Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a mis l’accent sur l’urgence de restaurer la paix au Soudan du Sud, appelant les dirigeants de ce pays à œuvrer en faveur d’un processus inclusif favorisant la cohésion nationale, a rapporté mercredi le site Pulse of Africa.
S’exprimant à Addis-Abeba lors d’une réunion du Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine (UA) pour le Soudan du Sud (C5), M.
Ramaphosa a souligné la nécessité pour la région d' »agir sans délai, avec courage et de manière unie » afin d’éviter une reprise du conflit dans ce pays.
Les dirigeants régionaux sont prêts à apporter leur soutien, mais la responsabilité ultime pour la paix incombe aux autorités sud-soudanaises, a insisté M. Ramaphosa.
« Les dirigeants du Soudan du Sud doivent agir de bonne foi et démontrer leur engagement en faveur d’un processus inclusif favorisant la cohésion nationale », a-t-il déclaré, ajoutant que « les choix dans les mois à venir détermineront si le Soudan du Sud s’achemine vers une paix durable ou replonge dans des cycles d’instabilité ».
Cette réunion constituait le premier sommet du C5 depuis 2018, année de la signature de l’accord mettant fin à des années de conflit entre les forces fidèles au président Salva Kiir et celles de son ancien rival Riek Machar, leader du Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition (SPLM-IO).
Ce document, paraphé en Ethiopie, prévoyait une restructuration des institutions sud-soudanaises durant une période de transition et l’organisation d’une élection présidentielle.
Initialement prévu fin 2022, le scrutin a été reporté à deux reprises.
Selon la dernière décision des autorités, il se tiendra en décembre 2026.
M. Kiir a déjà annoncé sa candidature à sa propre succession.
M. Machar, conformément aux accords de 2018, occupe le poste de premier vice-président.
La situation au Soudan du Sud s’est aggravée au printemps 2025, après que des milices soutenant le SPLM-IO ont pris le contrôle de plusieurs localités dans le nord-est du pays.
M. Machar a été arrêté, accusé de haute trahison et de terrorisme.
Ces dernières semaines, les affrontements entre l’armée et les forces du SPLM-IO se sont intensifiés dans l’est et le nord du Soudan du Sud.
Dans l’Etat de Jonglei, l’opposition s’est emparée de plusieurs villes importantes.
