La deuxième édition du Salon de l’Algérie, prévue du 6 au 8 avril à Lyon, s’annonce comme un rendez-vous majeur de la diplomatie économique et culturelle, avec jusqu’à 70 000 visiteurs attendus et une participation d’exposants en forte progression.
Accueillie à la LDLC Arena, la manifestation entend franchir un cap décisif en consolidant les passerelles entre l’économie nationale et ses relais à l’international, tout en valorisant les potentialités d’investissement et d’innovation portées par les acteurs algériens.
Présenté lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens, l’événement a été détaillé par son président, Nordine Gasmi, qui a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre.
Pensé comme un carrefour d’échanges entre entrepreneurs, décideurs et investisseurs, le salon vise à promouvoir les capacités productives du pays, à renforcer son attractivité et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération économique avec les partenaires internationaux.
Selon ses organisateurs, il s’inscrit dans une dynamique de rayonnement fondée sur la mise en réseau des compétences, la circulation des idées et la valorisation du potentiel entrepreneurial.
Le changement d’échelle est manifeste.
Alors que la première édition avait rassemblé une soixantaine d’exposants, la nouvelle édition en comptera 220, illustrant l’intérêt croissant des opérateurs économiques pour cet espace de visibilité et de mise en relation.
Le salon se déploiera sur une superficie totale de 15 000 m², dont 3 000 m² dédiés à la restauration et aux expériences culturelles, traduisant la volonté de proposer un événement à la fois économique, convivial et représentatif de la diversité des savoir-faire.
L’évolution de la programmation reflète également une ambition élargie.
Si la première édition avait principalement mis à l’honneur l’artisanat et le commerce, l’événement intègre désormais des secteurs stratégiques tels que l’agroalimentaire, l’immobilier, l’industrie, le tourisme et la culture.
Cette diversification répond à un objectif clair : présenter une image globale de l’économie nationale, en mettant en avant ses filières porteuses et ses opportunités d’investissement.
Durant trois jours, le salon offrira un programme dense mêlant conférences thématiques, rencontres professionnelles et espaces d’échanges.
Experts, entrepreneurs et acteurs institutionnels y animeront des débats sur les enjeux économiques contemporains, tandis que les rencontres B2B faciliteront la conclusion de partenariats concrets.
Cette architecture événementielle traduit la volonté d’inscrire la manifestation dans une logique de résultats, au-delà de la simple vitrine promotionnelle.
Le choix de Lyon répond à une stratégie géographique assumée.
Carrefour économique européen, la ville offre un positionnement favorable pour toucher à la fois la diaspora, les investisseurs et les réseaux d’affaires du continent.
Cette implantation vise à renforcer la visibilité internationale du tissu économique algérien et à créer un espace d’interaction directe entre les acteurs nationaux et leurs partenaires potentiels.
La décision d’organiser une seconde édition plus ambitieuse découle également du succès rencontré lors du précédent rendez-vous tenu en mai 2025 au Groupama Stadium.
L’affluence exceptionnelle enregistrée à cette occasion avait confirmé l’intérêt du public et des professionnels pour une telle initiative, tout en mettant en évidence la nécessité d’un format plus vaste et mieux adapté à la demande.
Au-delà de sa dimension économique, le Salon de l’Algérie se veut un espace de dialogue culturel et humain.
En conjuguant rencontres professionnelles, expressions culturelles et expériences gastronomiques, il ambitionne de renforcer les liens entre les communautés et de valoriser la richesse du patrimoine national.
Cette approche globale confère à l’événement une portée symbolique qui dépasse le cadre commercial pour s’inscrire dans une logique de rapprochement durable.
En réunissant les forces économiques et créatives dans un même espace, cette nouvelle édition aspire à consolider une dynamique de coopération fondée sur la confiance, l’innovation et l’ouverture.
Dans un contexte international marqué par la compétition des modèles de développement et la recherche de nouveaux partenariats, le rendez-vous lyonnais apparaît comme une plateforme stratégique destinée à affirmer la présence économique algérienne et à structurer un réseau d’échanges capable de porter des projets d’avenir.
À mesure que l’événement prend de l’ampleur, il confirme l’émergence d’un outil de projection économique et culturelle qui s’appuie sur la mobilisation des compétences et la convergence des initiatives.
À Lyon, le Salon de l’Algérie se présente ainsi comme une vitrine d’ambitions, mais aussi comme un laboratoire de coopérations, où se dessinent les contours d’un dialogue économique renouvelé entre le pays et ses partenaires à l’étranger.
Abed MEGHIT
