Une conférence historique a été organisée, jeudi à Alger, en commémoration du 64e anniversaire des manifestations du 27 février 1962 à Ouargla, un élan populaire en soutien à l’unité nationale.
Présidant l’ouverture de cette conférence, le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Abdelmalek Tacherift a indiqué que ces manifestations « ont traduit la volonté d’une nation convaincue de la justesse de sa cause, attachée à son droit à la liberté et à la souveraineté, et ayant exprimé clairement son ralliement à la direction de la Révolution et au Front de libération nationale (FLN), ainsi que son attachement à l’intégrité territoriale nationale ».
Les enfants de Ouargla et les populations des régions du Sud ont répondu à l’appel de la Révolution. Leur mobilisation et leur participation à ces manifestations furent « un désaveu de la politique coloniale et un message fort affirmant que l’Algérie est une et indivisible, et que le Sahara fut et restera une partie indissociable de l’Algérie », a ajouté le ministre.
Ces manifestations, a rappelé M. Tacherift, « ont contribué à renforcer la position de la délégation algérienne en charge des négociations à Evian, lui donnant les moyens de rester ferme sur les constantes nationales, à leur tête l’unité territoriale et la pleine souveraineté, et d’affirmer que le FLN est le seul et unique représentant légitime du peuple algérien, conformément à la Déclaration du 1er novembre ».
Tacherift a estimé que cet anniversaire constitue une occasion de valoriser les efforts déployés par l’Etat, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en vue de « promouvoir les régions du Grand Sud et de concrétiser un développement équilibré, fidèle au legs des martyrs ».
Les travaux de cette conférence, organisée au Centre national d’études et de recherche sur la Résistance populaire, le Mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954 (CNERMN54), ont été marqués par des interventions portant sur les dimensions historiques et nationales de cette étape décisive de la lutte du peuple algérien.
Dans ce cadre, le coordinateur de la Commission algérienne Mémoire et Histoire, M. Mohamed Lahcen Zeghidi, a souligné que cette rencontre « incarne la réalité de l’unité nationale qui a mis en échec le complot du général de Gaulle visant à contourner les Accords d’Evian, à travers la tentative de dissocier le Sahara et de le considérer comme français ».
