{"id":83715,"date":"2025-11-01T18:54:58","date_gmt":"2025-11-01T17:54:58","guid":{"rendered":"https:\/\/dknews.dz\/?p=83715"},"modified":"2025-11-01T18:55:00","modified_gmt":"2025-11-01T17:55:00","slug":"tipaza-ahmed-el-noufi-le-lion-de-cherchell-une-memoire-vivante-de-la-revolution-algerienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/2025\/11\/01\/tipaza-ahmed-el-noufi-le-lion-de-cherchell-une-memoire-vivante-de-la-revolution-algerienne\/","title":{"rendered":"TIPAZA\u00ab Ahmed El Noufi, le lion de Cherchell: une m\u00e9moire vivante de la R\u00e9volution alg\u00e9rienne \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Tipaza, la m\u00e9moire nationale se ravive \u00e0 travers un ouvrage bouleversant et profond\u00e9ment document\u00e9 intitul\u00e9 \u00ab Ahmed El Noufi, martyr de Cherchell \u00bb. Ce livre, sign\u00e9 par le journaliste et \u00e9crivain M\u2019hamed Houaoura, vient enrichir la vaste biblioth\u00e8que de l\u2019histoire de la R\u00e9volution du 1er Novembre 1954, en rendant un hommage vibrant \u00e0 l\u2019un des h\u00e9ros les plus valeureux de la r\u00e9gion du littoral alg\u00e9rien.<br>Publi\u00e9 en septembre dernier par les \u00e9ditions Presse de Chlef, l\u2019ouvrage de 132 pages plonge le lecteur dans le destin fulgurant d\u2019un jeune homme de 25 ans tomb\u00e9 les armes \u00e0 la main, symbole de courage et de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la patrie.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u2019hamed Houaoura, \u00e0 travers un travail d\u2019investigation entam\u00e9 d\u00e8s 2009, a rassembl\u00e9 des t\u00e9moignages vivants et des archives in\u00e9dites pour retracer la vie du moudjahid Si Abdelhak El Noufi, enfant de Cherchell, ville antique et berceau de nombreuses figures r\u00e9volutionnaires.<br>L\u2019auteur fait revivre, \u00e0 travers une narration \u00e0 la fois journalistique et historique, le parcours d\u2019un jeune homme n\u00e9 dans la pauvret\u00e9 mais habit\u00e9 par une grandeur d\u2019\u00e2me et un sens aigu du devoir national. N\u00e9 le 29 janvier 1932, dans une Alg\u00e9rie meurtrie par l\u2019injustice coloniale, Abdelhak Noufi grandit dans une atmosph\u00e8re d\u2019oppression.<br>Comme tant d\u2019autres jeunes de son \u00e9poque, il dut interrompre ses \u00e9tudes pr\u00e9cocement, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de douze ans. Mais cette enfance modeste fut d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9e par une soif de libert\u00e9.<br>Tr\u00e8s t\u00f4t, il fr\u00e9quente les militants du mouvement national, notamment Kimour Abderrahmane, le coiffeur patriote de Cherchell, et Alioui Belkacem, pr\u00e9sident du Mouloudia de Cherchell, club de football devenu \u00e0 l\u2019\u00e9poque un foyer discret d\u2019activisme politique.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9quisitionn\u00e9 par l\u2019arm\u00e9e coloniale, Abdelhak Noufi conna\u00eet de l\u2019int\u00e9rieur la discipline militaire et les techniques de combat. En ao\u00fbt 1955, anim\u00e9 d\u2019une conviction in\u00e9branlable, il d\u00e9serte la caserne d\u2019Annaba pour rejoindre les rangs de l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale (ALN).<br>Cette d\u00e9cision marquera le d\u00e9but de son \u00e9pop\u00e9e h\u00e9ro\u00efque, un parcours fait de bravoure, de sacrifices et de victoires \u00e9clatantes. Sous le commandement du l\u00e9gendaire Ali Khodja, il entame sa lutte dans les maquis de Lakhdaria, avant de rallier les zones de Hammam Melouane et Misra, pr\u00e8s de Blida.<br>L\u00e0, il rencontre Aghbalou Hmimid, autre figure illustre de la wilaya IV historique, avec lequel il organise la r\u00e9sistance dans toute la r\u00e9gion.<br>Ensemble, ils assurent la collecte des armes, la formation des nouveaux recrues et la structuration des unit\u00e9s combattantes, de Hammam Melouane jusqu\u2019\u00e0 Beni Milek, dans les montagnes de Tipaza.<br>Le courage et l\u2019intelligence strat\u00e9gique de Si Abdelhak le d\u00e9signent rapidement comme un meneur d\u2019hommes. \u00c0 seulement 24 ans, il prend la t\u00eate d\u2019un commando de 35 moudjahidine, charg\u00e9 d\u2019ex\u00e9cuter des op\u00e9rations audacieuses contre les forces coloniales. Sous sa direction, plusieurs embuscades sont mont\u00e9es avec un succ\u00e8s retentissant, notamment dans les zones de Hajrat En Noss et Saadouna, sur les hauteurs de Gouraya, \u00e0 la veille de l\u2019A\u00efd El-Adha de 1956.