étoilé.Il est généralement présenté au début, au milieu ou lors de la nuit du 27 du mois sacré.
Selon certains consommateurs, cette activité fait face à des défis liés à la nécessité de fournir un encadrement et une orientation appropriée à ces femmes afin de garantir des produits de qualité.
De telles activités contribuent au soutien du revenu familial ainsi qu’à l’économie locale, tout en dynamisant l’activité commerciale et en assurant la pérennité de ces mets traditionnels qui constituent une composante essentielle de l’identité culturelle.

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