Batna : « Les contributions du défunt moudjahid Hadj Lakhdar à la Révolution », thème d’un séminaire historique

dknews
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« Les contributions du défunt moudjahid Mohamed-Tahar Abidi (connu sous le nom de Hadj Lakhdar) à la Révolution dans la région des Aurès » étaient au centre d’un séminaire historique organisé mardi à la faculté des sciences islamiques de l’université de Batna-1, sous la présidence du wali, Riadh Benahmed, et en présence de moudjahidine et de chercheurs en histoire.
Cette rencontre, initiée par la direction des moudjahidine et des ayants-droit, en coordination avec le Musée du moudjahid, a été organisée en commémoration du 28e anniversaire du décès de Mohamed-Tahar Abidi, né le 12 mars 1914 et décédé le 24 février 1998 à l’âge de 84 ans.
Le séminaire a permis de mettre en lumière le parcours militant du défunt, ses activités au sein du mouvement national et son initiative de former deux cellules secrètes, la première en 1939 à Batna et la seconde en 1942 à Ain Touta. Des cellules qui se développèrent et multiplièrent leurs activités en préparation du déclenchement de la glorieuse Révolution.
Dr Kiroud Lamraoui, membre du comité scientifique du Musée du moudjahid et chercheur en histoire à l’université de Batna-1, a souligné que le regretté Hadj Lakhdar fut « l’un des premiers moudjahidine de la région des Aurès ».
Selon le même chercheur, le combat de Hadj Lakhdar a commencé dans la nuit du 1er novembre 1954 depuis la maison Boulekouas, à Khenguet Heddada, dans la région de Tibikaouine, à l’ouest de l’actuelle commune de Foum Toub, au sein d’un groupe de moudjahidine qui attaqua une caserne de l’armée coloniale française à Batna.

Le même intervenant a évoqué les principales étapes du parcours du moudjahid Hadj Lakhdar et de son combat acharné contre l’ennemi français, ainsi que sa progression dans les responsabilités, passant de combattant dans l’Armée de libération nationale (ALN) à responsable de la zone de Batna, puis de la première région, ensuite de la deuxième, pour devenir, en 1958, commandant de la Wilaya I historique avec le grade de colonel.
En 1959, il répondit à l’appel de la direction de la Révolution qu’il rejoignit en Tunisie.
Dr Kiroud a souligné que le défunt a choisi, dès le début des années 1980, de se consacrer à des oeuvres de bienfaisance, lançant, notamment, le projet de construction d’un complexe islamique dans la ville de Batna, alliant science et culte.
Il avait choisi, pour cet ambitieux projet, un terrain utilisé à l’époque coloniale en tant qu’aérodrome militaire d’où décollaient les avions de guerre pour aller frapper les combattants algériens.
Un projet que Hadj Lakhdar « a tenu et veillé à réaliser », selon le même chercheur, donnant naissance au complexe du 1er-Novembre-1954, inauguré en 2003 et comprenant plusieurs structures dont, entre autres, une mosquée pouvant accueillir 30.000 fidèles, une maison de la fatwa et une bibliothèque.

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