L’ONU lance un appel visant à lever 4,1 milliards de dollars pour aider les Palestiniens en 2025

dknews
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Les Nations unies et leurs partenaires humanitaires ont lancé mercredi un appel d’urgence visant à lever 4,1 milliards de dollars américains afin d’aider 3,3 millions de Palestiniens en 2025.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU a déclaré que près de 90 % des fonds demandés seraient destinés à la réponse humanitaire à Ghaza. Le reste sera utilisé en Cisjordanie, y compris à El-Qods-Est.  

« La rapidité et l’ampleur des massacres et des destructions qui ont eu lieu sont sans précédent dans l’histoire récente de la bande de Ghaza. Ce nouvel appel vise à soutenir l’ensemble de la population de Ghaza – soit quelque 2,1 millions de personnes, qui ont toutes besoin d’aide humanitaire après 14 mois d’hostilités brutales », a déclaré l’OCHA.  

Les humanitaires ont cependant précisé qu’il faudrait en fait bien plus que les 4,1 milliards de dollars demandés. Une réponse humanitaire à grande échelle nécessiterait 6,6 milliards de dollars. 

Cet appel éclair se base sur le pronostic selon lequel les organisations humanitaires continueront à faire face à de lourdes contraintes dans leurs opérations en 2025, limitant sévèrement leurs activités.  

L’OCHA a déclaré que l’entité sioniste devait prendre des mesures immédiates et efficaces pour que les besoins essentiels des civils soient satisfaits de toute urgence, notamment en levant tous les obstacles à l’acheminement de l’aide et en facilitant les opérations humanitaires telles que la distribution de biens essentiels aux Palestiniens dans le besoin.

Palestine occupée: l’AG de l’ONU adopte à une large majorité une résolution pour soutenir l’UNRWA

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à une large majorité, mercredi soir, une résolution pour soutenir le mandat de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Le projet de résolution: « Appui au mandat de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient » a reçu le soutien de 159 pays.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères cité par l’agence de presse Wafa, a exprimé « sa profonde gratitude » aux pays qui ont parrainé et soutenu cette résolution, « ce qui reflète un engagement continu envers la Charte des Nations unies, les principes de justice, les droits de l’homme et la loi internationale ».

Il a souligné que le soutien renouvelé à l’UNRWA « est un message clair sur l’importance de poursuivre son rôle vital dans la fourniture de services de base aux réfugiés palestiniens, et la protection de leurs droits légitimes, et renforce la stabilité régionale ».

Le ministère a, en outre, réitéré dans le même contexte que l’UNRWA « reste l’épine dorsale de toutes les opérations humanitaires à Ghaza et qu’aucune organisation ne peut la remplacer ou égaler son mandat au service des réfugiés palestiniens jusqu’à ce que ces derniers rentrent chez eux conformément à la résolution de l’AG de l’ONU 194 ».

Ghaza: pratiquement aucune aide dans le nord depuis plus de 66 jours

La situation humanitaire reste « catastrophique » dans le nord de la bande de Ghaza où la population n’a reçu pratiquement aucune aide depuis plus de 66 jours, alors que les frappes sionistes contre l’enclave palestinienne continuaient d’affecter durement des milliers de personnes, a déploré le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

« Les forces (sionistes) ont continué à imposer un siège renforcé sur Beit Lahiya, Beit Hanoun et certaines parties de Jabalya, laissant entre 65.000 et 75.000 personnes sans accès à la nourriture, à l’eau, à l’électricité ou à des soins de santé fiables, alors que de nombreuses victimes continuent d’y être signalés », a détaillé l’OCHA dans son dernier rapport de situation humanitaire sur l’enclave palestinienne.

L’aide vitale aux zones assiégées du gouvernorat de Ghaza Nord a été largement bloquée au cours des deux derniers mois. Dans ce climat de pénuries et de survie, des déplacements forcés à grande échelle de Beit Lahiya ont été signalés au cours de la semaine dernière, dont 5.500 personnes déplacées de force le 4 décembre de trois écoles de Beit Lahiya vers la ville de Ghaza, selon OCHA.

Par ailleurs, l’OCHA signale que de graves problèmes d’accès continuent d’empêcher les partenaires de l’ONU de procéder à des contrôles suffisamment réguliers pour détecter les cas de malnutrition qui nécessitent un traitement.

Les agences humanitaires ont tenté, entre le 1er et le 9 décembre, d’atteindre les zones assiégées de Jabalya, Beit Lahiya et Beit Hanoun à 17 reprises, dont 16 ont été refusées et une a été entravée, a ajouté le bureau des affaires humanitaires de l’ONU. La mission entravée a eu lieu le 1er décembre, avec le déploiement d’une équipe médicale d’urgence à l’hôpital Kamal Adwan et « l’évacuation des patients après de longs retards ».

Ces restrictions interviennent alors que « les niveaux de faim, de dévastation et de destruction à Ghaza (…) sont pires que jamais auparavant ». Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), les marchés sont vides, il n’y a pratiquement pas de nourriture qui arrive, et les conditions météorologiques qui s’aggravent obligent les Palestiniens à « une lutte quotidienne pour la survie ».

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