Culture : Cap sur 2028 avec une ambition de puissance douce et d’économie créative

dknews
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Le ministère de la Culture et des Arts a présenté devant la Commission de la culture, de la communication et du tourisme de l’Assemblée populaire nationale un bilan détaillé de l’année 2025 ainsi que les grandes orientations du plan d’action 2026-2028.
Ce rapport met en lumière une ambition affirmée : faire de la culture non seulement un vecteur d’identité et de rayonnement, mais également un secteur économique productif pleinement intégré à la stratégie nationale de développement.
L’année 2025 a été marquée par des avancées significatives dans le domaine de la protection du patrimoine.
Soixante-cinq nouveaux biens culturels ont été classés, portant à 1 126 le nombre total de biens protégés à l’échelle nationale.
Parallèlement, des efforts soutenus ont permis la récupération de plusieurs biens culturels pillés, renforçant ainsi la préservation de la mémoire collective et du patrimoine matériel du pays.
Sur le plan international, l’Algérie entend consolider sa présence au sein de l’Unesco.
Une attention particulière est accordée aux dossiers relatifs au patrimoine immatériel, avec une volonté de présenter des propositions inclusives et stratégiques, notamment autour des costumes traditionnels féminins et du caftan.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de valorisation de l’identité nationale sur la scène internationale.
La dimension sociale n’est pas en reste.
Le lancement du projet du Centre de santé sociale d’Aïn Benian et la distribution de 14 400 cartes d’artiste traduisent une volonté d’améliorer la protection sociale des créateurs.
L’objectif est de reconnaître pleinement le rôle de l’artiste dans la société et de lui garantir des conditions d’exercice plus stables.
Le secteur du cinéma connaît également un regain d’activité.
Plus de 40 projets de films doivent être financés, avec une ouverture à de nouvelles initiatives.
Le Salon international du livre, appelé à devenir une institution indépendante, confirme pour sa part la vitalité de la scène éditoriale nationale.
Pour la période 2026-2028, la vision est ambitieuse : transformer la culture en secteur économique productif contribuant au produit intérieur brut.
La numérisation constitue un axe central, avec un objectif de 70 % de numérisation des collections muséales et la généralisation du paiement électronique.
L’industrie cinématographique sera renforcée par la production de grandes œuvres consacrées à la mémoire nationale, notamment des films sur l’Émir Abdelkader et d’autres figures historiques majeures.
La justice culturelle demeure un principe fondamental, avec l’extension du réseau de bibliothèques publiques aux nouvelles wilayas afin de garantir un accès équitable à l’activité culturelle.
La culture est ainsi conçue comme un levier de cohésion, d’influence et de diplomatie, un véritable « soft power » au service de l’Algérie dans un monde globalisé.
Abed MEGHIT

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