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces victoires galvanisent les rangs de la r\u00e9sistance et font trembler l\u2019occupant, qui voit en ce jeune chef un redoutable strat\u00e8ge. Mais le destin h\u00e9ro\u00efque de Si Abdelhak El Noufi s\u2019ach\u00e8ve brutalement le 28 f\u00e9vrier 1957, lors de la fameuse bataille de Lalla Ouda, sur les hauteurs de Damous, \u00e0 l\u2019ouest de Tipaza.<br>Ce jour-l\u00e0, son commando inflige des pertes consid\u00e9rables \u00e0 l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, parvenant m\u00eame \u00e0 abattre un avion ennemi dans une embuscade magistralement orchestr\u00e9e.<br>Cependant, encercl\u00e9 et bless\u00e9, le jeune chef refuse de se rendre et tombe au champ d\u2019honneur, son arme serr\u00e9e contre lui, dans un ultime geste de d\u00e9fi \u00e0 l\u2019occupant.<br>La r\u00e9action de l\u2019arm\u00e9e coloniale fut d\u2019une barbarie inou\u00efe. En repr\u00e9sailles, les soldats fran\u00e7ais transport\u00e8rent le corps du martyr sur un v\u00e9hicule blind\u00e9, l\u2019exhibant dans les rues de Damous et de Sidi Ghilas, avant de l\u2019exposer sur la place du march\u00e9 de Cherchell. Ce macabre spectacle, destin\u00e9 \u00e0 semer la peur, eut l\u2019effet inverse : il enflamma la col\u00e8re des habitants et renfor\u00e7a la d\u00e9termination du peuple \u00e0 poursuivre la lutte.<br>Pour les Alg\u00e9riens, cette image n\u2019\u00e9tait pas celle de la d\u00e9faite, mais celle d\u2019un h\u00e9ros immortel, dont le sacrifice symbolisait la grandeur d\u2019une nation en marche vers la libert\u00e9.<br>\u00c0 travers son livre, M\u2019hamed Houaoura redonne vie \u00e0 cette page oubli\u00e9e de l\u2019histoire nationale et replace Ahmed El Noufi parmi les figures marquantes de la r\u00e9sistance alg\u00e9rienne.<br>L\u2019ouvrage se veut non seulement un hommage \u00e0 un homme, mais aussi une invitation \u00e0 pr\u00e9server la m\u00e9moire collective, \u00e0 rappeler aux jeunes g\u00e9n\u00e9rations que l\u2019ind\u00e9pendance fut conquise par le sang et la dignit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En retra\u00e7ant avec pr\u00e9cision le parcours de ce fils de Cherchell, l\u2019auteur fait \u0153uvre de transmission historique et culturelle. Il r\u00e9v\u00e8le la profondeur du combat d\u2019un peuple et l\u2019importance de ces destins singuliers dans la construction de l\u2019Alg\u00e9rie libre. Car, au-del\u00e0 de la figure du martyr, se dessine dans ces pages la silhouette d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re, celle des h\u00e9ros silencieux qui ont fait de leur vie un acte d\u2019amour absolu pour la patrie. Ainsi, \u00ab Ahmed El Noufi, martyr de Cherchell \u00bb n\u2019est pas seulement un livre d\u2019histoire : c\u2019est un chant de m\u00e9moire, une le\u00e7on de courage et un appel \u00e0 la fid\u00e9lit\u00e9 envers les id\u00e9aux du 1er Novembre 1954, dont l\u2019\u00e9cho r\u00e9sonne encore aujourd\u2019hui dans les ruelles de Cherchell et dans le c\u0153ur de tous les Alg\u00e9riens.<br><strong>R.C<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 Tipaza, la m\u00e9moire nationale se ravive \u00e0 travers un ouvrage bouleversant et profond\u00e9ment document\u00e9 intitul\u00e9 \u00ab Ahmed El Noufi, martyr de Cherchell \u00bb. Ce livre, sign\u00e9 par le journaliste et \u00e9crivain M\u2019hamed Houaoura, vient enrichir la vaste biblioth\u00e8que de l\u2019histoire de la R\u00e9volution du 1er Novembre 1954, en rendant un hommage vibrant \u00e0 l\u2019un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":83716,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","footnotes":""},"categories":[112],"tags":[],"ppma_author":[163],"class_list":{"0":"post-83715","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-culture"},"authors":[{"term_id":163,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"dknews","display_name":"dknews","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=96&d=mm&r=g","first_name":"","last_name":"","user_url":"https:\/\/dknews.dz","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83715","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=83715"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83715\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/83716"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=83715"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=83715"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=83715"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=83715"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}