Après quatre jours passés du mois sacré du Ramadan, les marchés Algériens connaissent une effervescence particulière, avec une affluence massive de citoyens venus acquérir les indispensables pour ce mois béni.
Lors d’une visite dans certains marchés de proximité du 1 Mai et d’autres marchés populaires d’Alger, nous avons observé des scènes reflétant pleinement l’ambiance ramadanesque : des étals débordant de diverses variétés de dattes, des effluves d’épices embaumant l’air, et les voix des marchands se mêlant à celles des clients en quête des meilleures offres.
Dans cette atmosphère, nous avons interrogé quelques acheteurs sur leurs traditions culinaires durant le Ramadan.
À la question : Quel est le plat avec lequel les Algériens rompent leur jeûne pendant le Ramadan ?, la réponse a été quasi unanime.
La plupart ont affirmé que le Frik ou la harira occupent une place prépondérante, étant des plats essentiels qui ne manquent jamais sur la table algérienne.
Elles sont suivies par le bourek, compagnon fidèle des premiers instants de l’iftar.
Cependant, face à la hausse des prix observée cette année, de nombreuses familles optent pour le stockage préalable de certaines denrées avant l’arrivée du Ramadan.
Interrogés sur leur avis concernant la congélation des aliments ou des produits alimentaires en amont pour alléger les charges durant le mois sacré, les avis étaient partagés.
Une dame a déclaré : “Nous stockons certaines viandes et légumes pour éviter la foule et les augmentations soudaines des prix, surtout que ceux-ci grimpent à l’approche du Ramadan.” Tandis qu’un autre acheteur a exprimé son désaccord en disant : “Je préfère acheter tout frais, car la congélation fait perdre aux aliments leur saveur originale.”
Entre l’effervescence des marchés et les préparatifs incessants, le Ramadan en Algérie demeure une occasion spéciale où se mêlent rites religieux et sociaux.
Les tables se parent des mets les plus délicieux, renforçant les liens familiaux et communautaires autour des valeurs de générosité et de solidarité.
Par F. Yanis
